Tunisie: Le gouvernement prévoit des mesures pour contenir la hausse des prix



tap - Une équipe du gouvernement, s'est rendue, mercredi, au marché de gros de Bir El Kassaa, l'un des principaux grossistes fournisseurs des détaillants en produits agricoles, adressant un message aux divers intervenants (production et distribution) pour la pression sur les prix et la contribution à la préservation du pouvoir d'achat du citoyen.

Les membres du gouvernement, Ali Laaridh, ministre de l'intérieur, Bechir Zaafouri, ministre du commerce, Ridha Saidi, ministre auprès du Chef du Gouvernement chargé des dossiers économiques et Habib Jemli, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'agriculture, ont insisté lors de cette visite, sur le rôle de régulateur que l'Etat doit assumer à travers les différents mécanismes (importation, stockage, lutte contre l'exportation illégale et non contrôlée des produits agricoles), soulignant l'impératif d'intensifier le contrôle au sein des marchés et des points de vente.


Le déplacement des membres du gouvernement intervient à un moment où des revendications renouvelées sont exprimées, via les médias, par les citoyens qui critiquent une hausse incontrôlée et "illégale" des prix des produits de consommation, notamment, agricoles et alimentaires et un phénomène de monopolisation qui n'a fait qu'affecter le pouvoir d'achat des catégories moins nanties.

Dans une déclaration à la TAP, le ministre du commerce, Béchir Zaafouri a annoncé que le gouvernement "va prendre dans les heures et les jours à venir des mesures pour mettre un terme au phénomène de la flambée des prix".

Ces mesures consistent, en premier lieu, à intensifier le contrôle en présence des services de sécurité et des militaires.

Il a évoqué d'autres mesures qui seront examinés au cours des prochains conseils ministériels.

Au marché de gros de Bir El Kassaa à Ben Arous (Banlieue Sud de Tunis), les ministres ont lancé un appel aux agriculteurs pour qu'ils exposent leurs offres de produits directement au sein des marchés de gros.

Ils ont suggéré, à cet effet, l'aménagement d'espaces "du producteur au consommateur", recommandant à ceux-ci (agriculteurs) de s'organiser dans le cadre de coopératives de services pour faciliter la commercialisation "directe" de leurs productions.

C'est que l'implantation anarchique au sein des marchés réduit les quantités de produits exposés au marché de gros et encourage la hausse des prix.

La délégation gouvernementale a aussi évoqué la coordination avec le ministère de l'agriculture pour l'augmentation de la production tout en prenant en considération les besoins des pays voisins qui importent de la Tunisie des quantités qui surpassent les besoins du marché local.

Cette mesure est de nature à préserver l'équilibre entre l'offre et la demande, qui peut être perturbé par l'exportation illégale, l'une des causes de la hausse des prix.

De son côté, le ministre de l'intérieur, Ali laaridh a déclaré aux représentants de la presse nationale que le ministère de l'intérieur va renforcer et protéger les équipes de contrôle commercial, avec une application rigoureuse de la loi pour préserver le niveau moyen des prix.

Il a rappelé, dans ce contexte, que la priorité de l'action gouvernementale demeure l'amélioration des conditions de vie des couches sociales les plus vulnérables et celles qui vivent dans les zones reculées ainsi que la préservation des équilibres financiers.

Il a également évoqué l'intensification du contrôle sur les frontières et le renforcement des équipes de sécurité et des militaires chargées de cette mission par les équipements nécessaires pour faire face au trafic illégal des produits alimentaires et agricoles et à "l'exportation anarchique".

Pour sa part, Ridha Saïdi, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'agriculture a fait observer que la prolifération des intermédiaires entre l'agriculteur et le consommateur fait en sorte que la maîtrise des prix soit difficile, ce qui explique d'ailleurs la hausse des prix durant la dernière période.

Il a fait remarquer que "l'exportation parallèle" surtout vers la Libye est l'une des raison de la hausse des prix, ce qui a amené le gouvernement à intensifier, depuis 10 jours, le contrôle sur les frontières.

M.Saidi devait ensuite annoncer que l'Etat va mettre en place un instrument pour la fixation d'un "prix plafond" pour l'ensemble des produits de base les plus prisés afin de surmonter les difficultés rencontrées par les petites bourses.

Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 46096

KIBY  (Tunisia)  |Jeudi 23 Février 2012 à 12h 16m |           
C'est étonnant : d'un coté on fait la promotion de l'union du maghreb arabe et de l'autre on veut interdire l'exportation de la production agricole comme si on pouvait exporter autre chose !
ce qui est encore plus étonnant, c'est qu'on cherche à relancer le tourisme, de masse bien entendu, alors que nous n'arrivons plus à approvisionner le marché local correctement, mais pas de souci on fait appel aux grandes surfaces qui vont contribuer à résoudre le problème !
on continuera à soutenir l'off shore fiscalement et financièrement (famex & co), on continuera à importer 45 000 véhicules par an et à augmenter le prix du carburant.
mais soutenir l'agriculture ou la montée en gamme de l'économie : est ce que le gouvernement a été élu pour celà ? il faudrait vérifier !
polémiquer sur l'apparence des femmes, ça oui, beaucoup de gens apparemment ont voté pour cela !

Fatma  (Tunisia)  |Mercredi 22 Février 2012 à 19h 26m | par             
Je suis très confiant en l'avenir de la Tunisie malgré l'heritage laissé par bajbouj a ce gouvernement
Labes
Labes
Labes

Mouatene  (France)  |Mercredi 22 Février 2012 à 18h 10m |           
Bonsoir
il faut que ce gouvernement sache restaure de l'ordre dans ce pays.le probleme est que les marchandises dont80% des cas suivent un chemin illegale de vente essentielement sur les trotoires et sur les camions dans la rue et cela ne profite a personne ni au citoyen ni la municipalite.tout ce resume en un seul mot de tout les problemes qui se produisent dans le pays il faut un gouvernement insaure de l'ordre.