Mansour Moalla propose une ''feuille de route'' de sortie de crise étalée sur trois ans



Intervenant dans le débat qui secoue le pays et qui alimente les controverses au sujet de l'échéancier du passage du pouvoir transitoire issu des élections du 23 octobre 2011 à un nouvel ordre constitutionnel stable, M. Mansour Moalla Mansour Moalla propose une ''feuille de route'' de sortie de crise étalée sur trois anspropose une "feuille de route" de sortie de crise étalée sur trois ans, dont la réalisation serait confiée à un gouvernement d'union nationale.

Dans un article paru dans le mensuel "Leaders", l'ancien ministère de l'Economie, constatant que trop de temps a déjà été perdu dans de vaines controverses, préconise un scénario réaliste pour sortir au plus vite du provisoire et changer de méthode et de système. Partant du constat que le gouvernement actuel devait fonctionner durant une année pour établir une constitution et faire face à l’essentiel des tâches courantes de gestion (jusqu'au 23 octobre 2012) et face aux incertitudes quant à la possibilité d'organiser de nouvelles législatives en 2013, voire plus tard, il met en garde contre le risque de voir se prolonger le provisoire avec son corollaire inévitable en termes d'insécurité en l’absence de lois fondamentales régissant le pays. Il a aussi rappelé aussi les anomalies structurelles (absence de règlementation adéquate des partis, forte dispersion des voix, "perte" de 1,5 million de voix obtenues par les candidats indépendants et l'abstention de la moitié des électeurs) ayant permis au parti sorti "vainqueur" des élections du 23 octobre 2011 d'obtenir 40 % des sièges alors qu'il ne représentait que 20 % du corps électoral, et de prendre la tête d'une coalition avec deux partis « de la gauche démocratique ». ll estime que cette « Troïka » a mal fonctionné du fait des tiraillements idéologiques et des antagonismes personnels, au point que le parti islamiste de la Nahdha dirige de fait seul le pays. Toutefois et en dépit de la volonté évidente de la Nahdha de s'accrocher au pourvoir et de tout faire pour s'assurer une « majorité convenable et confortable » pour appliquer sa doctrine sans avoir besoin de coalition, relève-t-il, l'opposition ne compte pas se laisser faire et se prépare à la «bagarre électorale».


Face à cette situation, plaide M. Mansour Moalla, il faut changer de méthode et avoir le courage de mettre fin à l’épreuve que vit le pays et qui va être de plus en plus dure pour la population. La vraie solution est de réconcilier les Tunisiens entre eux et la Tunisie avec son destin par la mise en place d'une «feuille de route» à même de permette d’atteindre un tel objectif. Le cœur de la solution consiste à ne plus penser au pouvoir en « partisan » mais en patriote uniquement attaché à sauvegarder l’intérêt supérieur du pays, faute de quoi il faut attendre à des lendemains difficiles.


Selon M. Mansour Moalla, aucun parti n’est sûr de gagner seul toutes les «batailles» électorales en vue, batailles qui ne peuvent que retarder le redressement du pays, soulignant que le pays a donc urgemment besoin d’une période de calme, de paix civile et sociale et d’une alliance solide entre toutes les forces actives du pays. Cette alliance, dit-il, doit reposer sur certaines règles majeures pour pouvoir fonctionner utilement, la première consistant à ne plus poursuivre d’autre objectif que l’intérêt supérieur du pays.

L’intérêt supérieur du pays peut faire l’objet d’un accord général par la mise en place d'une réelle Union nationale comprenant les représentants de toutes les forces vives acceptant de se concentrer sur les problèmes fondamentaux dont l’urgence et l’importance sont reconnues unanimement et qui ne soulèvent pas de difficultés insurmontables pour le travail et la recherche en commun de solutions efficaces, plaide encore M. Mansour Moalla.Si cette Union nationale avait existé dès le lendemain de la révolution ou après les élections du 23 octobre 2011, elle aurait permis d’obtenir de bien meilleurs résultats tant au point de vue de la sécurité générale du pays qui ne fait que se dégrader que des réalisations économiques et sociales.

Aussi, préconise-t-il de rompre avec le schéma actuel et d'y substituer un autre qui pourrait, durant une période de 3 ans, éviter l’instabilité et l’insécurité enregistrées depuis fin 2010. Ce schéma, dit-il, consiste à édifier l’Union nationale autour des partis qui acceptent la condition de neutralité politique et des composantes de la société civile capables de jouer un rôle utile dans l’édification d’une nouvelle politique économique et sociale cohérente. Cette Union nationale peut être construite autour d’un gouvernement et d’un conseil de la République.

Le gouvernement d’Union nationale, explique-t-il, est chargé de la gestion du pays en coordination avec la présidence de la République et celle de l’Assemblée constituante. Ce gouvernement doit privilégier l’indépendance et la compétence de ses membres de manière à éviter les interférences des partis politiques. La composition de ce gouvernement doit faire l’objet d’un accord entre toutes les parties ayant accepté la formule de l’Union nationale. L’accord doit aussi porter sur le programme et les tâches à accomplir, les priorités à respecter et aussi le calendrier à suivre suivant les urgences et les possibilités. Le conseil de la République comprendra les représentants politiques des différents partenaires à l’Union nationale qui ont choisi la neutralité et l’indépendance durant leur mandat. C’est ce conseil qui se chargera de l’établissement de la liste des membres du gouvernement avec l’introduction dans ce gouvernement du plus grand nombre possible de techniciens et de professionnels à même de redonner son efficacité à l’administration du pays et à la bonne marche des services publics. Le Conseil de la République est chargé de définir la politique générale du pays et de suivre son exécution par le gouvernement.

La constitution n’étant pas encore prête et son contenu restant encore inconnu, M. Moalla fait remarquer que ce processus est basé sur le principe du consensus. Il a rappelé qu'en vertu du décret portant convocation du corps électoral pour le 23 octobre 2011 et de l’engagement écrit de dix partis en faveur de la fixation d'une durée d'une année pour la rédaction de la Constitution, le mandat de l’Assemblée constituante se limite à un an.

Or, argumente M. Moalla, le mandat légal d’une année ne pouvant être respecté, il y a lieu de donner la légitimité légale et populaire à ces dispositions, qui résultent d’un accord entre les parties concernées, et ce, en soumettant l’accord à un référendum qui doit intervenir aussitôt l’accord conclu. Ce qui vraisemblablement, en ne perdant pas de temps, pourrait intervenir autour du 23 octobre 2012, et le référendum avant la fin de l’année. Le fonctionnement de l’Union nationale pourrait démarrer avec le début de l’année 2013 avec un mandat de 3 ans. On peut espérer avoir à cette date une Tunisie en état de marche et ayant atteint des performances respectables. Pour que le nouveau schéma puisse fonctionner normalement pendant cette durée, deux autres dispositions sont à inclure dans l’accord. Il s'agit du mandat de l’Assemblée constituante qui doit être officiellement prorogé jusqu’aux élections en 2016 avec adoption d'une majorité des quatre cinquièmes pour préserver la permanence de l’Union nationale et ensuite de l’accord qui doit stipuler qu’il n’y aura pas d’élections générales, législatives ou éventuellement présidentielles avant 2016, la constitution ne pouvant guère apparemment être élaborée définitivement avant la fin du mandat légal de l’ANC le 23 octobre 2012.

Faute de pouvoir attendre indéfiniment l’approbation définitive de la Constitution et la fin des travaux nécessaires à l’organisation des élections qu’ils soient d’ordre législatif (loi sur les partis et loi électorale) ou qu’ils concernent l’organisation des élections; qu’il s’agisse de la haute instance indépendante encore en cours de discussion depuis de longs mois ou des inscriptions sur les listes électorales qui a été insuffisante, pour organiser notre vie nationale et le traitement des affaires du pays. La paix de 3 ans permettra de faire tout cela avec le gouvernement de l’Union nationale. Une seule urgence s’impose : le Conseil de la République et le Gouvernement d’Union Nationale pourraient revoir la liste des membres des conseils municipaux par accord commun en attendant l’établissement définitif de la constitution et les institutions locales et régionales qu’elle aura définies, ajoute-t-il.

Outre le redressement du pays, la promotion de réformes importantes et la solution à trouver pour limiter le chômage et créer de nouveaux emplois, écrit encore M. Moalla, cette période servira également à rééquilibrer le paysage politique propre à assurer le fonctionnement de la démocratie. Le déséquilibre actuel ne permet pas d’aboutir à une configuration politique permettant une alternance pacifique et démocratique au pouvoir et peut conduire au parti dominant et à la dictature du parti unique ce fut la cas auparavant. Ce rééquilibrage ne pourra pas se faire dans un climat non apaisé comme c'est le cas actuellement. Aussi, faut-il donner du temps au temps et laisser aux partis et autres organisations de la société civile l’opportunité d'identifier les problèmes du pays, d’établir des rapports de confiance avec la population et de susciter la plus large adhésion.
Cette période de trois ans, ajoute l'auteur, servira à élaborer dans la sérénité une loi sur les partis politiques et aussi une loi électorale. Ces deux lois sont aussi importantes que la constitution et lui sont intimement liées. Autant que le rééquilibrage du paysage politique, elles commandent l’installation d’une vie réellement démocratique dans le pays. L’absence d’une loi sur les partis a conduit à une prolifération de ces organismes qui a faussé totalement le jeu démocratique. Il en est de même en ce qui concerne la loi électorale improvisée et mal conçue pour les élections du 23 octobre 2011 qui a conduit à l’abstention de la moitié du corps électoral et à la « perte » de 1,5 million de voix qui n’ont reçu aucune représentation à l’Assemblée constituante.

Après avoir souligné la nécessité, pour les partis et autres organisations, de réunir les conditions de l'épanouissement et la paix sociale de l'entreprise, l'auteur appelle à mettre un terme à la vague de grèves que le pays subit depuis plusieurs mois et qui constitue un grave problème à résoudre à la faveur de la période de paix de 3 ans.


Commentaires


23 de 23 commentaires pour l'article 53869

Ledemystificateur  (Tunisia)  |Jeudi 06 Septembre 2012 à 13h 17m |           
La seule feuille de route pour vous,m.moalla est que vous preniez la route de votre maison,et que vous vous mettiez en veilleuse,vous estimant heureux de ne pas avoir a rendre des comptes pour votre action passée au sein du destour et du rcd.

SOS12  (Tunisia)  |Jeudi 06 Septembre 2012 à 10h 15m |           
PolÉmique

pourquoi toute cette polémique ?

c'est pour joindre nida tunis.

c'est l'alternative du centre el kawakbi; un dément ou une polémique , puis l'annonce du recrutement.

Ledemystificateur  (Tunisia)  |Jeudi 06 Septembre 2012 à 08h 34m |           
Tous ces donneurs de conseils,curiosités archeologiques,feraient bien d'ecraser leur bulle.tous ceux qui sautent sur l'occasion,esperant de cette façon revenir au pouvoir,se font des illusions.alors nous leur disons tout net:vos conseils mettez les la ou je pense!

Mohamed51  (Tunisia)  |Jeudi 06 Septembre 2012 à 01h 23m |           
J'ai lu et analysé la proposition de m.moalla ainsi que les commentaires des internautes : ce que je remarque, c'est que m.moalla était un ministre du régime de bourguiba, et dans la cohésion bourguibienne il a fait du développement régional, contrairement à ce qu'a prétendu l'un des internautes qui l'a qualifié de régionaliste. secondo, m.moalla était un ministre d'un gouvernement nationaliste malgré les interactions existantes au sein du
parti unique, mais il ne me semble pas pouvoir être un ministre d'un gouvernement de transition, compte tenu des interférences politiques au sein de l'a.n.c. sa proposition semble utopiste vu les intérêts antagonistes et la solution doit passer par l'édification des règles de gouvernance que le peuple choisira au sein de l'a.n.c, une fois le destour aurait été ratifié. la proposition de m.moalla deviendra, par la suite, discutable et
réalisable, autour d'une table ronde à laquelle participeraient tous les courants politiques sur la base de son programme et d'autres qui pourraient être proposées.

Abder50  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 18h 32m |           
íÇ ÊæÇäÓÉ ÍÇÝÙæÇ Úáì ÈáÇÏäÇ æ áÇ ãÌÇá áÊÑß Ãí ÝÑÇÛ íÓÊÛáå ÏíäÇÕæÑÇÊ ÈæÑÞíÈÉ æÚÕÇÈÉ ÇáÊÌãÚ æíÐ ßÑäí ÑÆíÓ ÍßæãÊäÇ ÇáÓíÏ ÇáÌÈÇáí ÈÇÓãÇÚíá åäíÉ ÇáÐí áã íåäà íæãÇ æÇÍÏÇ ãäÐ ÇäÊÎÇÈå...ÃäÇ áÓÊ äåÖÇæíÇ æáã ÃäÊÎÈåÇ æáßääí ãÞÊäÚ ÊãÇãÇ Ãä ÚÕÇÈÉ ÇáÏíäÇÕæÑÇÊ æÍßÇã ÇáÈáÇÏ ãäÐ 60 ÓäÉ åã ÓÈÈ ßáø ÇáÈáÇÁ æåã ãÓÄæáæä Úáì æÖÚäÇ ÇáßÇÑËí ÇáÍÇáí Ýåã ÇáÊåãíÔ æåã ÇáÇÓÊßÈÇÑ æåã ÇáÑテ æÇáãÝÇÓÏ ÇáÓÈÚÉ.... ÝáÇ ãÌÇá íÇ ÃÍÑÇÑ ÈáÇÏí áÝÓÍ Ãí ãÌÇá áåÄáÇÁ ÇáãÌÑãíä áÃäåã íÑÛÈæä
Ýí ÇáÚæÏÉ ááÓáØÉ ÊÍÊ Ãíø ãÓãøì æÈÃí Ôßá ßÇä æÃáæã ÇáÓíÏ ÇáÌÈÇáí ÅÐÇ ÊÚÇØì ÝÚáÇ ãÚ ÑÌÇá ÃÚãÇá ÝÇÓÏíä æ ÊÍÊ Ãíø ÔÚÇÑ ßÇä....
æÔßÑÇ ááÌãíÚ

Maxula  (France)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 18h 31m |           
La plupart des "commentateurs" ne commentent pas la(les) proposition(s) de moalla pour la bonne et simple raison qu'ils n'ont même pas pris la peine de lire ne serait-ce qu'une ligne du texte de l'article...
mézigue va commenter (brièvement) ce texte car moi je l'ai lu du début à la fin...et ce que je peux en dire, et avec tout le respect que je dois à moalla qui a fait ses preuves comme économiste..., c'est que sa proposition est, bien que respectable, hélas complètement utopiste et qu'en l'état actuel des choses elle est irréalisable...car pour que cette initiative ait un début de commencement la condition première pour ce faire est le
consensus qui caractérise les nations libres et démocratiques, impossible donc ici, pour cause de compétition acharnée et sans merci entre les parties prenantes...
une fois ce constat fait il faut se dire que les tunisiens en ont assez car ils sont devenus impatients et ne veulent plus être menés en bateau...
alors, arrêtons donc de reporter à plus tard ce que l'on peut faire sans précipitation ni délai et conformons-nous au calendrier qui a été difficilement arrêté d'un commun accord car tout retard risque de donner du grain à moudre à ceux qui ne sont pas contents de la tournure des choses...et qui risquent (vu la mollesse des gouvernants à leur égard...) de demander à leur manière: "tout, tout de suite, ici et maintenant"...

Amir1  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 18h 10m |           
Le mot clé est "l'union nationale".

je demande a l'anc de réfléchir sur la question.

Aigle  (France)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 18h 09m |           
C'est ce qu'on appelle un raisonnement tordu ! monsieur moalla, apparemment n'a jamais été démocrate, a oublié un principe fondamental de la démocratie qui donne le droit au peuple de choisir ses représentants. suspendre pendant 5 ans l'application de ce principe c'est pousser notre pays vers l'inconnu ! en pseudo-malin, monsieur moalla propose un référendum pour valider son union nationale. c'est une manière pour lui d'écarter
définitivement l'anc des décisions politiques. cette assemblée ne sera capable de prendre aucune décision puisqu'elle adoptera, d'après monsieur moalla, la majorité des quatre cinquième (80% !). on n'est pas loin des 100 %, ça rappelle un peu les assemblées sous bourguiba et après sous ben ali. nous aurons donc un pouvoir exécutif bicéphale (un conseil de la république et gouvernement d'union 'nationale') qui sera certainement
traversé par des tensions de tout genre. ce pouvoir désignera les membres des conseils municipaux et des conseils (institution dans le texte) régionaux et locaux. donc, le peuple sera privé de ces institutions qui sont, dans les pays démocratiques, les lieux par excellence de la pratique de la démocratie. pour finir, monsieur moalla ne nous a pas dit qu'est ce qu'il va faire des partis qui n'accepteront pas d'entrer dans cette union
nationale, j'espère qu'il ne pense pas de les exclure, par tous les moyens, de la vie politique. apparemment monsieur moalla est incapable de comprendre que l'ère du parti unique sous ses différentes appellations (union nationale, salut national, etc.) est révolu. la gouvernance démocratique avec ses nombreux inconvénients (opposition qui ne fait pas bien son travail, gouvernement qui ne tolère pas bien les critiques, etc.) est la seule
garante du salut de notre pays. monsieur moalla, votre schéma vient du passé, il n'a pas sa place dans la tunisie actuelle !

Cheee  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 17h 58m |           
ËæÑÉ ÇáÏíäÇÕæÑÇÊ.......ãÇÐÇ íÑíÏ.....äÇÞÕåÇÇáÕíÇÍ æ ÚÇãÑ Èä ÚÇíÔÉ

Kerker  (France)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 16h 23m |           
Je demande certains intervenants de donner du respect à nos compatriotes qui nous dépassent d’ages et d’expériences dans le domaine, conformément à ce qui nous a ordonné de faire notre créateur. quoi qu’il en soit la raison sera notre guide, et les yeux de nos sages ne se trompent pas. le chemin de l’équilibre socioculturel et économique est long et ne manque pas de surprises et d’inattendus. un peuple immature, n’a pas assez de force pour
suivre toute sa raison.
comme on dit : si je suis un sot on me tolère, et si j’ai raison, on m’injurie.

Amara  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 16h 00m |           
ãäÕæÑ ãÚáì ÅäÊåÇÒì ãä ÃÚáì ÊÑÇÒ ÕÍíÍ ÛÖÈ Úáíå äÙÇã Èä Úáì áßä áã íßä äÒíåÇ á " æÕáÊ Èíå ÊÛáÛá ÇáÌåæíÉ Ýì ÚÞáíÊå Ãäå ÕÑÍ áãÌáÉ"jeune afrique " Ãäå ÚäÏãÇ ßÇ ä æÒíÑ ãíÒ ÌåÉ ÕÝÇÞÓ ÈÇãÊíÇÒÇÊ (ãä ãíÒÇäíÉ ÇáÓíÏ ÇáæÇáÏ) ÞÇáåÇ ÚáäÇ æßÊÈÉ ÈÇáãÞÇá ÈÇáãÌáÉ ÇáãÐßæÑÉ ¡ ÅÐåÈ íÇ ãäÕæÑ ãÚáì ÝáÇ ãßÇä áãÓÄæáí ÇáÌåÇæíÇÊ¡ ÈÊæäÓ ÇáÚÏá æÇáÔÝÇÝíÉ æÇáÅÎáÇÕ ÝÊæäÓ áßá ÇáÊæäÓíä ÈÏæä ÊãíÒ æÕÍ áÃãËÇáß Çáì ÇáÚÏÇáÉ ãÇåíÇÔ ÈÔ ÊÊáåÇ Èíåã . ÊÚÏÇæÇ Ýì æÞÊ ÇáÛÝáÉ ãÚ ÈÑÞíÈÉ
æãÇ íÍÔãÔ ÌÇíÈáäÇ ÝÊäÊ ßÇäåÇ ÝßÑÉ ßÇä ÑÈãÇ íÚÏÇåÇ Ýì æÞÊ ÂÎÑ Úáì äÇÓ ÃÎÑíä .

Zemzem  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 52m |           
ãä ÃäÊ ¿ Ôßæäß ÇäÊ ÒÇÏÉ ¿ Êí ÔäíøÉ åÇ ÇáÍßÇíÉ ßáø äåÇÑ íØáÚäøÇ ÃáÝ æÌå ÌÏíÏ ¡ Êí ÞÏøÇÔ ÈÇÔ äÔÏø Ýí ÑÇÓí ÂäÇ ¿ ãÇ ÔÇÁ Çááøå ¡ÊæäÓ Çáßáøí ÝØÇÍá æÎÈÑÇÊ Ýí ÌãíÚ ÇáãíÇÏíä æÎÇÕøÉ Ýí ÏÞøÇä ÇáÍäß ãÇ ÔÇÁ Çááøå¡ æåÐÇ ßáøå ÊÃßíÏ áãÇ ÌÇÁ Ýí ÂÎÑ ÊÑÊíÈ á Ãæøá 500 ÌÇãÚÉ Ýí ÇáÚÇáã æÇáÐí ÊÛíøÈÊ Úäå ÊæäÓ ßÇáÚÇÏÉ æ Èßáø ÇãÊíÇÒ

Ledemystificateur  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 34m |           
M.moalla est un homme du passé.il a ete au pouvoir,qu'a -t-il fait? rien.maintenant il donne des conseils.le rcd reprend du poil de la bete.il parle d'un gouvernement d'union nationale!avec qui ?avec les partis coquilles vides,qui ne representent qu'eux memes?les rcdistes,et les agents du colonialistes français feraient tout pour revenir au pouvoir.ils ne comprennent pas que le peuple les a ejectés ,et pour toujours.

Blabzy  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 31m |           
ÏÈÑ Úáì ÑæÍß íÇ Óí ãÚáì
ÊÍÈ áÈáÇÏ ÊÞÚÏ ãÊÈáæßíÉ 3 Óäíä ÇÎÑíä
æ ÈÚÏ 3 Óäíä ÞááäÇ äÒíÏåã ÅÌãÇÚÉ 5 æ ÈÚÏ 10 Óäíä...

Elwatane  (France)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 22m |           
Cher mer maalla: vous etes un bourguibiste charognard qui n'a pas pu garder sa place a l'epoque,etant vaincu par mohamed sayah tout comme sebsi et cie,vous etes un ennemi jure de l'islam et du panarabisme (je n'ai pas oublie vos interventions dans a la radio ), et maintenant vous venez nous dire :suivez moi!!! ah non merci .

Titeuf  (Switzerland)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 17m |           
@tunisienlibre, le problème ya si maala c'est ce genre de commentaires de haine de tunisienlibre par exemple, sans compter les francomanes, ils sont nombreux en tunisie et ils sont très allergiques a tout ce qui touche de près et de loin a l'islam, l'idée et intéressante mais c'est difficile a appliquer en tunisie car très peu pense au pays, chacun pour sois, la preuve tout ceux qui ont pris le train de la révolution après le 14.1

Zoulel  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 16m |           
Ce qui est sur c'est que compte tenu de la situation actuelle dans l'anc, on devrait recourir au referandum. et à ce titre et compte tenu de la charge de travail de l'anc, les prochaines élections ne pourront avoir lieu que vers la fin 2013. cette verité dictée par le fait doit etre acceptée par tous le monde car tout le monde en est responsable (troika et opposition). si on admet cette situation de fait, il faut laisser le gouvernemnt
réaliser ses objectifs 2012 et fixer ceux de 2013 sans chercher à l'entraver. dans cette situation, la proposition de mr moalla n'a pas de sens ...si au contraire tout ne va pas bien comme le veux les beneficiaires, alors mr moalla porrait avoir raison.

Observateurneutre  (Saudi Arabia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 09m |           
La crise en tunisie est plutot mentale et c`est pas un economiste qui pourra la resoudre !

ECHOUHADA  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 09m |           
L'armée nationale aurait dû diriger la période transitoire pour, au moins, conserver l'unité nationale et l'intégrité de l'état.

Zouaff  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 15h 02m |           
åÐÇ ÇáÐí íäÝÚ ÊæäÓ ÇáÂä ÚæÖ ÇáÊäÇÝÓ Úáì ÇáæÕæá Çáì ÇáÍßã ãä ÇáÓíÇÓííä ãä ãÎÊáÝ ÇáÃØíÇÝ. ÝíÞæÇ íÇ ÊæÇäÓÉ ÞÈá ÝæÇÊ ÇáÃæÇä. æÇÚãáæÇ æÊÚÇæäæÇ Úáì ÇáäåæÖ ÈÊæäÓ ÝßÝæÇ Úä ÇáÇÖÑÇÈÇÊ ÇæáÇ æÇáÊáæíÍ ÈÇáÚÕíÇä ÇáãÏäí Ýí ßá ãÔßá. ÝåÐÇ ÇÈÓØ ãÇ íãßä ÝÚáå ãä ÇáãæÇØä ÇáÈÓíØ ÚÓì Çä äãÑ ÌãíÚÇ ÈÈáÇÏäÇ Çáì ÈÑ ÇáÃãÇä

Tunisienlibre  (France)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 14h 44m |           
Les islamistes d'ennhda, en tunisie, ne sont pas majoritaire dans le pays et pour conserver le pouvoir ils sont entrain de s'allier avec les salafistes et donc ils sont entrain de ruiner le pays.

Lechef  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 14h 42m |           
Cet éminent économiste devrait avoir des bonnes solutions pour l'épanouissement de l'économie tunisienne . le gouvernement peut en profiter de son expérience pour développer sa stratégie économique et financière

Safari  (Tunisia)  |Mercredi 05 Septembre 2012 à 14h 39m |           
Je ne comprend pas de quelle crise il parle?les tunisiens font la que devant toutes les caisses....