Tunisie: Lancement du projet de jumelage pour la surveillance du marché



tap - Le Projet de jumelage entre la Tunisie et 3 Etats membres de l'Union Européenne (France, Allemagne et Belgique) portant sur la surveillance du marché, le contrôle de la qualité et la protection du consommateur a été lancé, mardi, à Tunis.

L'objectif de ce programme est d'appuyer l'administration tunisienne, notamment la Direction de la Qualité et de la Protection du Consommateur (DQPC), relevant du ministère du commerce et de l'artisanat, et l'Institut National de la Consommation (INC) pour qu'ils puisssent assurer pleinement leurs rôles en matère de surveillance du marché et de protection du consommateur.


Mme Nathalie Homobono, responsable de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), relevant du ministère français de l'économie, des finances et de l'industrie, a souligné que cette opération vise, également, à permettre à la Tunisie de bénéficier des accords de libre circulation des biens et marchandises dans tous les Etats membres de l'UE.

Il s'agit, en outre, de promouvoir la politique de consommation et du consumérisme par le biais de l'accélération de la rédaction d'un code tunisien de la consommation, a-t-elle ajouté.

Doté d'un budget estimé à 1,4 million d'euros et s'étendant sur 24 mois (janvier 2012/janvier 2014), le projet de jumelage comporte plusieurs axes d'intervention en vue de sa réalisation.

Le renforcement de l'assise juridique du secteur de la surveillance du marché et de la protection du consommateur, outre l'accompagnement du développement institutionnel de la DQPC et de l'INC figurent en tête.

Parmi les autres axes il y a notamment lieu de citer le développement des unités des ressources humaines aptes à transmettre les nouveaux savoir-faire nécessaires à la promotion des institutions précitées.

M.

Béchir Zaafouri, ministre du commerce et de l'artisanat, a mis l'accent sur la nécessité de moderniser l'administration tunisienne, simplifier l'arsenal législatif et mettre à niveau ses institutions.

Ces actions permettent d'envisager une meilleure compétitivité des produits tunisiens sur le marché local et européen et de mettre en place une stratégie efficace de lutte contre la contrefaçon et l'imitation.

A noter que cette opération de jumelage s'inscrit dans le cadre du Programme d'Appui à l'Accord d'Association et au Plan d'Action Voisinage (P3II), financé par l'Union Européenne (UE) (1100 mille euros, accordés sous forme de dons).

Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 47759

Galileo  (Tunisia)  |Mardi 03 Avril 2012 à 15h 15m |           
Je crois que c'est une bonne initiative. toutefois, m le ministre parle de moderniser l'administration tunisienne, oui. mais pour moderniser, il faut dégraisser, et pour dégraisser, il faut former et redéployer sur les secteurs à valeur ajoutée (sotien aux exportations, plateformes extérieures de soutien logistique, agriculture biologique ...). pour l'accès des produits tunisiens aux marchés européens, je pense que le problème ne se situe plus
à ce niveau : les produits agricoles tunisiens sont largement absorbés par la libye et l'algérie et les marchés des pétro monarchies, d'inde, de chine et des us avec qui un accord de libre échange est en préparation font que le problème sera d'être apte à produire beaucoup plus que nous ne le faisons actuellement. l'avenir est structurellement inflationniste et le marché mondial de l'alimentation est très porteur dans quasiment tous les
types de produits. m le ministre du commerce devrait songer à développer en ppp, des plateformes logistiques en europe, aux usa, en arabie saoudite, en inde et en chine, pour soutenir les exportations tunisiennes. m le minsitre du commerce devrait associer à son action ses logues de l'agriculture et de la santé (pour la santé, ne perdons pas de vue que si les systèmes de contrôle qualité en europe sont les plus perfectionnés au monde,
beaucoup de problèmes persistent au niveau des phytosanitaires dans les fruits ...). m le ministre du commerce devrait organiser un déplacement en autriche avec ses logues de l'agriculture, de la santé et du citet pour constater de visu comment tout un pays d'europe occidentale a totalement basculé dans l'agriculture biologique suivi par la suisse et l'italie, la france étant le plus mauvais dans le domaine dans le monde occidental
derrière les usa, la grande bretagne, la suède ... l'avenir de la tunisie est dans le biologique (voir rapport de la fao à propos du biologique). donnons un sens à la révolution car le krash alimentaire est en cours !

Slouma  (Tunisia)  |Mardi 03 Avril 2012 à 15h 03m |           
Il ne reste alors plus rien si même le contrôle du marché et la protection du consommateur nécessite l'aide des étrangers à quoi va nous servir cette liberté