Tunisie: Ben Jaafar met en garde contre ''chaos et rébellion''



Le président de l'Assemblée constituante tunisienne Mustapha Ben Jaafar a mis en garde vendredi contre "le chaos" et la "rébellion", soulignant que des "événements dangereux" s'étaient produits récemment en Tunisie.
"Notre pays a enregistré dernièrement des phénomènes dangereux comme des appels à tuer et s'entretuer, des profanations du Coran et de lieux saints, l'abaissement du drapeau national", a rappelé M. Ben Jaafar à l'ouverture d'un débat sur la situation sécuritaire à l'Assemblée constituante, en présence de trois ministres du gouvernement.

Il a aussi évoqué "l'assassinat d'un prédicateur (à Tunis le 11 mars), des conflits tribaux (deux morts cette semaine dans la région de Gafsa), des agressions verbales et physiques sur des journalistes, des artistes et même des policiers, des cours entravés à l'université et des sit in anarchiques".

"Ce qui s'est passé menace la cohésion sociale. La liberté ne veut pas dire chaos ni rébellion", a-t-il déclaré.
Les incidents liés à la mouvance salafiste radicale se sont multipliés au cours des derniers mois en Tunisie, où la question identitaire et religieuse a monopolisé le débat.
S'exprimant brièvement, le ministre de l'Enseignement supérieur Moncef Ben Salem a "regretté" de "devoir s'expliquer sur un phénomène marginal", le port du niqab à l'université, alors qu'il "y a plus important à débattre, comme la construction de la Tunisie".
La faculté des Lettres de la Manouba près de Tunis a été entravée pendant plus de trois mois par un groupe d'étudiants et de salafistes réclamant l'autorisation des filles en niqab (voile islamique intégral) en cours et en examen, ce que refuse catégoriquement l'administration. Le corps enseignant a dénoncé l'inertie de son autorité de tutelle dans cette affaire.
La députée du Parti démocrate progressiste (PDP, opposition) Maya Jribi a accusé le gouvernement d'"occulter certains phénomènes extrémistes".
Pour sa part, le président du groupe parlementaire d'Ennahda, le parti islamiste dominant à l'Assemblée, a estimé qu'il y avait "une grave dérive sécuritaire" et dénoncé des tentatives pour "détourner les objectifs de la révolution" tunisienne.
(AFP)

Commentaires


6 de 6 commentaires pour l'article 47638

David  (Tunisia)  |Dimanche 01 Avril 2012 à 14h 50m |           
نعرفك يا مية ما تقراش تعليقات ها الجريدة هاذي...اما هاو عمك عمار باش يصفر كيما قال تو نشوفوك وين باش تتخرشي ...تو يخرج عاركم تحت صبابط الجيش...لحظة برك

   (Tunisia)  |Dimanche 01 Avril 2012 à 14h 34m |           
Dénoncer ou mettre en garde , ça ne sert à rien mais , il faut une action contre les fouteurs de trouble qui sèment le désarroi et la terreur .

Bachir  (Tunisia)  |Samedi 31 Mars 2012 à 19h 29m |           
بالك في دار بوه هو باش يسالو الرحيل وشكون خولو باش يسال الوزير الشعب ما ختارش حزب **** متع الشابي نطلب باقصا هاذا الحقير الذي يططاول علىاسيادو باقي يحبو خراب لبلاد عطوه شبر بياخذ ميترو هل الوبش القذر ملا مهزلت متع معارضة
معادش نحبو المعارضة تتدخل في شؤون لبلاد لانها اثبتت عدم جدوى معارضتهم مخاخم فارغة يعرفو كان لا او ارحل النقاش والسال ما يعرفوهش هاذو معارضة باش تنفع تونس

SABRI  (France)  |Samedi 31 Mars 2012 à 17h 11m |           
Parole, parole, parole... allez y qu'attendez vous pour mettre fin à cette anarchie ?

   (Tunisia)  |Samedi 31 Mars 2012 à 10h 48m |           
Tout a été dit quand quelques salafistes ont investi la fac de la manouba pendant plusieurs semaines, interrompant totalement son activité, sans que le gouvernement y mette fin.
c'est clair que ces salafistes benificient d'une aide et d'une couverture des "mkachtines du khalij" au détriment de notre sécurité.
quand on passe son temps à mendier, c'est le prix à payer, et tout le monde payera la note

Freddy  (Canada)  |Vendredi 30 Mars 2012 à 21h 40m |           
Maya ya maya! tu voudrais que l'état soit sévère avec certains groupes de tunisiens et mou avec d'autres! peux-tu nous montrer comment car on a de la misère à comprendre ton raisonnement hypocrite!