Le Président de la République Moncef Marzouki a inauguré, samedi, une nouvelle avenue dédiée à "feu Moncef Bey", à la Marsa, ancienne résidence d'Eté des beys de Tunisie.

Une cérémonie a eu lieu auparavant au cimetière El Jellaz au cours de laquelle le président Marzouki, accompagné des petits-fils du Bey, a récité la Fatiha à la mémoire de Moncef Bey, décédé le 1er septembre 1948 dans son exil à Pau (France).
Moncef bey, grande figure de la lutte nationale contre l'occupant français et le plus populaire des Beys de Tunisie, a été destitué par les autorités d'occupation en mai 1943 en raison de ses positions patriotiques face à la colonisation française.
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Moncef Bey, né le 4 mars 1881 à Tunis et décédé le
1er septembre 1948 à Pau (France), est bey de Tunis du 19 juin 1942 à sa destitution le 15 mai 1943. Il est l’avant-dernier représentant de la dynastie husseinite.
Durant son règne, marqué par la Seconde Guerre mondiale, il tente d’affirmer son indépendance vis-à-vis des autorités vichystes dont dépend la Tunisie, tout en protégeant sa population des conséquences du conflit. Il est dans le même temps l’un des principaux soutiens au mouvement nationaliste. Roger Casemajor résume cette position en ces termes : « Par cette attitude de bascule entre les diplomates étrangers et les autorités du protectorat, le bey de Tunis fit preuve d'une grande souplesse politique qui lui permit de servir les intérêts de ses sujets et la cause de son pays. »
Une fois sur le trône, son attitude n’est pas de nature à plaire à la France qui a l’habitude de beys plus malléables.
Ainsi, dans un mémorandum du 2 août 1942 présenté par son grand vizir Hédi Lakhoua et adressé au maréchal Pétain, il met en avant plusieurs revendications visant à raffermir la souveraineté tunisienne aux côtés de la souveraineté française. Il demande ainsi l’institution d’un conseil consultatif de la législation où toutes les couches sociales tunisiennes seraient largement représentées ; l’égalité de traitement entre les fonctionnaires français et tunisiens à tous points de vue (par l’abrogation du « tiers colonial » en vertu duquel les fonctionnaires français sont mieux payés que leurs collègues tunisiens) ; la résorption du chômage en œuvrant à la création d’emplois pour les Tunisiens ; la scolarisation obligatoire pour tous les Tunisiens avec l’enseignement de l’arabe comme langue nationale aux côtés du français ; l’accord d’une large compétence aux institutions judiciaires tunisiennes ; l’implication des Tunisiens dans le contrôle du budget de l'État ; la nationalisation des entreprises d’intérêt général telles que les compagnies d’électricité ou de transport.
(Wikipedia)

Une cérémonie a eu lieu auparavant au cimetière El Jellaz au cours de laquelle le président Marzouki, accompagné des petits-fils du Bey, a récité la Fatiha à la mémoire de Moncef Bey, décédé le 1er septembre 1948 dans son exil à Pau (France).
Moncef bey, grande figure de la lutte nationale contre l'occupant français et le plus populaire des Beys de Tunisie, a été destitué par les autorités d'occupation en mai 1943 en raison de ses positions patriotiques face à la colonisation française.
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Moncef Bey, né le 4 mars 1881 à Tunis et décédé le
1er septembre 1948 à Pau (France), est bey de Tunis du 19 juin 1942 à sa destitution le 15 mai 1943. Il est l’avant-dernier représentant de la dynastie husseinite.Durant son règne, marqué par la Seconde Guerre mondiale, il tente d’affirmer son indépendance vis-à-vis des autorités vichystes dont dépend la Tunisie, tout en protégeant sa population des conséquences du conflit. Il est dans le même temps l’un des principaux soutiens au mouvement nationaliste. Roger Casemajor résume cette position en ces termes : « Par cette attitude de bascule entre les diplomates étrangers et les autorités du protectorat, le bey de Tunis fit preuve d'une grande souplesse politique qui lui permit de servir les intérêts de ses sujets et la cause de son pays. »
Une fois sur le trône, son attitude n’est pas de nature à plaire à la France qui a l’habitude de beys plus malléables.
Ainsi, dans un mémorandum du 2 août 1942 présenté par son grand vizir Hédi Lakhoua et adressé au maréchal Pétain, il met en avant plusieurs revendications visant à raffermir la souveraineté tunisienne aux côtés de la souveraineté française. Il demande ainsi l’institution d’un conseil consultatif de la législation où toutes les couches sociales tunisiennes seraient largement représentées ; l’égalité de traitement entre les fonctionnaires français et tunisiens à tous points de vue (par l’abrogation du « tiers colonial » en vertu duquel les fonctionnaires français sont mieux payés que leurs collègues tunisiens) ; la résorption du chômage en œuvrant à la création d’emplois pour les Tunisiens ; la scolarisation obligatoire pour tous les Tunisiens avec l’enseignement de l’arabe comme langue nationale aux côtés du français ; l’accord d’une large compétence aux institutions judiciaires tunisiennes ; l’implication des Tunisiens dans le contrôle du budget de l'État ; la nationalisation des entreprises d’intérêt général telles que les compagnies d’électricité ou de transport.
(Wikipedia)




Fairouz - سهرة حب
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