Tunisie : Prémices d'amélioration de l'économie nationale (Banque Centrale)



tap - Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT), réuni mercredi, a passé en revue les derniers développements de la situation économique et financière nationale, relevant l’apparition de prémices d'amélioration de l'économie nationale au début de l’année en cours.

Il s'agit de la progression du rythme des échanges commerciaux avec l’extérieur, notamment l’accroissement des exportations des industries manufacturières et des importations de biens d’équipement et de matières premières et demi-produits, ainsi que l’augmentation de certains indicateurs de l’activité touristique.


Il a noté que ces indicateurs devront être consolidés et que la vigilance reste de mise, compte tenu de l’augmentation du niveau de l’inflation en janvier 2012 et ce en relation avec la persistance des tensions sur les prix des produits alimentaires.

Par ailleurs, les paiements extérieurs ont enregistré, durant la même période, un élargissement du déficit courant se traduisant par la poursuite de la baisse des avoirs nets en devises dont le niveau est revenu, le 14 février courant, à 10.341 MDT ou l’équivalent de 109 jours d’importation contre 113 jours à la fin de l’année écoulée.

Sur le plan monétaire, la contraction de la liquidité bancaire s’est poursuivie en février 2012, nécessitant une intervention accrue de la BCT qui a injecté une enveloppe moyenne sur le marché monétaire de 3.873 MDT au cours des treize premiers jours du mois contre 3.743 MDT en janvier.

Les tensions sur le marché monétaire se sont traduites par une hausse du taux d’intérêt au jour le jour pour atteindre 3,71 pc contre une moyenne de 3,16 pc en janvier.

A la lumière de ces évolutions, le Conseil d’administration a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT, mettant l’accent sur la nécessité d’œuvrer à la consolidation des signes de reprise du rythme de la croissance, en garantissant un climat rassurant pour les investisseurs.
Il a, encore, appelé à la surveillance de l’évolution des prix, recommandant de renforcer le contrôle des circuits de distribution.

Il a rappelé, également, l’importance de la poursuite des efforts du secteur bancaire et financier pour mobiliser les ressources nécessaires afin de fournir les financements requis pour soutenir l’activité des entreprises et assurer la relance de l’investissement privé.

Commentaires


10 de 10 commentaires pour l'article 45764

Youfa Leklem  (Tunisia)  |Vendredi 17 Février 2012 à 15h 24m |           
Faiblesse des fondamentaux (croissance, emploi, niveau des prix), crise de liquidité bancaire, panique des investisseurs, instabilité des marchés financiers, recours au fmi en tant que lender of last resort, perte de confiance des offreurs de capitaux, endettement extérieur croissant etc. autant de symptômes pour indiquer que nous sommes à la veille d'une crise monétaire et bancaire. arrêtez de nous raconter des histoires à dormir debout !!!

@ Nabli (Fr)  (Tunisia)  |Vendredi 17 Février 2012 à 15h 22m |           
Tu fais toujours l'intéressant avec tes sottes remarques ; monsieur mandhouj sidek ya tahhan. tu ne peux lui arriver à la cheville.

Mandhouj  (France)  |Vendredi 17 Février 2012 à 14h 53m |           
@nabli (france)
bonjour nabil, sans commentaire.

Free  (Tunisia)  |Vendredi 17 Février 2012 à 07h 44m |           
@tarek klaa : bravo mr tarek votre analyse est magnifique, aux tunisiens de retourner au travail et d'arrêter de pleurnicher et de semer la zizani entre eux; rabbi yehdi el jamiia

Nabli  (France)  |Jeudi 16 Février 2012 à 14h 24m |           
@mandhouj (france)
comment peut-on publier un commentaire truffé de fautes comme le votre

Mandhouj  (France)  |Jeudi 16 Février 2012 à 13h 54m |           
La problématique autour et dans cette entreprise est apparemment plus complexe qu'on nous le dit, vive le travail, vive le travailleur, vive l'entreprise, donc à table et discussion, s'il vous plait, une fois pour toute, et ne vous intéressez pas aux agendas politiques en cas où c'est le cas de cette problématique.
7.0/10 (5 votes)
@bebnet
juste pour m'excuser auprès des lecteurs et lectrices, pour dire que le commentaire ci-dessus est destiné pour commenter l'article sur l'usine leoni, et non la bct, erreur de ma part, ou erreur de sourie, :).

Tarak KLAA  (France)  |Jeudi 16 Février 2012 à 11h 10m |           
Voilà ce que j'appelle de bonnes nouvelles.
imaginez maintenant que les tunisiens arrêtent de pleurnicher , de s'affronter , d'avoir recours à la chasse aux sorcières et se réconcilient , imaginez qu'ils se remettent au travail et se retroussent les manches....les performances de notre économie seront alors encore plus prometteuses et il sera plus facile de soulager la situation de ceux qui sont en difficulté ou démunis.
nous avons un chouette pays , qui a beaucoup d'acquis solides , et qui ne demande qu'à repartir de l'avant.
nous avons d'excellemntes élites qui ont dû travailler sous l'autorité de ben ali , simplement parce qu'ils n'avaient pas le choix , et composer avec le climat mafieux et corrompu de l'ancien régime , malgré cela ils ont fait du bon boulot , pour la plupart d'entre eux , et monsieur nabli fait manifestement partie du lot , alors ceux qui lui disent de dégager feraient mieux de se taire et d'arrêter d'encombrer les réseaux sociaux , avec
leurs commentaires irréalistes et irresponsables.
la tunisie a besoin de tous ses enfants , et aujourd'hui les brebis galeuses ont été évincées et mises hors-circuit , donc laissez nos technocrates continuer à travailler pour notre pays , avec la corruption en moins , sachant qu'un grand nombre d'entre eux n'y ont pas eu recours , sinon la tunisie n'aurait pas le niveau de développement qui est le sien aujourd'hui.
je l'ai déjà dit , sans la corruption , notre pays serait aujourd'hui un pays développé.

Mandhouj  (France)  |Jeudi 16 Février 2012 à 10h 01m |           
La bct, entre vision et moyen d’action : la gestion du difficile.
oui l’économie est une dérive de la politique, oui la finance et ces mécanismes (le capital) participe grandement à l’organisation de la vie sociale. oui on vie dans un monde ouvert, mondialisé, sans grands principes de valeur. les valeurs de la compétition, de la compétitivité, de la vitesse, de la performance à image unique (rentabiliser, gagner rapidement …), les valeurs de la concurrence, de la régulation dans le sens du plus fort,
du libre échange, la notion du retour sur investissement se met en marche « se calcule et se chiffre» avant la mise en œuvre de l’étude du projet qui pourra prendre en compte les apports et les limites des investissements prétendus en terme de retombées sur les territoires et les populations et environnement; paranoïa où peur légitime ? la question reste posée. la finance mondiale et les relations commerciales et d’échanges, des prêts,
s’articulent sur les différents territoires du monde à travers des institutions coupées des populations mondiales, non démocratiques (fmi, omc, bm, bce, les grandes banques privées, les grandes places financières « les bourses », les agences de notation qui soufflent le chaud et le froid sur les états, sans se préoccuper des retombées de ses notations sur le panier de la ménagère). ces valeurs et ces manières d’agir sur les états et les
peuples, formulent les mécanismes de vie de l’actuel système libéral, mais elles formulent aussi les origines de la crise communiquée financière/économique sur les medias. oui cette crise est en elle-même représente par excellence la formule mécanique d’absence de régulations correctes.
tous les agissements et les manières de faire « de prêter et de reprendre… » se passent dans un environnement politiquement non propre.
on constate : 1- une absence de l’intervention du politique.
2- absence de considération correctes aux droits légitimes des petites économies et des peuples.
pour ne donner que cinq exemples grande échelle sans lien apparent peut-être, mais avec toutes les connexions/liens qu’on pourra faire :
1- la situation de l’état grec actuellement.
2- le secteur du coton dans le monde (egypte, usa, mali…), j’avance ça comme ça en vrac, juste pour dire que les règles au niveau de l’omc (si il y a des règles) sont sans sens de prospérité pour tous les pays.
3- l’actuelle hystérie des puissants européens (france allemagne, surtout) dans leurs actions engager envers l’effort aux sujet des dettes souveraines. – imposer des plans de redressement aux pays, la grec, l’italie, qui se transforme localement par des plans d’austérité. – leurs acharnement pour adopter les règles d’or (la règle d’or, même par des referendum, pour engager la responsabilité des peuples devant des mécanismes articulations
financières qui ne fait pas partie à mon sens du droit de vote. c’est une forme d’irresponsabilité politique, la plus perverse dans l’histoire européenne où même du monde.
4- - la paresse des états riches devant la précarité et la famine dans le monde, somalie, la situation du peuple haïtien depuis le dernier tremblement de terre,...
5- les promesses d’aides aux pays du printemps arabe.
enfin tout cela, juste pour dire que notre bct (à travers son propre faire global) on la veut marier avec les besoins les plus élargies et transversales de notre économie au plus large (voila pour faire court), des finances qui circulent, et de préoccupations de notre population (entreprises/travail/panier de la ménagère), épouser tout simplement les objectifs de la révolution.
ni de gauche ni de droite, simplement citoyen. mandhouj tarek.

*****  (Tunisia)  |Jeudi 16 Février 2012 à 08h 38m |           
Nabli degaaaaaaaaaaaaaaaaage

M  (France)  |Jeudi 16 Février 2012 à 00h 09m |           
La problématique autour et dans cette entreprise est apparemment plus complexe qu'on nous le dit, vive le travail, vive le travailleur, vive l'entreprise, donc à table et discussion, s'il vous plait, une fois pour toute, et ne vous intéressez pas aux agendas politiques en cas où c'est le cas de cette problématique.