Mise en garde contre les dangers des vêtements non contrôlés par les laboratoires



tap - Mme Faten Tabka Dabbabi, professeur en médecine de travail, a mis en garde contre la possibilité d'atteinte de maladies qui peuvent être cancéreuses et non seulement de simples allergies, pour les personnes qui revêtent des vêtements non contrôlés et non soumis à des analyses de laboratoires, lors de leur confection.

L'experte intervenait mercredi à Tunis, à l'occasion d'une journée d'études organisée par la société tunisienne des services des laboratoires sur "les substances toxiques dans les textiles, s'informer c'est déja agir!".


Elle a déclaré à la TAP qu'elle "diagnostiquait chaque année, des cas d'allergies dermatologiques chez des personnes qui utilisent des produits destinés à la fabrication de vêtements et aussi chez certains consommateurs".

Elle a recommandé, à cette fin, "le lavage des vêtements avant leur utilisation, même les vêtements neufs, notamment, ceux dont l'origine n'est pas connue", avertissant que "ces vêtements peuvent contenir des produits qui provoquent des allergies chez les consommateurs".

"Certains produits chimiques utilisés pour le lavage des vêtements peuvent mettre en danger la santé des consommateurs, notamment, ceux utilisés par les pressings", a- t-elle encore précisé.

M.Jalel Abderrahmane, directeur général de la Société tunisienne des services laboratoires a indiqué que "seules les sociétés off-shore (entreprises totalement exportatrices) effectuent des analyses en laboratoires sur leurs produits, étant soumises a des normes européennes strictes".

Il a appelé, à ce sujet, à hâter la mise en place de législations nationales qui rendent obligatoire l'analyse des composants des vêtements importés et aussi ceux des produits chimiques utilisés pour la confection du prêt-à-porter (fabrication, teinture, lavage) au sein des entreprises tunisiennes.

Le responsable a ajouté que son entreprise, qui travaille essentiellement, avec des sociétés off-shore, offre des tests chimiques, physique et biologiques à la carte (selon la demande du client).

Le laboratoire des analyses au sein du Centre Technique du Textile-Habillement travaille, selon l'un de ses cadres, avec 200 entreprises partenaires qui vendent leurs produits sur le marché local.


Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 47540

Wassimf  (Tunisia)  |Jeudi 29 Mars 2012 à 11h 31m |           
Entre les lignes c'est écrit : il ne faut pas acheter du frip. mais qu'est ce qu'il nous reste devant la hausse excessive des prix eu surtout des vêtements d'enfants. en tans que adulte je peux supporter d'acheter une chemise à 50 dinars et l'habiller 3 ans mais pour un enfant les vêtements sont encore plus cher et la durée d'utilisation est beaucoup moins courte d’où il nous reste que le frip. ce comportement gène beaucoup les fabricants
tunisiens qui ne pensent qu'a être très riche. ils sont prêts même à demander aux médecin d'avertir le public contre le frip.