tap - L'accélération du rythme du développement régional dans ses dimensions économique et sociale et la préservation du pouvoir d'achat du citoyen ont été au centre des débats, lundi au Bardo, à l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) lors de la discussion des projets de loi de finances et de budget complémentaires pour 2012, en présence des membres du gouvernement.

M.Abdelkader El Kadri (Ennahdha) a précisé que le citoyen tunisien se préoccupe essentiellement, des décisions qui touchent son quotidien et son pouvoir d'achat, alors que ces questions n'ont pas été évoquées dans le programme du gouvernement.
Il a recommandé d'accélérer la mise en oeuvre des projets de développement et de sévir contre tous ceux qui entravent leur réalisation aux plans local, régional et national, appelant à une répartition plus équitable des richesses entre les régions.
Concernant l'environnement, il a relevé que ce dossier n'a été mentionné "qu'en deux lignes", en dépit des problèmes de pollution dont souffrent plusieurs régions.
Pour M.Kamel Saadaoui (le mouvement des démocrates socialistes), "le gouvernement doit dire toute les vérités qui ont été occultées, concernant les dossiers de la corruption, de l'argent pillé, de la pauvreté et des disparités régionales etc..". Et d'ajouter que le renforcement de l'infrastructure dans les différents secteurs est indispensable pour la réalisation du développement dans les zones défavorisées. M.Saadaoui a, aussi, appelé le gouvernement à rechercher des sources de financement supplémentaires, afin de réaliser les projets de développement proposés par les commissions régionales pour le développement, surtout que les régions disposent de grandes richesses qui attendent d'être exploitées. Il importe également, d'après lui, de lutter contre toutes les formes de corruption au sein de l'administration tunisienne, à travers, le développement de la législation pour mettre un terme aux pratiques des "corrompus".
De son côté, Mme Rim Thayri (El Aridha-pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement-), appréhende "le déclenchement d'une nouvelle révolution dans les zones défavorisées, si elles ne bénéficient pas de leur part de développement (social et économique)".
M.Abdelaziz Katti (le Congrès pour la République) a proposé que chaque ministre présente son programme détaillé aux constituants et à la société tunisienne, indiquant que la Loi des finances complémentaire a été axée sur l'amélioration des ressources de l'Etat, sans présenter de mesures pour améliorer le pouvoir d'achat du citoyen.
Le constituant a évoqué, par ailleurs, le dossier des sociétés confisquées (propriété du président déchu et de sa famille), appelant le gouvernement à présenter un programme détaillé sur les moyens employés pour les récupérer et les céder. Selon lui, la valeur réelle de ces entreprises dépasse les estimations avancées par le gouvernement.
Il a demandé au gouvernement d'accorder davantage d'intérêt aux entreprises sinistrées, en raison des évènements qui ont eu lieu durant la révolution, évoquant la possibilité d'une perte de 50 000 emplois.
Pour sa part, M.Nejib Hosni, (Al Amal-indépendant-) a attiré l'attention sur les régions marginalisées, exhortant le gouvernement à intervenir « car les habitants se sentent déçus et attendent un signal clair et des initiatives révolutionnaires pour sauver leurs régions».
****
Halima El Gonni, (Ennahdha) a proposé la révision de la politique de subvention des hydrocarbures, de l'électricité et des produits de base. "Directe ou indirecte, cette subvention ne fait pas la différence entre les pauvres et les riches", a-t-elle dit, estimant que "ceux qui payent les impôts sont de catégories moyennes".
La députée a appelé, par ailleurs, à revoir cette politique pour qu'elle permettra de profiter les catégories aux faibles et moyens revenus, soulignant la nécessité de "libérer le secteur du pétrole en Tunisie de l'emprise des entreprises étrangères". "Ces entreprises l'exploitent (le secteur pétrolier) sans contrôle de l'Etat", estime-t-elle.
Elle s'est interrogée, sur un autre plan, sur les raisons qui ont empêché le ministre de la justice à prendre les mesures appropriées contre les juges impliqués dans des affaires de corruption et qui ont été influents dans des procès et des jugements injustes. "Il y a aujourd'hui, nécessité d'assainir le corps des magistrats et celui des avocats", a-t-elle lancé à ce sujet.
Ferida Abidi, du parti Ennahdha a appelé à mettre en application les mesures d'amnistie générale, qualifiant d'"inacceptables", les déclarations de certains constituants concernant l'indemnisation des prisonniers d'opinion. Des constituants avaient déclaré à ce sujet, que "l'Etat n'est pas tenue à assumer la responsabilité des séquelles causées par le régime déchu".
Kheira Sgheir (Ennahdha) a recommandé "l'assainissement" des administrations régionales, appelant à avoir plus d'égard pour les jeunes dans les régions défavorisées lors des concours et pendant l'octroi des prêts pour le financement des projets. Elle a appelé en outre à valoriser les richesses naturelles et à régler les statuts fonciers des terres pour que les agriculteurs, dans ces régions, puissent exercer leurs activités dans de bonnes conditions.
Naceur Ibrahimi (Congrès Pour la République) a proposé la révision du schéma de développement et à éradiquer toutes les pratiques de corruption.
Le député, Dhamir Mannai (CPR), a demandé au gouvernement des éclaircissements sur la question des "garanties bancaires américaines" et sur les conditions d'octroi de prêts à la Tunisie. Il s'est interrogé sur les critères adoptés pour la répartition des projets "à réaliser" dans les régions, appelant le ministre des technologies de la communication à prendre des mesures pour garantir la sécurité des réseaux informatiques et des informations personnelles.
Foued Thamer (Front National) a fait remarquer que "le Tunisien attend touours un discours rassurant de la part du gouvernement, estimant que les propos sur la stabilité sont "un faux prétexte". Il a appelé à "plus d'audace" de la part du gouvernement pour solutionner les problèmes de la flambée des prix, de l'emploi et de la sécurité.
Slaheddine Zahaf (Voix de l'Indépendant), a indiqué que les hommes d'affaires, qui sont "la locomotive du développement et de l'emploi", ont besoin, aujourd'hui, d'un coup de main d'autant plus que la Tunisie a choisi de miser sur le secteur privé. Le député a souligné la nécessité de prendre des décisions concernant environ 500 hommes d'affaires interdits de voyager. "Il faut punir les coupables et autoriser les innocents parmi eux à reprendre leurs activités car le pays a besoin d'investissement et d'emplois", a-t-il fait valoir.
Badreddine El Kefi (Ennahdha) a évoqué les "ambiguïtés" en ce qui concerne la répartition régionale du budget, appelant le ministre du développement régional à donner des éclaircissements concernant les critères adoptés pour faire ce partage. L'objectif est, d'après lui, "de couper court à l'esprit de régionalisme"

M.Abdelkader El Kadri (Ennahdha) a précisé que le citoyen tunisien se préoccupe essentiellement, des décisions qui touchent son quotidien et son pouvoir d'achat, alors que ces questions n'ont pas été évoquées dans le programme du gouvernement.
Il a recommandé d'accélérer la mise en oeuvre des projets de développement et de sévir contre tous ceux qui entravent leur réalisation aux plans local, régional et national, appelant à une répartition plus équitable des richesses entre les régions.
Concernant l'environnement, il a relevé que ce dossier n'a été mentionné "qu'en deux lignes", en dépit des problèmes de pollution dont souffrent plusieurs régions.
Pour M.Kamel Saadaoui (le mouvement des démocrates socialistes), "le gouvernement doit dire toute les vérités qui ont été occultées, concernant les dossiers de la corruption, de l'argent pillé, de la pauvreté et des disparités régionales etc..". Et d'ajouter que le renforcement de l'infrastructure dans les différents secteurs est indispensable pour la réalisation du développement dans les zones défavorisées. M.Saadaoui a, aussi, appelé le gouvernement à rechercher des sources de financement supplémentaires, afin de réaliser les projets de développement proposés par les commissions régionales pour le développement, surtout que les régions disposent de grandes richesses qui attendent d'être exploitées. Il importe également, d'après lui, de lutter contre toutes les formes de corruption au sein de l'administration tunisienne, à travers, le développement de la législation pour mettre un terme aux pratiques des "corrompus".
De son côté, Mme Rim Thayri (El Aridha-pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement-), appréhende "le déclenchement d'une nouvelle révolution dans les zones défavorisées, si elles ne bénéficient pas de leur part de développement (social et économique)".
M.Abdelaziz Katti (le Congrès pour la République) a proposé que chaque ministre présente son programme détaillé aux constituants et à la société tunisienne, indiquant que la Loi des finances complémentaire a été axée sur l'amélioration des ressources de l'Etat, sans présenter de mesures pour améliorer le pouvoir d'achat du citoyen.
Le constituant a évoqué, par ailleurs, le dossier des sociétés confisquées (propriété du président déchu et de sa famille), appelant le gouvernement à présenter un programme détaillé sur les moyens employés pour les récupérer et les céder. Selon lui, la valeur réelle de ces entreprises dépasse les estimations avancées par le gouvernement.
Il a demandé au gouvernement d'accorder davantage d'intérêt aux entreprises sinistrées, en raison des évènements qui ont eu lieu durant la révolution, évoquant la possibilité d'une perte de 50 000 emplois.
Pour sa part, M.Nejib Hosni, (Al Amal-indépendant-) a attiré l'attention sur les régions marginalisées, exhortant le gouvernement à intervenir « car les habitants se sentent déçus et attendent un signal clair et des initiatives révolutionnaires pour sauver leurs régions».
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Halima El Gonni, (Ennahdha) a proposé la révision de la politique de subvention des hydrocarbures, de l'électricité et des produits de base. "Directe ou indirecte, cette subvention ne fait pas la différence entre les pauvres et les riches", a-t-elle dit, estimant que "ceux qui payent les impôts sont de catégories moyennes".
La députée a appelé, par ailleurs, à revoir cette politique pour qu'elle permettra de profiter les catégories aux faibles et moyens revenus, soulignant la nécessité de "libérer le secteur du pétrole en Tunisie de l'emprise des entreprises étrangères". "Ces entreprises l'exploitent (le secteur pétrolier) sans contrôle de l'Etat", estime-t-elle.
Elle s'est interrogée, sur un autre plan, sur les raisons qui ont empêché le ministre de la justice à prendre les mesures appropriées contre les juges impliqués dans des affaires de corruption et qui ont été influents dans des procès et des jugements injustes. "Il y a aujourd'hui, nécessité d'assainir le corps des magistrats et celui des avocats", a-t-elle lancé à ce sujet.
Ferida Abidi, du parti Ennahdha a appelé à mettre en application les mesures d'amnistie générale, qualifiant d'"inacceptables", les déclarations de certains constituants concernant l'indemnisation des prisonniers d'opinion. Des constituants avaient déclaré à ce sujet, que "l'Etat n'est pas tenue à assumer la responsabilité des séquelles causées par le régime déchu".
Kheira Sgheir (Ennahdha) a recommandé "l'assainissement" des administrations régionales, appelant à avoir plus d'égard pour les jeunes dans les régions défavorisées lors des concours et pendant l'octroi des prêts pour le financement des projets. Elle a appelé en outre à valoriser les richesses naturelles et à régler les statuts fonciers des terres pour que les agriculteurs, dans ces régions, puissent exercer leurs activités dans de bonnes conditions.
Naceur Ibrahimi (Congrès Pour la République) a proposé la révision du schéma de développement et à éradiquer toutes les pratiques de corruption.
Le député, Dhamir Mannai (CPR), a demandé au gouvernement des éclaircissements sur la question des "garanties bancaires américaines" et sur les conditions d'octroi de prêts à la Tunisie. Il s'est interrogé sur les critères adoptés pour la répartition des projets "à réaliser" dans les régions, appelant le ministre des technologies de la communication à prendre des mesures pour garantir la sécurité des réseaux informatiques et des informations personnelles.
Foued Thamer (Front National) a fait remarquer que "le Tunisien attend touours un discours rassurant de la part du gouvernement, estimant que les propos sur la stabilité sont "un faux prétexte". Il a appelé à "plus d'audace" de la part du gouvernement pour solutionner les problèmes de la flambée des prix, de l'emploi et de la sécurité.
Slaheddine Zahaf (Voix de l'Indépendant), a indiqué que les hommes d'affaires, qui sont "la locomotive du développement et de l'emploi", ont besoin, aujourd'hui, d'un coup de main d'autant plus que la Tunisie a choisi de miser sur le secteur privé. Le député a souligné la nécessité de prendre des décisions concernant environ 500 hommes d'affaires interdits de voyager. "Il faut punir les coupables et autoriser les innocents parmi eux à reprendre leurs activités car le pays a besoin d'investissement et d'emplois", a-t-il fait valoir.
Badreddine El Kefi (Ennahdha) a évoqué les "ambiguïtés" en ce qui concerne la répartition régionale du budget, appelant le ministre du développement régional à donner des éclaircissements concernant les critères adoptés pour faire ce partage. L'objectif est, d'après lui, "de couper court à l'esprit de régionalisme"





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