La Suisse veut développer rapidement l’entraide judiciaire avec la Tunisie et l’Egypte pour restituer les fonds des ex-présidents Ben Ali et Hosni Moubarak, a annoncé mercredi le ministère helvétique des Affaires étrangères.
"La Suisse est la septième place financière dans le monde. Elle est la première pour la restitution des fonds volés par des dictateurs", a déclaré le chef de la Direction du droit international public, Valentin Zellweger à l'Agence Télégraphique suisse (ATS).
Berne a bloqué depuis le début de l’année pour 60 millions de francs suisses (48,7 millions d’euros) d’avoirs tunisiens, pour 410 millions de fonds égyptiens, pour 650 millions de fonds libyens et 45 millions de francs suisses originaires de Syrie.
Ces sommes peuvent varier en fonction de l’évolution des taux de change, a précisé M. Zellweger au cours d’une conférence de presse.
Le dispositif mis en place par Berne permet à la Suisse d’agir plus rapidement que d’autres pays, mais les problèmes techniques à surmonter sont complexes.

La Confédération est ainsi prête à envoyer des missions d’experts financiers et de juristes pour accélérer les procédures, a indiqué le responsable.
Selon ce dernier, "il n’est pas étonnant que l’Egypte n’ait pas encore soumis de commission rogatoire qui remplisse les critères de la loi suisse".
Car "les enquêtes sont très complexes, mais je suis confiant (dans le fait) qu’on arrivera à établir une relation avec l’Egypte qui pourra déboucher sur une restitution des fonds", a souligné M. Zellweger.
Concernant la Tunisie, "il faut construire un savoir-faire, mais notre objectif est une restitution rapide", a-t-il insisté, ajoutant cependant s’attendre à des recours de la part des intéressés.
(ATS)
"La Suisse est la septième place financière dans le monde. Elle est la première pour la restitution des fonds volés par des dictateurs", a déclaré le chef de la Direction du droit international public, Valentin Zellweger à l'Agence Télégraphique suisse (ATS).
Berne a bloqué depuis le début de l’année pour 60 millions de francs suisses (48,7 millions d’euros) d’avoirs tunisiens, pour 410 millions de fonds égyptiens, pour 650 millions de fonds libyens et 45 millions de francs suisses originaires de Syrie.
Ces sommes peuvent varier en fonction de l’évolution des taux de change, a précisé M. Zellweger au cours d’une conférence de presse.
Le dispositif mis en place par Berne permet à la Suisse d’agir plus rapidement que d’autres pays, mais les problèmes techniques à surmonter sont complexes.

© AFP | Moubarak et Ben Ali, du temps de leur statut de présidents.
Missions d'experts financiers
La Confédération est ainsi prête à envoyer des missions d’experts financiers et de juristes pour accélérer les procédures, a indiqué le responsable.
Selon ce dernier, "il n’est pas étonnant que l’Egypte n’ait pas encore soumis de commission rogatoire qui remplisse les critères de la loi suisse".
Car "les enquêtes sont très complexes, mais je suis confiant (dans le fait) qu’on arrivera à établir une relation avec l’Egypte qui pourra déboucher sur une restitution des fonds", a souligné M. Zellweger.
Concernant la Tunisie, "il faut construire un savoir-faire, mais notre objectif est une restitution rapide", a-t-il insisté, ajoutant cependant s’attendre à des recours de la part des intéressés.
(ATS)





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