Le chef de la diplomatie française Alain Juppé entend "faire confiance" aux responsables du parti islamiste Ennahda, vainqueur aux élections en Tunisie, et "travailler avec eux", a-t-il déclaré dimanche à la radio Europe 1.
"Aucune révolution ne se passe dans le calme complet. Il va y avoir des difficultés. Il faut faire confiance", a affirmé le ministre français des Affaires étrangères.
"Quand j'écoute le discours des responsabes du parti
Ennahda, (...) ils disent: +nous voulons un pays qui fait référence à l'islam bien entendu, mais qui respectent les principes démocratiques et en particulier, nous nous engageons non seulement à ne pas dégrader le statut de la femme mais même à l'améliorer+. Pourquoi ne les croirais-je pas ?", s'est exclamé Alain Juppé.
"Je fais confiance aux gens (...). On va travailler avec eux", a-t-il ajouté.
"Partir du principe que l'islam et la démocratie sont incompatibles, c'est quelque chose d'extraordinaire! Le fait est qu'en France, nous avons une vision de la laïcité trés marquée, mais il y a des tas de pays où l'on fait référence à la religion dans la vie pvblique", a-t-il poursuivi.
L'ambassadeur de France en Tunisie "me dit que les responsables d'Ennahda ont un discours qui mérite d'être entendu. Donc nous allons continuer à parler avec eux", tout en étant vigilants sur un certain nombre de principes démocratiques, a ajouté M. Juppé.
Le parti islamiste Ennahda dispose de 91 élus (sur un total de 217) à l'Assemblée constituante tunisienne issue de l'élection du 23 octobre où il a remporté 41,47% des suffrages.
(AFP)
"Aucune révolution ne se passe dans le calme complet. Il va y avoir des difficultés. Il faut faire confiance", a affirmé le ministre français des Affaires étrangères.
"Quand j'écoute le discours des responsabes du parti
Ennahda, (...) ils disent: +nous voulons un pays qui fait référence à l'islam bien entendu, mais qui respectent les principes démocratiques et en particulier, nous nous engageons non seulement à ne pas dégrader le statut de la femme mais même à l'améliorer+. Pourquoi ne les croirais-je pas ?", s'est exclamé Alain Juppé."Je fais confiance aux gens (...). On va travailler avec eux", a-t-il ajouté.
"Partir du principe que l'islam et la démocratie sont incompatibles, c'est quelque chose d'extraordinaire! Le fait est qu'en France, nous avons une vision de la laïcité trés marquée, mais il y a des tas de pays où l'on fait référence à la religion dans la vie pvblique", a-t-il poursuivi.
L'ambassadeur de France en Tunisie "me dit que les responsables d'Ennahda ont un discours qui mérite d'être entendu. Donc nous allons continuer à parler avec eux", tout en étant vigilants sur un certain nombre de principes démocratiques, a ajouté M. Juppé.
Le parti islamiste Ennahda dispose de 91 élus (sur un total de 217) à l'Assemblée constituante tunisienne issue de l'élection du 23 octobre où il a remporté 41,47% des suffrages.
(AFP)





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