Tunisie: L'usine ''SOTACIB-Feriana'' menacée de fermeture



tap - Le personnel de l'usine de production de ciment blanc, ''SOTACIB'' (Société Tuniso- Andalouse de Ciment Blanc) de Feriana (Gouvernorat de Kasserine) a organisé, mardi, une marche jusqu'au district de la Garde Nationale à Feriana, revendiquant l'intervention des forces de sécurité pour mettre fin au sit-in observé, depuis presque un mois, par 53 employés temporaires, accompagnés parfois de leurs familles, devant l'usine bloquant l'accès du personnel à l'unité et interdisant les camions de transport de ciment, destiné à la vente, d'y entrer ou de sortir.

"L'usine est menacée d'arrêter sa production, si les autorités n'interviennent pas, le plus vite possible, pour lever ce blocage" a déclaré à la TAP, Abderrahmene Mabrouk, Directeur Central des Ressources Humaines et des Affaires Juridiques de la SOTACIB, précisant que ces employés revendiquent leur intégration "malgré des accords conclus auparavant avec la direction générale à ce sujet".


M.Mabrouk a précisé que ces employés continuent de bloquer les camions de transport du ciment blanc, fourni aux carreleurs et exporté vers les pays voisins (Libye et Algérie), "ce qui a causé des pertes à l'usine d'environ 16 millions de dinars en 2011 et de près de 2 millions de dinars en 2012".

Ce problème, qui persiste depuis le 9 mai 2012, a aussi engendré, à partir du 12 mai de l'année en cours, un chômage technique au personnel de l'usine, qui emploie 346 personnes (agents et cadres), a encore indiqué le responsable.

Les protestataires ont tenté à plusieurs reprises d'entrer dans la salle de commande et de fermer totalement l'entreprise, "ce qui représente une véritable menace et un danger réel pour les employés de l'usine et leurs familles, ainsi que la région et l'économie nationale en général, étant donné que l'unité va perdre des recettes de vente de ciment estimées à 300 mille dinars par jour", a ajouté le Directeur Central des Ressources Humaines et des Affaires Juridiques de la SOTACIB.

D'après M.Mabrouk, ces employés temporaires ont bénéficié, en vertu d'un accord après la révolution, d'une augmentation salariale de 25 dinars et ont été priés, en contre partie, d'arrêter leurs pratiques (blocage de l'accès, agressions verbales..), qui nuisent au personnel de l'usine et qui ont mené l'unité à intenter des procès contre 33 parmi eux.

L'ensemble du personnel de l'usine a déployé, d'après l'un de ses cadres, des efforts pour régler la situation en faisant recours aux autorités locales, régionales et même nationales mais sans résultats concrets.

Une part de 55% de la SOTACIB, qui exploite l'usine de fabrication de ciment blanc à Feriana depuis plus de 20 ans, est détenue, depuis 2007, par le groupe espagnol CEMOLINS.

Elle exporte une partie de sa production vers l'Algérie, la Libye, l'Italie, la France et l'Afrique.

En 2011, une nouvelle usine du groupe, spécialisée dans le ciment gris, est entrée en exploitation à Kairouan.


Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 50023

   (Tunisia)  |Mercredi 30 Mai 2012 à 15h 47m |           
Ce n'est pas l'ugtt qui est responsable, c'est l'état qui doit appliquer la loi pour dégager ces sit-inneurs qui bloquent l'usine

TARAK KLAA  (France)  |Mercredi 30 Mai 2012 à 14h 36m |           
Comment est-il possible que quelques dizaines de personnes prennent en otages et empêchent de travailler plusieurs centaines d'autres personnes et fassent tout pour entraîner une grande entreprise dans la ruine ?
qui va payer les dégâts engendrés par ces voyous ?
je suis d'avis qu'on leur présente l'ardoise !!
qu'est-ce que c'est que cette anarchie ?
qui va nourrir ceux qui de leur faute vont se retrouver au chômage ?
comment se fait-il que l'état ait autant de difficultés à faire la distinction entre justes revendications et vandalisme ?
même en france , pays de la démocratie et de la liberté syndicale par excellence , on n'a jamais vu de tels dérapages.

Oceanus  (Spain)  |Mercredi 30 Mai 2012 à 06h 33m |           
Changez ce monsieur de l ugtt qui veut detruire la tunisie,ce monsieur a de mauvaises intentions et il faut voir pour qui il opere.