Tunisie: Hausse tangible du coût de la vie



tap - Un quart de la population tunisienne (24,7%), considérée comme pauvre (statistiques du ministère des Affaires sociales), subit de plein fouet le renchérissement du coût de la vie.
En effet, la conjoncture est marquée par une accélération de l'inflation qui a atteint 3,4%, à la fin du mois d'octobre 2011, en raison de la persistance des tensions sur les prix d'un certain nombre de produits alimentaires (selon le conseil d'administration de la BCT, réuni le 16 novembre courant).
Même constat pour l'Institut National de la Statistique (INS), lequel révèle une augmentation de l'indice des prix à la consommation de 0,6%, en septembre 2011, contre +0,3%, en septembre 2010. Cette évolution concerne pratiquement, tous les secteurs et notamment, les prix des produits alimentaires et des boissons (+0,5%), des vêtements et chaussures (+0,6%), du logement (+0,2%), du transport (+1,3%) et de l'enseignement (+ 3,5).


Augmentation généralisée des prix


De nombreux consommateurs contactés par la TAP, confirment, que cette hausse des prix, ressentie au quotidien, a touché, presque, tous les produits et services.
"Tout est cher aujourd'hui, tout sans exception, les produits alimentaires de base, le transport, l'ameublement à mais, aussi, les factures de l'eau et de l'électricité", lance Habib, un sexagénaire, retraité, qui en tant qu'habitué du marché central (centre ville), est un fin connaisseur des prix.
A chaque fois qu'elle se rend au marché, Raoudha, femme au foyer de 36 ans, refait le même tour "pour se faire une idée sur les prix", car, selon elle, c'est en fonction du prix qu'elle fait ses achats et qu'elle décide même, le menu du jour.
"Il est toujours difficile de réussir la gestion quotidienne des dépenses avec un seul salaire, des loyers exorbitants, et des factures d'eau et d'électricité à régler", se désole, Raoudha.
Amira 30 ans, cadre dans une entreprise publique, est du même avis. Enceinte de trois mois, la jeune dame ne cache pas ses inquiétudes. "Mes dépenses vont doubler, avec l'arrivée du bébé, alors que mon revenu est toujours le même".
La future maman se félicite, pourtant, d'être une bonne gestionnaire, car elle a l'habitude de planifier ses dépenses et ne se livre pas à ses "goûts de luxe". Pour elle, le nécessaire doit toujours, passer en premier lieu.
Ouvrière de 40 ans, Houda, pointe du doigt "les grandes inégalités sociales" et "l'inadéquation" entre les prix à la consommation et les salaires.
"En Tunisie, le simple ouvrier vit au jour au jour et doit se battre pour arriver, sans s'endetter, à la fin de chaque mois", fait remarquer, la quadragénaire.
Moins pessimiste, Meherzia, 80 ans, drapée de son «safsari» blanc, estime que "notre Tunisie est généreuse, nul ne vit aujourd'hui dans l'extrême pauvreté, nul ne dort le ventre vide", répète-t-elle, convaincue que "chacun peut trouver son compte, chacun peut se débrouiller avec son salaire".


Hausse de la demande, spéculation, contrebande


Chef du département de la conjoncture et des études économiques à l'INS, M. Elyes Asemi explique, dans un entretien avec la TAP, que la flambée des prix est «le résultat évident de la hausse de la demande, face à une offre limitée, étant donné la conjoncture actuelle par laquelle passe le pays.
"En fait, la Tunisie est en train de subvenir aux besoins de deux peuples qui vivent des circonstances exceptionnelles : les tunisiens et les libyens, et ce à un rythme de production plus bas que d'habitude, du fait des mouvements sociaux, des grèves et des sit-in", précise t-il.
Selon le responsable, la situation a été aggravée, par les nouveaux comportements dont ont fait montre, des commerçants, des industriels et des particuliers (spéculation, contrebande) mais, aussi, des citoyens (frénésie d'achat, stockage de marchandises).
A cela s'ajoute, la libéralisation des prix et le manque de contrôle régulier, en raison des circonstances exceptionnelles par lesquelles passe la Tunisie.
"La convertibilité du dinar et sa dépréciation par rapport à l'euro et au dollar, ont, également, joué un rôle primordial dans la hausse des prix de certains produits (importés ou fabriqués à partir de matières importées) sur les marchés", conclut le responsable.
(Rédaction Semia Boukhatem -TAP)

Commentaires


11 de 11 commentaires pour l'article 41503

   (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 17h 35m |           
Pour subsister de nos , on frdonne la chanson de abdelhalim : nar ;;;ya houkouma nar , et le démuni qui pense à lui ????

Faress013  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 14h 59m |           
@moss

les bananes ne sont qu'un très petit exemple des réseaux mafieux en place en tunisie et encore intouchés !
par exemple il y a des mafias qui impose a l'agriculteur de leurs vendre son produit a très bas pour qu’après ils lui vendent a nos a un très haut prix !!!

Faress013  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 11h 09m |           
Voici un lien qui explique le prix de 19,5 kg est vendu a 5.05$
http://www.freshfruitportal.com/2011/11/15/ecuador-at-loggerheads-over-minimum-banana-price/

ce qui nos donne un prix de 360 millimes le kg !
alors on veux bien couper une vilaine tête mafieuse ce matin

Faress013  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 11h 01m |           
Cette hausse est causé principalement par les voleurs et mafias qui sont toujours en place en tunisie et qui volent le peuple tunisien encore pire qu'a la période de zaba. a titre d'exemple les 20kg de banane de l'ecuador est vendu a 3$ !!! c'est à dire 250 millimes le kg, en tunisie le kg est vendu a 2000/2500 millimes c'est à dire 1000% !!! de marge.
alors on veux bien comme peuple mettre cette grosse tête mafieuse, qui monopolise le banane, au prison et pour toute ça vie de .



Retraité  (Tunisia)  |Lundi 21 Novembre 2011 à 10h 36m |           
Pourquoi les retraités payent les impôts 2 fois, une fois pendant leur activité et une fois pendant leur retraite? puis, pourquoi les retraités sont oubliés des revendications sociales ? enfin, il ne faut pas oublier que les retraités ont contribué, chacun de son poste au développement du pays.

عادل  (Tunisia)  |Dimanche 20 Novembre 2011 à 19h 52m | par             
دوحي يا فطومة دوحي
عمار في الدار
و ما عندو باش يشري خبزة
اه يا عمار 404
الله يهديك

UnAvis  (Gabon)  |Dimanche 20 Novembre 2011 à 18h 57m |           
Je suis sur qu'avec ses prières et le tampon qu'il a sur la tête jebali vas résoudre tout les problèmes ...
tunisiens vous avez élu ennahdha alors profitez-en. je sens que les mois à venur vont être très amusants

خبز و ماء  (France)  |Dimanche 20 Novembre 2011 à 15h 46m |           
خبز و ماء... شعار الثورة يتحقق

Youfa Leklem  (Tunisia)  |Dimanche 20 Novembre 2011 à 15h 15m |           
Une situation économique désastreuse avec un pib qui stagne, un chômage massif croissant une inflation manifeste (réprimée partiellement) bref une stagflation. c'est un défi énorme pour le prochain gouvernement et ce ne sont, certes, pas les médecins et les avocats qui vont maîtriser la situation. que dieu soit avec ennahdha et compagnies!!!

Hana  (Tunisia)  |Dimanche 20 Novembre 2011 à 14h 50m |           
En tout cas le psychopathe originaire de oued ellil et immigré à la marsa se porte bien. il a même décidé de prendre une maîtresse, une tuniso-française qui habite dans son immeuble et qui avait l'habitude jusque là de coucher avec le maçon, le plombier, le déménageur, bref, tous les ouvriers qui passent.
bref ça sent le sida du côté de notre psychopathe de oued ellil.
il va falloir rendre les médicaments anti-sida gratuits pour le gars de oued ellil et sa maitresse.

LOTFI  (France)  |Dimanche 20 Novembre 2011 à 14h 26m |           
Comment fait le tunisien moyen pour terminer son mois ? ben de la survie !!! et pendant ce temps que font les vainqueurs des elections ? ils se partagent le gateau-tunisie , ennahda veut les ministeres de l'education et de la culture pour imposer sa dictature theocratique , le cpr veut les ministeres de l'interieur et celui de la justice par esprit revanchard et l'economie dans tout ca ? ils s'en foutent , preuve les ministeres de
l'economie , du commerce et des finances restent entre les mains de technocrates, car ils n'ont aucune reponse a apporter aux problemes socio-economique de la tunisie !!! la tunisie a deja perdu 9 mois et maintenant encore une annee ( merci aux manifestants de kasbah 1 et 2 pour leur trouvaille sur la contituante ) pendant ce temps les entreprises delocalisent vers le maroc , les investisseurs etrangers desertent le site tunisie , et le pire
est devant nous !!! car c'est l'idiologie theocratique , la religion , le 6 sixieme califat et la polygamie qui vont s'imposer pendant cette periode au detriment de l'economie et du pouvoir d'achat du citoyen.