Le Hamas : Histoire et présent



Le Hamas officiellement proclamé vainqueur des élections législatives palestiniennes (en 2006)

Le HAMAS qui est l'acronyme de: Harakat al-Muqawama al-Islamiya, ce qui signifie « Le mouvement de résistance islamique ») est une organisation armée, politique et religieuse palestinienne, agissant dans les territoires palestiniens occupés et sur le sol israélien.


Le Hamas figure sur la liste des organisations terroristes du Conseil de l'Union européenne, du Canada, du Japon, des États-Unis et d'Israël.
Dans la branche armée, il existe plusieurs groupes :
- les étudiants Ayyash, les unités étudiantes de l'ingénieur Yahya Ayyash (en souvenir à Yahya Ayash, l'« ingénieur de bombes »)

- les brigades Izz al-Din al-Qassam ou forces d'Izz al-Din al-Qassam (en souvenir du cheikh Izz al-Din al-Qassam, qui est considéré comme le père des résistants arabes modernes, assassiné par les Britanniques en 1935).

Le Hamas s'est formé fin 1987.
Selon certains analystes, le Hamas agissait autrefois sous le nom des Frères Musulmans, et serait financé pendant les années 1970 et 1980 directement et indirectement par différents ةtats comme l'Arabie saoudite et la Syrie. Le bras politique et caritatif du Hamas est alors reconnu officiellement par Israël. Le groupe évite la politique et se concentre sur l'aide morale et sociale avec par exemple la lutte contre la corruption. Il essaye d'acquérir la confiance des Palestiniens et organise des projets communautaires. Au milieu des années 1980, le Hamas évolue et change de direction sous l'influence du cheikh Ahmed Yassine. Ce dernier prône l'action armée. Il est emprisonné par l'ةtat israélien puis relâché au cours d'un échange de prisonniers.

L'abréviation Hamas apparaît pour la première fois en 1987 dans un papier accusant les services secrets israéliens (le Mossad) "de pervertir la morale de la jeunesse palestinienne en les recrutant comme collaborateurs". Les premières actions armées commencent avec le début de la première Intifada. Elles s'attaquent en premier lieu aux Palestiniens mis en cause, puis en vient à attaquer les militaires israéliens eux-mêmes. Suivront des attaques contre des civils israéliens.
Selon la biographie semi-officielle du Hamas, Truth and existence, l'histoire du mouvement s'articule autour de quatre grandes étapes ou périodes:
1. 1967-1976: création et développement des « Frères Musulmans » dans la bande de Gaza en réponse aux lois israéliennes:
2. 1976-1981: expansion géographique à travers la participation de groupes plus expérimentés dans la bande de Gaza et la Cisjordanie et création d'institutions comme al-Mujamma' al-islami, al-Jam'iyya al-islamiyya et l'université islamique de Gaza.
3. 1981-1987: influence politique à travers l'introduction de mécanismes d'action et la préparation au combat armé.
4. 1987: fondation du Hamas en tant que bras armé des « Frères Musulmans » en Palestine et lancement du Jihad.

De nombreux experts pensent que l'histoire du Hamas commence seulement avec le tournant des années 1980 lorsque son influence politique commence à s'affirmer.

Le Hamas se développe différemment en Cisjordanie, ne participant pas, notamment, à la création ou au contrôle d'institutions publiques. Les Frères musulmans en Cisjordanie forment alors une partie importante du Mouvement islamique de Jordanie qui fut pendant quelques années un allié du régime hachémite. De plus, les Frères musulmans en Cisjordanie s'appuient sur une classe sociale plus élevée (marchands, propriétaires, employés). Jusqu'au milieu des années 1980, les Frères musulmans prennent des positions essentielles dans les institutions religieuses de la Cisjordanie.
Son chef historique, le cheikh Ahmed Yassine, est assassiné lors d'une attaque ciblée de l'armée israélienne le 22 mars 2004, sur ordre d'Ariel Sharon.

Le 26 janvier 2006, le Hamas remporte les élections législatives palestiniennes. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, invite le Hamas à former le nouveau gouvernement.

Depuis l'élection ayant porté au pouvoir le Hamas, c'est la crise en Palestine : fin des subventions internationales, de nombreuses attaques de la part d'Israël et des attaques bilatérales entre les deux principales factions palestiniennes, soit le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas du premier ministre Ismaïl Haniyeh. Constatant l'échec des négociations Fatah-Hamas, le président Abbas menace de déclencher des élections législatives anticipées, bravant ainsi la Loi Fondamentale (Constitution Palestinienne) qui n'accorde qu'au Conseil Legislatif cette prérogative. Le Hamas rejette la décision d'appeler à de nouvelles élections législatives. Quoiqu'il en soit, Abbas n'a toujours pas agi dans ce sens et les négociations ont abouti à un Accord sur un gouvernement d'union nationale palestinien entre Hamas et Fatah.
Malgré cet accord, Mohammad Dahlan, chef de la Sécurité Interieure (membre du Fatah), accentue les tensions et les amplifie pour leur faire atteindre leur paroxysme en juin 2007. Ainsi, le 15 juin 2007, suite à ce qui s'apparente à une guerre civile entre le Hamas et le Fatah, qui occasionnera 113 morts, les forces de sécurité prennent le contrôle de la bande de Gaza, évinçant totalement le Fatah du territoire.
Le 17 juin, le président Mahmoud Abbas limoge Ismaïl Haniyeh de son poste de Premier ministre, nommant à sa place le ministre des Finances Salam Fayyad. Ce nouveau gouvernement siégeant à Ramallah et contrôlant la Cisjordanie n'est pas reconnu par le Hamas, car la Loi Fondamentale impose au Président en cas de limogeage du Premier Ministre, de le remplacer par un membre de la majorité parlementaire, à savoir le Hamas, or le parti de Salam Fayyad n'a obtenu que 2% de suffrage aux legislatives contre 56% pour le Hamas, ce qui mène à la scission de fait des Territoires palestiniens en deux entités distinctes.
Suite à ces évènements, des divergences apparaissent au sein du Fatah, resté au pouvoir en Cisjordanie quant à l'attitude à adopter. Le président M. Abbas refuse catégoriquement tout « dialogue avec les putschistes, les assassins, les terroristes », qualifiant la prise de contrôle du Hamas de « plan pour diviser Gaza et la Cisjordanie et établir un Emirat, un mini-Etat, contrôlé par un seul groupe, ses fanatiques et ses fondamentalistes ». D'autres, tel Marouan Barghouti, critiquent fermement le coup de force du Hamas à Gaza, tentant cependant de conserver l'objectif de l'unité des Palestiniens.
D'après Wikipedia


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