Pluralité des partis politiques, manque de confiance aux partis politiques et au système des élections, incompréhension des élections et de la Constituante, rejet du système, sentiment de frustration, paresse et manque de responsabilité…sont, entre autres, les raisons qui ont poussé les Tunisiens à ne pas s’inscrire pour les élections.
Ce résultat, fruit d’une enquête pointue menée en août 2011 par Elka Consulting, a été révélé mercredi 14 septembre à Tunis au cours d’une conférence de presse organisée par son directeur général Mohamed Ikbel Elloumi. Devant un parterre de journalistes, membres de partis politiques, organisations et société civile, M. Elloumi a exposé la méthodologie de l’étude entièrement qualitative, en s’appuyant sur 6 focus groups organisés dans les villes de Tunis, Kairouan et Regueb et constitués de participants issus de classes socioprofessionnelles moyennes et basses et non inscrites aux élections.
L’enquête a permis d'identifier les raisons sus-citées pour lesquelles les participants ne se sont pas inscrits aux élections, tout en apportant un éclairage saisissant sur certains éléments. A savoir la perception de la situation qu’a vécue la Tunisie, avant, pendant et après la révolution.
Il ressort de l’étude que la Tunisie, avant le 14 janvier, est perçue différemment selon les sexes. Les femmes perçoivent la Tunisie comme une personne victime, alors que les hommes la perçoivent comme une personne coupable. Durant la période de la révolution, l’étude a noté un net changement dans le comportement de la personne qui représente la Tunisie. Le sentiment des participants (hommes et femmes) de la région de Tunis est un mélange de joie et d’angoisse en même temps. Tandis que les participants de Kairouan et Regueb ont ressenti une joie démesurée, ont violé le couvre feu et ont « dansé » dans les rues. Cette différence de sentiment dénote la différence de situation économique avant le 14 janvier qui a provoqué une différence de la mesure du risque de l’après 14 Janvier. Le sentiment de manque de sécurité le plus remarquable se fait ressentir chez la femme de Tunis que chez tous les autres participants.
En ce qui concerne la perception de la Tunisie actuelle, l’étude a constaté partout des changements significatifs mais accompagnés d’instabilité et d’insécurité. Tunis ressemble à « une femme malade à l’intérieur et belle de l’extérieur, aujourd’hui guérie de sa maladie mais défigurée ». A Regueb, les femmes sont plus optimistes malgré les difficultés ; à Kairouan et Regueb, les hommes invoquent un besoin de changement économique plutôt qu’un besoin de liberté…

Bref, c’est une étude qui a fait ressortir avec une certaine dextérité certains éléments saisissants qui ont constitué un frein à l’inscription. D’où la proposition d’un certain nombre de recommandations. A savoir : mettre en confiance le non inscrit par rapport à la transparence des élections, communiquer sur le rôle de la constituante sous forme de débats télévisés et sur le terrain, changer les messages de communication pour cibler les non inscrits, clarifier les programmes, diminuer les débats conflictuels entre les partis, sensibiliser les Tunisiens sur le rôle de la Constituante, mieux communiquer sur les outils de contrôle des élections…
Ce résultat, fruit d’une enquête pointue menée en août 2011 par Elka Consulting, a été révélé mercredi 14 septembre à Tunis au cours d’une conférence de presse organisée par son directeur général Mohamed Ikbel Elloumi. Devant un parterre de journalistes, membres de partis politiques, organisations et société civile, M. Elloumi a exposé la méthodologie de l’étude entièrement qualitative, en s’appuyant sur 6 focus groups organisés dans les villes de Tunis, Kairouan et Regueb et constitués de participants issus de classes socioprofessionnelles moyennes et basses et non inscrites aux élections.
L’enquête a permis d'identifier les raisons sus-citées pour lesquelles les participants ne se sont pas inscrits aux élections, tout en apportant un éclairage saisissant sur certains éléments. A savoir la perception de la situation qu’a vécue la Tunisie, avant, pendant et après la révolution.
Il ressort de l’étude que la Tunisie, avant le 14 janvier, est perçue différemment selon les sexes. Les femmes perçoivent la Tunisie comme une personne victime, alors que les hommes la perçoivent comme une personne coupable. Durant la période de la révolution, l’étude a noté un net changement dans le comportement de la personne qui représente la Tunisie. Le sentiment des participants (hommes et femmes) de la région de Tunis est un mélange de joie et d’angoisse en même temps. Tandis que les participants de Kairouan et Regueb ont ressenti une joie démesurée, ont violé le couvre feu et ont « dansé » dans les rues. Cette différence de sentiment dénote la différence de situation économique avant le 14 janvier qui a provoqué une différence de la mesure du risque de l’après 14 Janvier. Le sentiment de manque de sécurité le plus remarquable se fait ressentir chez la femme de Tunis que chez tous les autres participants.
En ce qui concerne la perception de la Tunisie actuelle, l’étude a constaté partout des changements significatifs mais accompagnés d’instabilité et d’insécurité. Tunis ressemble à « une femme malade à l’intérieur et belle de l’extérieur, aujourd’hui guérie de sa maladie mais défigurée ». A Regueb, les femmes sont plus optimistes malgré les difficultés ; à Kairouan et Regueb, les hommes invoquent un besoin de changement économique plutôt qu’un besoin de liberté…

Bref, c’est une étude qui a fait ressortir avec une certaine dextérité certains éléments saisissants qui ont constitué un frein à l’inscription. D’où la proposition d’un certain nombre de recommandations. A savoir : mettre en confiance le non inscrit par rapport à la transparence des élections, communiquer sur le rôle de la constituante sous forme de débats télévisés et sur le terrain, changer les messages de communication pour cibler les non inscrits, clarifier les programmes, diminuer les débats conflictuels entre les partis, sensibiliser les Tunisiens sur le rôle de la Constituante, mieux communiquer sur les outils de contrôle des élections…





Om Kalthoum - فكروني
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