''La finance islamique n'est qu'une modalité de financement'' (Radhi Meddeb)



tap - ''La finance islamique, avant d'être islamique, est avant tout de la finance. Il s'agit d'un guichet supplémentaire pour diversifier les produits bancaires", telle est la conviction défendue par M.Radhi Meddeb, qui a fondé et dirigé "Arab leasing international" (arabie saoudite) et "Algerian Saudi Leasing " (Luxembourg).Il faut, certainement, a-t-il déclaré à la TAP, "ouvrir le marché à cette finance, mais ne pas croire qu'elle représente la solution, surtout que les montants que la finance islamique mobilise à travers le monde, sont, infiniment, faibles, comparés aux montants de la finance traditionnelle".

En Tunisie et à titre d'exemple « la Banque Islamique de Développement, est un acteur actif, mais il est très loin derrière des acteurs traditionnels comme la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et l'Union Européenne ».
D'après lui, "ce ne sont pas les promoteurs des pays du Golfe qui investissent dans la spéculation, qui vont apporter des solutions aux problèmes de la Tunisie dont les échanges commerciaux, le tourisme… sont liés à 80% à l'Europe.


Nous ne pouvons, dans la conjoncture actuelle, négliger aucun acteur, mais il ne faut pas surévaluer la finance islamique et croire que c'est la panacée".

La finance islamique peut, a estimé M.Meddeb, élargir quelque peu, la couverture et la mobilisation de l'épargne tunisienne, Ce n'est qu'une modalité, "son seul avantage est, peut-être, de permettre à une partie de la société, sur des bases idéologiques et religieuses, de se sentir plus à l'aise.

Pourtant, cette finance ne va pas coûter moins cher, vu qu'elle se réfère, toujours, au taux d'intérêt bancaire".

Il a affirmé "notre priorité est de s'attaquer à la réforme de notre secteur bancaire qui est quasiment en faillite".


Commentaires


6 de 6 commentaires pour l'article 46975

Taolac  (Tunisia)  |Mardi 13 Mars 2012 à 12h 52m |           
Personne n'a pretendu que la finance islamique represente "la solution"mais une chose est sure ,elle n'est pas responsable du chaos que vit la finance internationale ni de la "quasi-faillite" de "notre systeme".
j'aurais bien aimé que mr meddeb nous dise qui est responsable de cette "quasi-fallite" surtout qu'il a eté membre du conseil d'administration de la bct !.....

Galileo  (Tunisia)  |Mardi 13 Mars 2012 à 09h 18m |           
Je suis d'accord. je pense que cette initiative devrait être prise au niveau de la constituante. lancer l'initiative avec les éminences grises tunisiennes pour créer un think tank non partisan qui lancerait les grandes propositions structurantes du pays. le gouvernement pourra être alimenté de propositions de haut niveau non partisanes pour gérer au mieux le pays. on voit bien partout dans le monde que les propositions partisanes de
gouvernements successifs ne fait que ruiner les nations. c'est la société civile au travers de personnalités de premier plan et d'outils de transparence (internet, revues spécialisées, conférences, séminaires, task forces ...) qui est appelée à devenir la principale partie prenante dans les décisions socio économiques qui affectent la vie de générations de citoyens. le rôle de l'état doit être revu au niveau de fonctions principalement
sécuritaires, monétaires et d'arbitrage. pour le reste la société civile est par essence plus efficace que l'état, car disons-le, en matière économique, l'état finit toujours en réalité par défendre les intérêts d'uneoligarchie minoritaire. donnons un sens à la révolution !

Leraisonnable  (Tunisia)  |Lundi 12 Mars 2012 à 18h 47m |           
@galileo : bravo cher ami pour tes remarques pertinentes et pourraient etre d un grand profit pour le pays.comme tu l as si bien dit; suffit les ragots mensongers autour de tel ou tel personnage . et moi j ajouterai suffit les invitations de tel ou tel predicateur qui ne ferait que nous eloigner les uns des autres et ce dans le meilleur des cas. pour ce qui est du devenir du pays dans tous les secteurs d activite pourquoi ne pas creer; avec tous
les moyens et les prerogatives necessaires; d un institut superieur de recherches a l instar de ce qui existe dans les pays developpes et au sein duquel on pourrait trouver nos eminences grises.il est entendu qu ils auront pour taches de tracer toutes les politiques du pays a court ;a moyen et a long termes.et bien sur tout en ayant un statut de totale independance.en clair les gouvernements passent et l institut de recherches reste.et c est
ca la force des" grands" pays .

Galileo  (Tunisia)  |Lundi 12 Mars 2012 à 17h 12m |           
Est ce que si radhi pourrait contribuer à concevoir un plan directeur d'urbanisme et de développement économique et culturel du bassin minier de gafsa ? quand on voit que le maroc a réalisé le double des bénéfices du groupe chimique en 2010 (2011, c'était catastrophique pour nous ...) et que des partenariats stratégiques ont développé avec le brésil, l'inde et la turquie, on se dit que le gouvernement deevrait faire appel en toute urgence à
des compétences tunisiennes pour mettre en place un plan d'affaire avec les citoyens de la région sur la base d'un programme stratégique à court et à moyen terme. je pense par ailleurs qu'une infrstructure culturelle et sportive de qualité ferait du bien à nos concitoyens privés de la douceur maritime. ceux par contre qui ne veulent pas travailler et dont le seul fonds de commerce est de perturber la marche de l'économie, il faudra qu'ils en
assument la responsabilité face à des psychiatres !

Galileo  (Tunisia)  |Lundi 12 Mars 2012 à 15h 50m |           
Si radhi, pourquoi ne créez vous pas un think tank qui émettrais des recommandations dans de nombreux compartiments de l'économie, depuis la valorisation du phosphate jusqu'au developpement démographique du pays en passant par la valorisation des cerises de makthar. la monétisation de ces études et recommandations stratégiques et macro économiques se feraient à la demande pour des études plus fines découlant des études stratégiques à
l'attention d'organismes, institutions et acteurs privés tunisiens et internationaux.

Galileo  (Tunisia)  |Lundi 12 Mars 2012 à 15h 37m |           
Je suis heureux de lire une information de qualité autour d'un sujet hautement démagogique. j'aimerais sincèrement que messiseurs notre président et notre premier ministre nous expliquent un brillant monsieur comme radhi meddeb ne fait pas partie de notre gouvernement. je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il propose, je ne crois pas au micro crédit qui existe déjà au travers de la bts, fonapra, bfpme ... je ne suis pas favorable à la
banque alimentaire mais plutôt à des interventions directes auprès des nécessiteux avec un parainnage durable pour les intégrer à la dynamique globale ... mais si radhi a le courage de dire ce qu'il pense et de proposer des choses pertinentes sur la base d'une excellente connaissance de la tunisie et de son environnement proche et lointain, du système financier international ... je pense que l'état devrait constituer autour de radhi meddeb un
think tank qui pourrait proposer des plans d'affaires pour les secteurs stratégiques tels que la formation, les plans directeurs d'urbanisme, l'eau, l'énergie, la mobilité ...
ce serait bien meilleur d'associer ce monsieur aux processus de conception, de planification et de pilotage que de nous rapporter des ragots sur caïd essebsi et le complot et autres histoires farfelues !