Tunisie: La BCT décide de maintenir inchangé le taux d'intérêt directeur



tap - Le Conseil d'Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), réuni mercredi, a décidé de maintenir inchangé le taux d'intérêt directeur de la BCT, mettant l'accent sur la nécessité de la mobilisation par le secteur bancaire de ressources à long terme lui permettant de poursuivre son rôle de financement de l'économie.


Par ailleurs, le conseil recommande d'œuvrer à l'élaboration d'un schéma de développement et l'adoption d'une politique économique et financière claire tout en mettant en place un programme de financement qui tient compte des capacités du pays à mobiliser des ressources intérieures et extérieures et à préserver les équilibres globaux.


De même, le conseil insiste sur l'indispensable conjugaison des efforts pour garantir le rétablissement de la stabilité sécuritaire et sociale afin de permettre la reprise du rythme normal de l'activité économique dans les plus brefs délais.

Le conseil a passé en revue, au début de ses travaux, le bilan économique de l'année 2011 qui a été caractérisé par une évolution négative de la production et des exportations pour la plupart des secteurs, un repli de l'investissement tant intérieur qu'étranger et des création d'emplois, ainsi qu'une dégradation des équilibres financiers compte tenu de la conjoncture exceptionnelle qu'a connue le pays. Aussi, les dernières prévisions tablent-elles sur une croissance négative.

Le conseil a noté, en particulier, l'augmentation du déficit courant des paiement extérieurs pour s'élever à 7,1% du PIB en 2011, en relation avec la contraction des exportations des industries non manufacturières et des services, ce qui s'est traduit par une baisse du niveau des avoirs en devises à environ 10.582 MDT ou l'équivalent de 113 jours d'importation contre, 147 jours une année auparavant. Sur le plan monétaire, le rythme de progression de la masse monétaire M3 et des concours à l'économie s'est ralenti, atteignant, respectivement 7,9% et 13,2%, au terme de l'année 2011.

Les besoins des banques en liquidités se sont nettement accrus, nécessitant des interventions plus importantes de la BCT sur le marché monétaire portant sur une enveloppe moyenne de 3,604 MDT en décembre 2011 et de 3,893 MDT durant les seize premiers jours du mois de janvier courant et ce, afin de permettre au secteur bancaire de fournir les financements nécessaires aux entreprises et aux investisseurs. Le taux d'intérêt moyen sur ce marché s'est situé à 3,19% depuis le début du mois de janvier courant, contre 3,23 % pour le mois de décembre 2011.

S'agissant de l'évolution des prix et après les pressions enregistrées depuis l'été dernier sur les prix de certains produits, notamment alimentaires, le niveau de l'inflation s'est établi à 3,5 % pour l'ensemble de l'année 2011, contre 4,4% l'année précédente.

Le conseil a examiné, également, les perspectives d'évolution de l'économie nationale pour l'année 2012, qui malgré un début de stabilisation au niveau politique, reste marquée par la poursuite des pressions sociales et par les difficultés de l'environnement interrégional, surtout dans les pays de la zone Euro connaissant récemment une dégradation de la notation financière de plusieurs pays en relations avec la crise de la dette souveraine.

Commentaires


5 de 5 commentaires pour l'article 44131

Abdou  (Tunisia)  |Vendredi 20 Janvier 2012 à 10h 05m |           
Candidat non encore déclaré des démocrates républicains, mustapha kamel nabli fait peur aux islamistes parce qu’il est l’une des rares figures capables de les affronter et de gagner. n’ayant pas de casseroles, sans passif, son passé joue véritablement en sa faveur et son carnet d’adresses comporte plusieurs grands noms de dirigeants et de puissants mondiaux, en europe, aux etats-unis (où il vivait), mais aussi dans le monde arabe.
autant d’éléments qui font que son profil ne sied guère à nos gouvernants actuels qui auraient bien aimé l’avoir à leurs côtés. et puisqu’il n’est pas avec eux, ils le considèrent comme s’il était contre eux. ce qui est, peut-être, vrai !

Mansour  (Tunisia)  |Jeudi 19 Janvier 2012 à 10h 24m |           
Bravo la bct,je voudrais que mrs le gouverneur explique encore la gravité de la situation a tout ces contestataires.qu'ils voient,qu'ils doivent différer certaines demandes pour protéger les acquis.

Arbi  (Tunisia)  |Jeudi 19 Janvier 2012 à 10h 17m |           
La banque centrale et le secteur bancaire en général a été le théâtre des abus commis par l'ancien régime sur le plan économique. malgré la crise, la fuite de devise continue. serte il y a des cadres honnêtes mais les personnes corrompues ainsi que des commissaires aux comptes qui ferment les yeux sur les abus commis continuent d'occuper tranquillement leurs postes. il faut instaurer un contrôle sur les devises, dévaluation du dinar contrôle
sur les crédits plus l'ouverture du chantier des abus commis.

Bab ezzira  (Tunisia)  |Jeudi 19 Janvier 2012 à 09h 30m |           
Heureusement qu’il reste encore des institutions qui n’ont pas encore perdu le nord dans ce chaos malgré toute la campagne de dénigrement qu’elle fait l’objet. une feuille de route doit être établie dans les plus brefs délais elle doit comporter des actions tactiques à court terme et stratégiques à moyen et long termes pour remonter la pente. on peut encore réussir si chacun reprend sa place, se remet à travailler et cesse de jouer au
révolutionnaire .

BIZERTINO  (France)  |Jeudi 19 Janvier 2012 à 09h 23m |           
La banque centrale maintient depuis il me semble quatre mois le taux d interet directeur de 3,5 % cependant le taux est encore elevé pour permettre une relance de la croissance mais les acteurs principaux sont les banques, le système bancaire en tunisie est un peu fébrile et manque de fiabilité et de garantie pour les emprunteurs de plus les taux pratiqués par les banques sont trops élevés pour permettre d'augmenter la consommation des ménages;
les conditions d'attributions des prets sont rigoureuses et tres lourdes administrativement parlant, les banques ne jouent pas leurs roles à 100 %. il faut baisser les taux d'interet de l'épargne afin d'inciter les citoyens soit à consommer ou investir. actuellement les tunisiens n'ont pas confiance aux marchés et préferent jouer la carte de la parcimonie.
la banque centrale doit jouer son role en mettant la pression sur les organismes bancaires pour ne pas bloquer le pouvoir d'achat des citoyens et ne pas pratiquer arbitrairement des taux de d'emprunt lié à la consommation et de plus les ménages ne seront pas en mesure d etre solvable sur le long terme.
de plus, je pense qu'une petite dévaluation du dinard s'impose, afin de motiver les investisseurs et relancer le marché des devises certe cette décision risque de générer une inflation mais qui doit etre controlée par l'état afin qu'elle soit minime.