tap - «Le système de promotion des exportations en Tunisie a atteint ses limites et reste, au demeurant, un instrument insuffisant pour l'impulsion des exportations dans un contexte d'aggravation du déficit commercial », a fait valoir le directeur général du commerce extérieur, Mohamed Milli. En effet, ce déficit s'est accrû de 50%, à 4000 millions de dinars (MD) au cours des huit premiers mois de 2012, soit 5,6 % du PIB contre 3,9% durant la même période de 2011.
Cela s'explique, en grande partie, par la hausse du volume des importations, à un rythme plus élevé que celui des exportations.

Jusqu'à septembre 2012, la valeur des exportations a atteint 19,5 milliards de dinars, en augmentation de 4% par rapport à la même période de 2011, alors que les importations ont progressé de 14%, à 28 milliards de dinars.
Le taux de couverture des importations par les exportations a régressé de 76%, en septembre 2011, à 69% pendant la même période de l'année en cours.
M.Milli a indiqué dans un entretien avec la TAP, que son département se penche actuellement, sur le dossier de la restructuration «du commerce extérieur en vue de développer les exportations tunisiennes et leur conférer davantage d'efficience et de rentabilité sur les moyen et long termes.
A moyen terme, nous ciblons "la restructuration du Fonds de Promotion des Exportations (FOPRODEX) et du Fonds d'Accès aux Marchés Extérieurs (FAMEX), l'amendement de la loi relative au commerce extérieur et l'élaboration d'une étude stratégique dans ce domaine, afin de créer une forte valeur ajoutée à l'export". "Une étude est actuellement en cours d'élaboration pour évaluer les interventions du FOPRODEX et du FAMEX, dont la création remonte à plus de 15 ans pour le premier et à 10 ans pour le second". Il s'agit de faire le point sur l'efficacité des interventions des deux mécanismes, d'évaluer la rentabilité des investissements qui leur sont alloués, ainsi que de cerner les difficultés rencontrées par les exportateurs tunisiens, qui y ont recours.
En plus, la restructuration du système de l'exportation requiert la révision de la loi relative au commerce extérieur, en vue d'assurer davantage de transparence, mettre un terme au phénomène d'intermédiation et réduire le nombre d'autorisations auxquelles sont soumis 1800 produits, aussi bien à l'import qu'à l'export.
Le DG du commerce extérieur a annoncé «qu'une conférence nationale se tiendra avant fin 2012, pour présenter l'ensemble des modifications devant être introduites au niveau de cette loi, aux exportateurs, aux investisseurs et aux représentants de la société civile, avant de soumettre le projet de loi à l'Assemblée Nationale Constituante pour discussion et adoption.
Dans le même contexte, M.El Mili a relevé que "la stratégie de promotion des exportations tunisiennes à long terme, doit être basée sur des choix stratégiques. C'est à dire, elle doit miser sur des produits orientés davantage à l'exportation et ayant une forte valeur ajoutée". "La Tunisie est appelée à favoriser la mue de son industrie de la simple sous-traitance à la fabrication de produits tunisiens exportables, à l'instar de la Turquie, le Japon, la Malaisie et la Chine", a-t-il estimé.
Il a par ailleurs, fait remarquer que ces pays ont franchi ce cap depuis les années 80, alors que la Tunisie a perdu, au moins, trois décennies, en se contentant de la sous-traitance en tant que mécanisme d'exportation (loi 1972) et en comptant plus sur le coût bas de la main d'œuvre tunisienne et la dévaluation du dinar.
Le directeur général du commerce extérieur a insisté sur la nécessité d'élargir l'éventail des marchés d'exportation de la Tunisie, recommandant le retour vers de nouveaux marchés prometteurs, tels que les marchés maghrébins et africains et la réduction de la dépendance du marché européen.
Cela s'explique, en grande partie, par la hausse du volume des importations, à un rythme plus élevé que celui des exportations.

Jusqu'à septembre 2012, la valeur des exportations a atteint 19,5 milliards de dinars, en augmentation de 4% par rapport à la même période de 2011, alors que les importations ont progressé de 14%, à 28 milliards de dinars.
Le taux de couverture des importations par les exportations a régressé de 76%, en septembre 2011, à 69% pendant la même période de l'année en cours.
M.Milli a indiqué dans un entretien avec la TAP, que son département se penche actuellement, sur le dossier de la restructuration «du commerce extérieur en vue de développer les exportations tunisiennes et leur conférer davantage d'efficience et de rentabilité sur les moyen et long termes.
A moyen terme, nous ciblons "la restructuration du Fonds de Promotion des Exportations (FOPRODEX) et du Fonds d'Accès aux Marchés Extérieurs (FAMEX), l'amendement de la loi relative au commerce extérieur et l'élaboration d'une étude stratégique dans ce domaine, afin de créer une forte valeur ajoutée à l'export". "Une étude est actuellement en cours d'élaboration pour évaluer les interventions du FOPRODEX et du FAMEX, dont la création remonte à plus de 15 ans pour le premier et à 10 ans pour le second". Il s'agit de faire le point sur l'efficacité des interventions des deux mécanismes, d'évaluer la rentabilité des investissements qui leur sont alloués, ainsi que de cerner les difficultés rencontrées par les exportateurs tunisiens, qui y ont recours.
En plus, la restructuration du système de l'exportation requiert la révision de la loi relative au commerce extérieur, en vue d'assurer davantage de transparence, mettre un terme au phénomène d'intermédiation et réduire le nombre d'autorisations auxquelles sont soumis 1800 produits, aussi bien à l'import qu'à l'export.
Le DG du commerce extérieur a annoncé «qu'une conférence nationale se tiendra avant fin 2012, pour présenter l'ensemble des modifications devant être introduites au niveau de cette loi, aux exportateurs, aux investisseurs et aux représentants de la société civile, avant de soumettre le projet de loi à l'Assemblée Nationale Constituante pour discussion et adoption.
Dans le même contexte, M.El Mili a relevé que "la stratégie de promotion des exportations tunisiennes à long terme, doit être basée sur des choix stratégiques. C'est à dire, elle doit miser sur des produits orientés davantage à l'exportation et ayant une forte valeur ajoutée". "La Tunisie est appelée à favoriser la mue de son industrie de la simple sous-traitance à la fabrication de produits tunisiens exportables, à l'instar de la Turquie, le Japon, la Malaisie et la Chine", a-t-il estimé.
Il a par ailleurs, fait remarquer que ces pays ont franchi ce cap depuis les années 80, alors que la Tunisie a perdu, au moins, trois décennies, en se contentant de la sous-traitance en tant que mécanisme d'exportation (loi 1972) et en comptant plus sur le coût bas de la main d'œuvre tunisienne et la dévaluation du dinar.
Le directeur général du commerce extérieur a insisté sur la nécessité d'élargir l'éventail des marchés d'exportation de la Tunisie, recommandant le retour vers de nouveaux marchés prometteurs, tels que les marchés maghrébins et africains et la réduction de la dépendance du marché européen.




Fairouz - يا حنينة
Commentaires
4 de 4 commentaires pour l'article 55122