Tunisie: ''Le monde arabe face à deux alternatives : engager des réformes rapides ou c'est la révolution'' (Marzouki)



tap - « Le monde arabe se trouve à un tournant décisif de son histoire qui place les pays de la région devant deux alternatives : la réalisation de réformes rapides et profondes ou c'est la révolution avec toutes les conséquences qui en découlent », a affirmé le Président de la République Moncef Marzouki.

« Il est temps d'engager des réformes radicales, rapides et réelles », a-t-il estimé.


A l'ouverture des travaux de la 29e réunion du Conseil des ministres arabes de l'intérieur qui a eu lieu, mercredi à Hammamet, M.Marzouki a formé l'espoir de voir les établissements sécuritaires contribuer à cet élan de réforme « pour restaurer la dignité de la nation et des citoyens ».

Il est impératif, a-t-il relevé, de briser l'image stéréotypée qui s'est collée aux établissements sécuritaires et qui limite leur mission au volet sécuritaire et à une police politique.

Il a, à cet égard, salué les efforts déployés par la Tunisie pour réhabiliter l'institution sécuritaire qui joue un rôle capital dans le maintien de la sécurité et de la stabilité, appelant les forces de l'ordre à être les protecteurs de la Loi et les défenseurs des objectifs et des principes pour lesquels se sont sacrifiés des centaines de martyrs.

Les peuples arabes veulent un appareil sécuritaire qui protège leurs biens, préserve leurs droits et leurs libertés et garantit la sécurité de l'Etat dans le respect de la Loi, des droits humains et des libertés.

« Le peuple passe avant l'Etat qui demeure au dessus de l'ordre et l'ordre doit à son tour être respecté par tous les individus, a-t-il indiqué.

Dans l'allocution qu'il a adressée au conseil et dont lecture a été donnée par le prince Ahmed Ben Abdelaziz, vice- ministre saoudien de l'intérieur, le Prince Nayef Abdelaziz, président d'honneur du Conseil des ministres arabes de l'intérieur a souligné que cette réunion se déroule au moment où le monde arabe traverse une mauvaise période qui invite tous les pays arabes à travailler la main dans la main au service de la gloire et de la dignité des peuples arabes.

Pour le Secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l'intérieur Mohamed Ali Koumen, face aux mutations que connaît la région, le monde arabe a besoin plus que jamais de la sécurité et du raffermissement de la confiance entre le citoyen et l'agent de l'ordre.

La réalisation de cet objectif, a-t-il estimé, passe impérativement par la consécration du principe de la citoyenneté qui nourrit le sentiment d'appartenance et impose le respect de la Loi.

Il s'agit également, a-t-il ajouté, de renforcer la « police sociale » pour mieux rapprocher l'appareil sécuritaire du citoyen, faisant remarquer que le maintien de la sécurité et le renforcement des relations entre la police et la société sont tributaires de la contribution de plusieurs acteurs dont les médias et la société civile.

A l'ordre du jour de la réunion du Conseil des ministres arabes de l'intérieur, plusieurs questions importantes dont le projet du 7e plan sécuritaire arabe, le projet du 5e plan médiatique de sensibilisation sécuritaire contre le crime et le projet du 4e plan périodique de la stratégie arabe de la sécurité routière.

Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 47068

Tunisien_Hekaima  (Germany)  |Vendredi 16 Mars 2012 à 10h 31m |           
@(sweden)
essaye de revoir l 'histoire du "monde arabe" pour mieux comprendre ce terme.

Galileo  (Tunisia)  |Jeudi 15 Mars 2012 à 08h 41m |           
Je me sens concerné par ce qui se passe dans mon pays la tunisie et à cet égard j'attends toujours de la part du nouveau gouvernement des propositions de refonte de nos systèmes fiscal, de formation, de protection de l'environnement, de gestion des ressources en eaux, d'efficacité énergétique, de production agricole, de tourisme vert, de valorisation du patrimoine et j'en passe. par conséquent, je n'ai pas le sentiment que la tunisie ait une
quelconque responsabilité ou rôle à jouer dans ce qui se passe dans le monde arabe en dehors de sa zone d'influence. en résumé, c'est bien entendu de bonne guerre de participer à des mécanismes sécuritaires arabes et non arabes et de philosopher sur l'avenir des peuples de langue arabe, mais ça ne va pas améliorer le panier de la ménagère !