Tunisie: Le gouverneur de Gabès quitte le siège du gouvernorat sous protection des forces de la sécurité et de l'armée



tap - Le gouverneur de Gabès, Omar Chahbani, a été contraint lundi de quitter le siège du gouvernorat sous la protection des forces de la sécurité et de l'armée nationale et d'un nombre de citoyens, suite à un mouvement de protestation appellant à son départ, à cause de "son échec dans la régularisation de certains dossiers" selon les protestataires.

Le gouverneur a affirmé dans une déclaration au correspondant de l'agence TAP dans la région, qu'il a été obligé de quitter le gouvernorat, car il lui etait impossible de continuer de travailler.


Il a ajouté que les agents du gouvernorat ont été aussi contraint de quitter leur lieu de travail.

Auparavant, les protestataires avaient essayé de forcer le bureau du gouverneur mais avaient été dispersés par les forces de l'ordre, avant de revenir à la charge, obligeant le gouverneur à quitter son lieu de travail.


Commentaires


5 de 5 commentaires pour l'article 49758

Freddy  (Canada)  |Lundi 21 Mai 2012 à 23h 00m |           
Aucun gouvernement ne peut s'acquitter de la moindre de ses tâches tout en laissant en poste les mêmes rcdistes pourris. certains commentaires sont malheureusement naïfs.

Bingo  (Tunisia)  |Lundi 21 Mai 2012 à 21h 46m |           
Comme d'habitude, c'est sous la pression de la rue que les gouverneurs sont mis à la porte et le gouvernement ne fout rien (mais c'est peut être sa méthode ! )

Wadi1  (Canada)  |Lundi 21 Mai 2012 à 19h 31m |           
Bravo aux citoyens de gabès qui ont chassé ce gouverneur nahdhiste pourri.
nahdha essaye de contrôler le pays en nommant ses pions à tous les niveaux comme le faisait les dictateurs zaba et bounguiba.

   (Belgium)  |Lundi 21 Mai 2012 à 18h 56m |           
"suite" au-delà des motifs «peu convaincants» qui ont amené ennahdha à nommer ses sbires à la tête des gouvernorats et à dévoiler ses intentions hégémoniques, et au-delà de l’argumentaire de l’opposition, de telles pratiques qui étaient le credo de bourguiba, de ben ali et actuellement d’ennahdha, témoignent, plus que jamais que la classe politique tunisienne demeure
sous-développée et que l’etat, en tant qu’institution pérenne intemporelle qui doit s’appuyer sur de véritables commis neutres et compétents et transcender ainsi le cadre étroit des partis, n’est pas, hélas encore assimilé.
il semble qu’après l’acquis des libertés conquises, au prix fort, à la faveur de la révolution, le véritable combat des tunisiens qui ont pâti, cinq décennies durant, de l’identité parti-etat, doit se concentrer sur la libération de l’institution-etat et sur la consécration, par tous les moyens, de l’irrévocabilité de son indépendance vis-à-vis des partis.
wmc

   (Belgium)  |Lundi 21 Mai 2012 à 18h 47m |           
Ce gouvernement provisoire a reçu, en principe, pour mission précise d’élaborer, dans un délai d’un an et demi, au plus tard, la constitution et de gérer les affaires courantes du pays. en conséquence, il n’a pas, à nos yeux, le droit de se comporter comme s’il était investi d’une légitimité électorale définitive qui l’habilite à gouverner et à nommer les siens sans que l’exigence de compétence soit toujours respectée. il a nomé 16 gouverneurs
sur 23 ces nominations ont des relents de «putsch institutionnel» tant elles violent le statut préfectoral adopté le 21 juin 1956, loi qui institue les critères en vertu desquels les délégués et gouverneurs sont nommés. cette même loi stipule que le concours interne est la règle pour les délégués et que le gouvernement ne peut nommer, de son propre gré, qu’un quart des gouverneurs.