Gafsa : Grève générale à Belkhir



tap - La grève générale observée, mardi par les habitants de la délégation de Belkhir gouvernorat de Gafsa) a paralysé l'activité socioéconomique dans la région.
Les manifestants protestent contre la marginalisation de la délégation et revendiquent la réalisation des projets suspendus et la création de postes d'emploi, affirme Abdelkader Laatar, un des coordinateur de la grève.

Les commerces ont fermés leurs portes et les prestations de service dans les différents établissements administratifs ont été suspendues, a constaté la correspondante de l'agence TAP dans la région qui précise que seul l'hôpital local est resté ouvert.


D'autre part, un groupe de citoyens a fermé la route nationale reliant Gafsa à Gabès, empêchant la circulation des poids lourds commerciaux.

Les habitants de Belkhir revendiquent, principalement, d'accélérer la réalisation des projets programmés au profit de leur délégation dont, notamment, l'aménagement d'une zone industrielle et de périmètres irriguées, l'équipement de la station de dessalement de l'eau, outre la création d'un bureau d'emploi, la transformation de leur région en zone municipale et la réalisation d'un cadastre foncier.

Ils revendiquent, également, la tenue d'une séance de travail avec les autorités régionales et la signature d'un procès verbal fixant une échéance pour la réalisation de ces revendications.

Le gouverneur de Gafsa, Ibrahim Hamdaoui, a indiqué à la TAP qu'une séance de travail s'est tenue, lundi au siège du gouvernorat, avec des représentants de la société civile à Belkhir.

La rencontre a permis d'identifier les besoins en matière de développement et d'examiner les moyens à même de réaliser les projets en suspens.

Il a ajouté que les procédures juridiques concernant la régularisation de la situation foncière de cinq hectares de terrains (dons de deux citoyens de la régions pour la réalisation de la zone industrielle) ont été lancés.

L'union locale de l'industrie, du commerce et de l'artisanat a dénoncé cette grève.


Commentaires


5 de 5 commentaires pour l'article 47508

Galileo  (Tunisia)  |Mercredi 28 Mars 2012 à 10h 52m |           
La vérité est que notre gouvernement, à l'image des précédents, est (excusez moi les termes que je vais employer) un gouvernement médiocre et incompétent. je suis peiné d'arriver à cette conclusion, mais c'est la seule qui me paraît plausible.

Mandhouj  (France)  |Mardi 27 Mars 2012 à 22h 38m |           
Je ne suis pas contre les luttes ouvrières et populaires pour un lendemain meilleur, c'est ma conviction et mon chemin politique. toutefois, notre révolution nous a permis de voir en face notre réalité collective. des régions entières oubliées, des villes entières dépourvues du minimum d'infrastructure, une grande partie de notre jeunesse vit dans un espace sociaux-économique sans issu, ni emploi, ni avenir correcte à l'horizon. après le 17
décembre 2010, le 14 janvier 2011 et le 23 octobre 2011, la tunisie a gagné sa démocratie, la tunisie a déshabillé des voleurs et les spoliateurs... aujourd'hui nous sommes devant des situations très complexes mais avec une volonté d'agir, et là il faut rassembler les moyens et préparer les mises en œuvre des projets. la sécurité est nécessaire, mais aussi la compréhension de nos populations oubliées depuis des décennies et même des siècles -
les régions de l'ouest, les quartiers populaires du grand tunis (elmallassine...)- . je suis sûr et certain que ce gouvernement souhaite agir rapidement mais sûrement, donc il est à la recherche d'un espace social calme, donc un peu de temps sans sit-in ça serait bien. ce notre bonheur collectif qui est en jeu. j’espère que l'idée est passée.

   (France)  |Mardi 27 Mars 2012 à 18h 44m |           
Tous les malheurs de la nouvelle tunisie déversent de ces régions . est ce que les habitants sont dupes et se font manipuler ou bien ils ont attrapé le syndrome de la haine qui les conduit vers la somalisation de tout le sud-ouest . soyons civilisés et basta .

TARAK KLAA  (France)  |Mardi 27 Mars 2012 à 18h 01m |           
Si toutes les délégations font grève à tour de rôle , le temps qu'on arrive au bout , et même bien avant , ils auront tué l'économie de la région , et gravement endommagé l'économie de tout le pays , il ne leur restera alors plus que leurs yeux pour pleurer , et il serait malvenu de leur part de formuler une quelconque revendication , et il faudra aussi qu'ils rendent des comptes pour ces actes de sabotage , et notamment qu'ils rendent des
comptes à tous ceux qui par leur faute risquent de se retrouver au chômage.....
il est anormal que l'économie du pays soit prise en otage par une poignée d'individus , en tous cas une infime minorité qui font perdre au pays mille fois plus qu'ils ne lui réclament.
les plus à blâmer dans cette affaire sont les autorités , qui les laissent détruire des emplois , sans réagir , ou si peu et toujours avec retard.
qu'ils essaient de faire cela en france ou aux usa , ils auront très vite les forces de l'ordre sur le dos , pourtant ces pays sont incontestablement des pays démocratiques.

Baron  (Tunisia)  |Mardi 27 Mars 2012 à 17h 29m |           
A mes frères à gafsa: ce genre d'actes négatifs ne servira à rien pour notre région.

bien au contraire.

la meilleure approche est que vous discutiez -avec politesse- avec les nouvelles autorités régionales et vous saurez qu'il existe un programme de développement prévu pour cette région et qu'il ne vous reste que de le soutenir et de contribuer à sa concrétisation.
ce genre d'actes mal calculés n'aura qu'un seul effet: retarder ou meme faire fuir les investisseurs.

parole de gafsi.