''La Tunisie a besoin d'aides immédiates et directes pour faire face au legs de l'ancien régime'' (Ben Jaafar)



tap - Les réformes structurelles liées aux législations relatives à l'incitation à l'investissement, la garantie de la concurrence et les entreprises qui endurent des difficultés économiques, ont été au centre de la rencontre qui a réuni, mercredi, au palais du Bardo, le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, et la représentante permanente de la Banque Mondiale en Tunisie, Eileen Murray, qui était accompagnée de représentants de l'Union Européenne et de la Banque Africaine de Développement (BAD).

La rencontre a été l'occasion de passer en revue le Programme de soutien financier de la Banque Mondiale en faveur de la Tunisie, ainsi que les réformes structurelles au niveau du Code des Incitations aux investissements et de la loi relative à la concurrence économique.


La représentante de la Banque Mondiale a exprimé "le souhait de voir l'ANC entamer l'examen de ces projets de loi directement après la finalisation de l'écriture de la constitution", précise un communiqué rendu public par l'Assemblée.

De son côté, le représentant de la BAD a fait part de la détermination de la Banque à fournir l'assistance financière et technique à la Tunisie, "à la lumière du nouveau climat politique qui y prévaut" et qui a favorisé, a-t-il déclaré, "l'instauration d'un dialogue fructueux avec la partie tunisienne, de façon à entreprendre des étapes pratiques pour dépasser les points négatifs".

Pour sa part, le président de l'ANC a exposé le processus de transition démocratique en Tunisie, processus qui a permis, selon ses dires, "de mettre en place les nouvelles institutions légitimes".

Il a, également, mis en relief "le volume des défis économiques et sociaux que connaît la Tunisie en cette étape charnière de son histoire", qui nécessite, de son point de vue, "des aides immédiates et directes pour faire face au legs de l'ancien régime et aux répercussions de l'année 2011, notamment au plan économique".





Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 50955

TARAK KLAA  (France)  |Jeudi 21 Juin 2012 à 10h 29m |           
Si les autorités avaient fait le nécessaire pour empêcher en fin de compte une poignée d'individus de paralyser le secteur des phosphates et dérivés sans réagir , ou si peu , et c'est valable autant pour ce gouvernement que le précédent , comme pour d'autres sectuers de l'économie , les caisses de l'état seraient aujourd'hui garnies de quelques milliards de dinars supplémentaires , et nous n'aurions pas besoin de quémander de l'aide.
la tunisie a les moyens de s'en sortir sans avoir à s'abaisser à demander des aides urgentes , qui n'ont rien avoir avec des crédits auxquels tous les pays ont recours.
mais encore faut-il pour cela s'en donner la peine , ramener l'ordre et la sécurité , et encadrer les libertés , tout en les préservant , c'est tout-à-fait possible.

   (Tunisia)  |Jeudi 21 Juin 2012 à 10h 17m |           
L'aide de l'union européenne et internationale ça se mérite : bonne gouvernance, sécurité, lutte contre les extrémistes religieux et l'intolérance, respect des droits des minorités, respect des autres cultes, respect du jeu démocratique, etc.. où on est nous dans tout ça ?

Lechef  (Tunisia)  |Mercredi 20 Juin 2012 à 19h 11m |           
Les aides existent et sont nombreuses mais l'essentiel de les répartir de façon équitables sur toute la population.
par exemple , il n'est pas équitable et il est injuste de doubler les salaires de l'anc ( passer de 2300 à 4800 dt ) et instaurer une majoration de 6 pour cent du smig .
dans ce cas à quoi servent les aides si ce n'est pour le naufrage du pays