Constituante: Examen en commission des prérogatives du président de la République et de la nature du régime politique



tap - La Commission constitutive des pouvoirs législatif et exécutif et de la relation entre eux a examiné, mercredi matin, les prérogatives envisagées du Président de la République notamment en ce qui concerne la politique extérieure et le dossier de la défense ainsi que la nature du régime politique le plus adapté au paysage politique.

« Le mouvement Ennahdha s'attache à l'instauration d'un régime parlementaire, notamment à la lumière de la formation de forces politiques sous forme de fronts, ce qui ne peut que favoriser l'établissement d'un régime parlementaire », a déclaré M.Oualid Bannani (Bloc Ennahdha) à l'Agence TAP.


« Les travaux de la Commission avancent à petit pas, l'objectif étant de rapprocher les vues et de proposer des approches qui prennent en considération toutes les sensibilités politiques et les orientations de tous les Tunisiens », a encore indiqué M.Bannani, faisant remarquer que « la prochaine Constitution doit faire l'objet d'un débat approfondi en passant au crible toutes les Constitutions comparées ».

La Commission, a-t-il ajouté, doit entamer, à partir du 16 avril, l'audition d'experts en droit constitutionnel pour s'inspirer de leurs idées.

Il s'agit, a-t-il poursuivi, de consacrer la décentralisation du pouvoir dans le texte de la Constitution pour rompre avec le régime présidentiel hégémonique.

De son côté, M.Ahmed Najib Chebbi (Bloc démocratique) a déclaré que « la lenteur du travail de la Commission des pouvoirs législatif et exécutif et la relation entre eux revient essentiellement à l'importance des sujets soulevés, faisant remarquer que « le dialogue entre toutes les sensibilités politiques au sein de la commission se déroule sur la base de l'ouverture d'esprit et du consensus total ».

Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 47813

Artiz  (Tunisia)  |Mercredi 04 Avril 2012 à 18h 24m |           
الرءيس يرؤس و لا يحكم

Nabil  (Tunisia)  |Mercredi 04 Avril 2012 à 17h 59m |           
@j. david
ta proposition ne fonctionne pas au tiers monde ou la tendance à un régime totalitaire et dictature est fort probable je te garantie le retour d'un nouveau zaba dans quelques mois avec un tel régime. la seule garantie pour nous est la répartition des pouvoirs entre le président de la république même s'il est élu directement par le peuple et le pm désigné par le parti majoritaire dans le parlement.

   (Tunisia)  |Mercredi 04 Avril 2012 à 17h 04m |           
Pour nommer un nouveau premier ministre
le président de la république effectue des consultations avec les présidents des deux assemblées pour avec les représentants des groupes parlementaires puis avec lu mufti de la république pour écouter ses conseils puis avec les anciens présidents de la république.

si la nomination intervient a la suite des éléctions législatives le candidat du parti gagnant ou de la coalition gagnante et choisi aprés consultations

si le président de la république trouve impossible former un nouveau gouvernement aprés les éléctions ou a la suite de la chute du gouvernement démissionaire devant une ou toutes les deux chambres du parlement et réalise qu'il impossible de former une nouvelle majorité au sein de l'une ou des deux chambres
le président de la république convoque les présidents des deux chambres et leur notifie sa décision ultime,celle de dissoudre le parlement et de convoquer des éléctions anticipées qui doivent être organisées dans un délai entre 30 et 90 jours aprés la publication du décret de dissolution du parlement dans le journal officiel de la république