Les jeunes recrues militaires en Tunisie pourront gagner plus d'argent. A partir du mois de juillet, le ministère tunisien de la Défense fournira en effet une bourse mensuelle de 200 dinars (100 euros) aux recrues titulaires d'un diplôme, et de 100 dinars pour les autres. Ce montant sera versé en fonction du temps de service, sans dépasser deux ans.
Cette aide vise à encourager les jeunes Tunisiens à rejoindre l'armée pour remplir leur devoir national, afin de renforcer les rangs de l'armée tunisienne, a expliqué le général de brigade Mokhtar Ben Naceur à Magharebia.
Il a indiqué que les demandes avaient doublé depuis l'annonce de cette bourse mensuelle, le 25 mai. Selon le général, le nombre de volontaires est passé entre 2 500 et 3 000 durant la période allant du 1er au 9 juin.
Les autorités espèrent que cette prime encouragera les jeunes Tunisiens, notamment ceux qui sont sans emploi, à rejoindre les institutions militaires pour y effectuer leur devoir national, et aider à assurer la sécurité du pays. Les observateurs ont en effet indiqué que la révolution et les récentes agitations dans la région avaient montré que le nombre de personnels militaires était insuffisant pour protéger les Tunisiens.

La loi tunisienne sur la conscription spécifie que 20 ans est l'âge légal pour le service militaire, mais certains jeunes n'ayant pas encore atteint cet âge ont fait part de leur désir de bénéficier de la formation assurée par l'armée. Ceux qui ne sont pas assez âgés peuvent rejoindre l'armée avec la permission de leurs parents ou tuteurs et du ministre de la Défense.
Ben Naceur a souligné que le gouvernement avait reçu plusieurs demandes qui ne satisfont pas aux critères légaux, notamment concernant l'âge. Le général a ajouté que ces candidatures seront étudiées pour tenter de répondre au désir exprimé par les demandeurs de rejoindre l'institution militaire. L'armée est aujourd'hui tenue en haute estime après la révolution, pour avoir refusé de tirer sur les manifestants et avoir protégé les citoyens.
Ayoub Louati envisage de s'engager après avoir terminé ses études. Il a expliqué qu'il refusait le service militaire les années précédentes, mais qu'il espérait maintenant que cette formation lui ouvrira de nouvelles perspectives d'emploi.
"C'est une chose encourageante et positive qui permettra à de nombreux jeunes Tunisiens, notamment ceux titulaires d'un diplôme, de bénéficier d'une formation utile et d'une indemnité matérielle qui les sortira de la situation du chômage, notamment au vu de la baisse des opportunités d'emplois", a-t-il ajouté.
Le service militaire est devenu l'un des critères de base du processus d'emploi, selon Akrem Sahloul, qui a déclaré que de nombreuses institutions et sociétés privées exigeaient une expérience militaire pour les jeunes souhaitant décrocher un emploi, du fait de son impact positif sur le reste de leur carrière.
"L'armée tunisienne a besoin de nous aujourd'hui, les jeunes diplômés", a déclaré Sahloul. "Considérant cet encouragement et ces incitations financières, nous ne trouverons rien de mieux que de rejoindre cette noble institution, parce que le service militaire vise en fin de compte à préparer les jeunes à défendre leur patrie, à assumer leurs responsabilités et à contribuer à la paix dans le monde."
Monia Ghanmi
Magharebia
Cette aide vise à encourager les jeunes Tunisiens à rejoindre l'armée pour remplir leur devoir national, afin de renforcer les rangs de l'armée tunisienne, a expliqué le général de brigade Mokhtar Ben Naceur à Magharebia.
Il a indiqué que les demandes avaient doublé depuis l'annonce de cette bourse mensuelle, le 25 mai. Selon le général, le nombre de volontaires est passé entre 2 500 et 3 000 durant la période allant du 1er au 9 juin.
Les autorités espèrent que cette prime encouragera les jeunes Tunisiens, notamment ceux qui sont sans emploi, à rejoindre les institutions militaires pour y effectuer leur devoir national, et aider à assurer la sécurité du pays. Les observateurs ont en effet indiqué que la révolution et les récentes agitations dans la région avaient montré que le nombre de personnels militaires était insuffisant pour protéger les Tunisiens.

La loi tunisienne sur la conscription spécifie que 20 ans est l'âge légal pour le service militaire, mais certains jeunes n'ayant pas encore atteint cet âge ont fait part de leur désir de bénéficier de la formation assurée par l'armée. Ceux qui ne sont pas assez âgés peuvent rejoindre l'armée avec la permission de leurs parents ou tuteurs et du ministre de la Défense.
Ben Naceur a souligné que le gouvernement avait reçu plusieurs demandes qui ne satisfont pas aux critères légaux, notamment concernant l'âge. Le général a ajouté que ces candidatures seront étudiées pour tenter de répondre au désir exprimé par les demandeurs de rejoindre l'institution militaire. L'armée est aujourd'hui tenue en haute estime après la révolution, pour avoir refusé de tirer sur les manifestants et avoir protégé les citoyens.
Ayoub Louati envisage de s'engager après avoir terminé ses études. Il a expliqué qu'il refusait le service militaire les années précédentes, mais qu'il espérait maintenant que cette formation lui ouvrira de nouvelles perspectives d'emploi.
"C'est une chose encourageante et positive qui permettra à de nombreux jeunes Tunisiens, notamment ceux titulaires d'un diplôme, de bénéficier d'une formation utile et d'une indemnité matérielle qui les sortira de la situation du chômage, notamment au vu de la baisse des opportunités d'emplois", a-t-il ajouté.
Le service militaire est devenu l'un des critères de base du processus d'emploi, selon Akrem Sahloul, qui a déclaré que de nombreuses institutions et sociétés privées exigeaient une expérience militaire pour les jeunes souhaitant décrocher un emploi, du fait de son impact positif sur le reste de leur carrière.
"L'armée tunisienne a besoin de nous aujourd'hui, les jeunes diplômés", a déclaré Sahloul. "Considérant cet encouragement et ces incitations financières, nous ne trouverons rien de mieux que de rejoindre cette noble institution, parce que le service militaire vise en fin de compte à préparer les jeunes à défendre leur patrie, à assumer leurs responsabilités et à contribuer à la paix dans le monde."
Monia Ghanmi
Magharebia





Om Kalthoum - فكروني
Commentaires
6 de 6 commentaires pour l'article 36459