Tunisie: Biographie de Mustapha Ben Jaafar



Mustapha Ben Jaafar est né le 8 décembre 1940 dans le quartier tunisois de Bab Souika1. Orphelin de père à cinq ans, ce sont ses cousins, qui militent au sein du Néo-Destour, qui l'initient à la cause nationaliste2. Après des études secondaires au Collège Sadiki, de 1950 à 1956, il rejoint quelques années plus tard le Néo-Destour, parti au pouvoir ; il milite également au sein de l'Union générale des étudiants tunisiens alors qu'il étudie la médecine en France et ce jusqu'en 19682.


Choqué par le limogeage du ministre Ahmed Ben Salah en 1969 puis par l'échec du congrès du parti au pouvoir (devenu entre temps le Parti socialiste destourien) en 1970, Ben Jaafar rentré de France contacte des dissidents du parti, réunis autour d'Ahmed Mestiri, et participe à la fondation de l'hebdomadaire Erraï (L'Opinion) et du Conseil des libertés en 1976, ancêtre de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH). Membre fondateur du Mouvement des démocrates socialistes en 1978, il occupe dans le même temps le poste de professeur à la faculté de médecine de Tunis, tout en étant chef du service de radiologie à l'Institut Salah-Azaïz puis au CHU La Rabta à Tunis dès 19812.


C'est dans ce contexte qu'il fonde le syndicat des médecins hospitalo-universitaires en 1977. Entré en conflit avec le patron du MDS, Mohamed Moada, Ben Jaafar et d'autres membres du bureau politique sont exclus du parti à l'occasion du congrès organisé en 19922. Vice-président de la LTDH de 1986 à 1994, il fonde son propre parti, le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), en 1994 et participe à la création du Conseil national pour les libertés en Tunisie quatre ans plus tard.



Après la légalisation du FDTL en 2002, il parvient à organiser le congrès fondateur en 2009, quelques mois avant l'élection présidentielle du 25 octobre 2009 auquel il décide de se présenter.
Même si le président en place, Zine el-Abidine Ben Ali, semble assuré de remporter l'élection, Ben Jaafar déclare au journal Le Monde que « ne pas participer à ce scrutin, ce serait déserter ». Sa candidature est rejetée le 27 septembre par le Conseil constitutionnel au motif qu'il ne remplit pas la condition selon laquelle un candidat doit être le chef élu de sa formation depuis au moins deux ans.




Le 17 janvier 2011, il est nommé ministre de la Santé publique dans le gouvernement d'union nationale formé à la suite de la révolution tunisienne entraînant la chute et la fuite du président Ben Ali. Le lendemain, alors que le peuple tunisien manifeste son mécontentement contre la nomination de ministres issus du gouvernement déchu, il démissionne en signe de protestation contre le maintien d'éléments du parti au pouvoir ; il est remplacé lors du remaniement du 27 janvier.

Le 23 octobre 2011, il est élu membre de l'assemblée constituante dans la circonscription de Tunis.
Elu président de l'assemblée constituante le 22 novembre 2011.

Ben Jaafar est père de trois garçons et d'une fille.
(Wikipedia)

Commentaires


17 de 17 commentaires pour l'article 41565

Mgarbaa  (Tunisia)  |Mardi 22 Novembre 2011 à 18h 58m |           
Complétez la biographie par : élu président de l'assemblée constituante le 22 novembre 2011.

تونسي  (Tunisia)  |Mardi 22 Novembre 2011 à 16h 33m |           
ظهور الأطباء و المهندسين على الساحة السياسية .أين الاقتصاديون الذين في حاجة إليهم في هذا الظرف الصعب .

Tounsi horrrrr  (Tunisia)  |Mardi 22 Novembre 2011 à 13h 16m |           
J ai une question un tel cv est approprié à la tunisie aprés la révolution .
reponse
bien sur que nonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ....vraiment quelle deception

on a besoin d un type avec personnalité qui sait dire oui la ou il faut et dire non la il faut .
mais un suiveur conciliateur est un signe de faiblesse et de bassesse. pauvre tunisie que les médiocres regnent . il est un medecin bravo et encore est il compétent dans son domaine ,,,,????? je doute fort

   (Tunisia)  |Mardi 22 Novembre 2011 à 12h 52m |           
Mabrouk ya si moustafa .essayez de ne pas oublier vos principes de base : libérté, fraternité et égalité devant la loi ; votre tache est de rallier les tunisiens entre eux par une constitution modérée et progressiste et éviter les dérapages de certains élus qui s'éloignent du peuple une fois assis sur la chaise

Ahmed chawki  (Tunisia)  |Mardi 22 Novembre 2011 à 09h 37m |           
Att babnet : pourquoi vous nous limitez le vote 4/10 faites un effort pour corriger

Ahmed chawki  (Tunisia)  |Mardi 22 Novembre 2011 à 09h 32m |           
Ce monsieur est digne de confiance,c'est lui normalement le president de la republique ,la majorité des tunisiens le souhaitait merci comme meme.

Didon  (France)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 22h 53m |           
'oublions pas le nom du parti fdtl.
3mots dans ce titre de parti :démocratique, travail et libertés, ces 3 mots pensez y en étant le dirigeant de la constituante dans cette période la constitution c'est le pilier de la tunisie et ce sera son avenir radieux je l'espère ou sombre. c'est donc a vous monsieur que les électeurs demanderont le maximum. ce qui ne sera pas écrit, ne sera pas opposable tant au gouvernement qu'aux électeurs.gardez l'indépendance dont vous avez fait
preuve en vous attachant surtout à être le président de la constituante.merci pour le travail que vous allez diriger et mener à bien il vous faudra beaucoup de résistance morale, je suis certaine que vous en aurez.mm

Keiser  (France)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 20h 53m |           
Aucun de ces trois personnes ne pense à l’avenir de notre jeunesse ni à la prospérité et l’évolution positive de l’état. chacun cherche son profit privé et la chaise pour s’installer. la tunisie a besoin de nouveau sang, la génération des années soixante, celle qui a connu la meilleure période de la tunisie. elle a besoin de personnes porteurs de nouvelles idées et qui ramène le peuple à la raison : c'est-à-dire penser aux acquis sociaux
communs (soins médicaux et nourriture équilibrée à la porté de tous le monde, logement convenable, propretés des rues et des différents milieux naturels, accès à l’information et à la formation.
ceci dit, il faut 400.000 ingénieurs qui travaillent durs et se forment et s’informent continuellement pour assurer la richesse du pays. ce sont les expressions d’un cadre de haut niveau qui veut du bien pour son pays. un homme qui a compris qu’il ne faut pas courir derrière l’argent mais il faut s’attacher à la formation et à avoir l’information pour le savoir. enfin, carthage s’est construite seule sans l’aide des puissances existante à son
époque.

أش مازال  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 20h 50m | par             
Nos partis sont des opportunistes hors classe. Ils ont repartis le gâteau. J'espère que vs allez s'occuper des 25% du peuples considérés comme au dessus de la pauvreté. Je suis certain que vs n'allez rien faire sauf vos interets personnels. Mais bara hakaka ya tounes

صفا  (Italy)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 20h 28m |           
بالتّوفيق!!

La Patrie  (Germany)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 20h 11m |           
Mabrouk dr ben jaafer!

Ali51  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 19h 24m |           
Un homme sage .il aurait du ne pas entrer au pouvoir et cautionner le programme dennahdha,cest dommage .bonne chance qand meme

تونسي  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 18h 51m | par             
الله ولي التوفيق

Fares  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 18h 42m |           
Si mostpha a un passe tres honorable, netmanneoulou ettawfi9 fel majless.

Mr B. Jaafer  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 18h 14m |           
Ce monsieur est digne de confiance, les tunisiens vous prétes main forte et hosn eddhan.

Guannas  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 18h 04m |           
Ytayim ou zawali, aidez le, msikin iach mizal fi omrou

Bref  (France)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 17h 54m | par             
Un homme sage et ouvert et rassurant