Tunisie: Un mouvement de protestation entrave les activités de l'usine de la SOTACIB à Fériana



tap - Les activités de l'usine de ciment blanc située dans la délégation de Fériana (Gouvernorat de Kasserine) et relevant de la Société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB), sont paralysées, depuis lundi 21 mai 2012, suite à un mouvement de protestation d'un groupe de 53 travailleurs occasionnels qui ont empêché les camions de transporter le ciment blanc vers la Libye, l'Algérie et le marché tunisien.

Le porte-parole des protestataires, Lotfi Kachbouri, a indiqué à la correspondante de la TAP à Kasserine que le mouvement de protestation, auquel se sont associées les familles des ouvriers concernés, a été organisé parce que "la direction de cette usine n'a pas accédé à leur demandes.


Il a ajouté qu'ils réclament notamment de bénéficier des mêmes droits que les autres employés de l'usine, à savoir, une fiche de paie et d'autres indemnités.

Il a ajouté que les travailleurs ont organisé ce mouvement de protestation "après avoir épuisé tous les recours à travers l'Union régionale du travail, l'inspection du travail, le bureau de l'emploi et les autorités régionales".

Le porte-parole a ajouté que le directeur de l'usine a décidé le licenciement des travailleurs protestataires parce qu'ils ont causé d'énormes pertes à l'usine, ce qui les a conduit à revenir sur leurs revendications, en contrepartie d'un retour au travail. Mais le directeur de l'usine a refusé et maintenu sa décision.

Il a également demandé aux autorités régionales d'intervenir pour empêcher la poursuite du mouvement de protestation et le blocage des activités".

De son côté, le directeur de l'usine a affirmé à la correspondante de la TAP que le blocage des activités de l'usine s'est répété à plusieurs reprises, soulignant que "les propriétaires de l'usine ont fait part de leur intention d'arrêter définitivement la production, si la situation perdure".

Les autorités régionales sont intervenues pour éviter la dégradation de la situation.

Elles ont engagé des négociations avec la direction de l'usine, le syndicat et des protestataires, au cours d'une réunion restreinte, mardi après-midi.

Ces concertations ont abouti à l'engagement du directeur de l'usine de réintégrer 35 travailleurs, mais a maintenu le licenciement de 18 autres, directement responsables, selon lui, de la paralysie des activités.

Cette décision n'a pas satisfait les protestataires qui ont réclamé "le retour de tous les travailleurs sans exception, les retraits des plaintes en justice contre 18 travailleurs, en contrepartie de leur engagement à ne pas récidiver.

Le mouvement de protestation se poursuit, encore, en même temps que les négociations avec les responsables régionaux, pour une solution consensuelle.

Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 50074

DinarTn  (Tunisia)  |Jeudi 31 Mai 2012 à 12h 18m |           
Il faut retenir qu faute de ciment blanc, les travaux et les chantiers ne seront pas finis !

ce ci bloquera donc l'avancement de tous les chantiers sans exception et freinera même l'exploitation du ciment gris.

ce problème est d'une importance et danger capital pour la tunisie, tout comme l'arrêt de l'exploitation du phosphate et il doit être résolu d’extrême urgence et par la force s'il le faut.

Petroabbes  (Tunisia)  |Jeudi 31 Mai 2012 à 08h 27m |           
@babnet la photo insérée n'est pas celle de la sotacib a feriana