"Légère amélioration de la liberté d'expression dans la Tunisie post-révolutionnaire" (IFEX)



«Après la révolution du 14 janvier, la Tunisie a réalisé une légère amélioration en matière de liberté d'expression», a estimé, jeudi, le groupe d'observation de la Tunisie de l'Echange international de la liberté d'expression (TMG de l'IFEX).


Il a, également, exprimé les craintes d'une éventuelle régression du secteur de l'information et de la liberté d'expression dans ce pays qui était à l'origine de toutes les révolutions de la liberté dans le monde arabe.


Selon le rapport de mission préliminaire présenté, jeudi, à Tunis, par le Groupe d'observation de la Tunisie de l'Echange international de la liberté d'expression, intitulé «L'oppression a laissé de profondes cicatrices: Evaluer les exigences cruciales de la liberté d'expression pour la transition démocratique en Tunisie», le réseau mondial pour la liberté d'expression est conscient des principales inquiétudes et défis immédiats concernant la censure et la liberté d'expression en Tunisie.

«Les progrès réalisés, depuis le 14 janvier, demeurent en déca des espérances» a constaté l'IFEX, passant en revue, à ce propos, les principales questions soulevées par les journalistes, les activistes politiques et les défenseurs des droits de l'Homme qui ont été unanimes à affirmé la nécessité d'élargir la participation du peuple au processus de transition démocratique.

Au terme de son rapport, le TMG de l'IFEX a présenté les recommandations qu'il a formulées au Gouvernement de transition, aux instances de la société civile et aux médias, afin de consacrer la liberté d'expression en Tunisie.

Selon le rapport, ces recommandations s'articulent autour des moyens de se libérer des séquelles de l'ancien régime laissées dans les médias tunisiens et d'associer le peuple tunisien à la définition des contours de son avenir.

Il s'agit, aussi, de contribuer au perfectionnement des journalistes tunisiens, de favoriser leur accès aux sources d'information et de leur apporter toutes les garanties juridiques et morales nécessaires pour protéger leurs sources, dans le droit fil de la consécration de la liberté de la presse dans le pays.

Le groupe d'observation de la Tunisie de l'Echange international de la liberté d'expression est une coalition formée de 21 organisations membres de l'IFEX engagées dans la défense de la liberté d'expression. Il a été crée, en 2004, pour surveiller les atteintes à la liberté d'expression en Tunisie avant et après le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) tenu, à Tunis en novembre 2005.
(TAP)




Commentaires


4 de 4 commentaires pour l'article 36431

Sami feryani  (Netherlands)  |Vendredi 17 Juin 2011 à 17h 42m |           
De quel liberté d expression perlez vous.
1)farhat erajhi risque toujour d allé a la prison.
2)sami feryani toujour au prison.

Urgent  (France)  |Vendredi 17 Juin 2011 à 17h 08m |           
وزارة الداخلية في تونس تتستر و تحمي المورطين و لا تسلمهم للعدالة. الرجاء فتح تقرير عن ذلك

Stoufa  (Tunisia)  |Vendredi 17 Juin 2011 à 14h 38m |           
Il y a une appréciable amélioration.
vous savez si vous envoyez un article au monde ou à l'express ils ne vous publieront pas. pourtant ils ont la parole libre.
par contre j'ai peur pour l'après 23 octobre avec le semblant d'intrusion des juristes dans la sphère des libertés.
dans le monde avancé médiatiquement, les juristes, ou autres, se gardent bien de s'immiscer dans les affaires qui limitent les libertés, même s'ils ont la loi de leur côté.
en effet si les lois étaient appliquées intégralement, beaucoup d'émissions, comme les guignols de l'info par exemple, auraient disparu.
dans ces pays, ils ont établi un consensus de liberté d'expression qui est au-dessus des lois, au bénéfice des peuples. cette notion est capitale: elle permet d'éviter que le puissant n'écrase le faible avec l'aide de la loi, car souvent, à l'inverse, le faible n'arrive pas à faire respecter la loi même si elle est de son côté.
si un homme politique, surtout s'il est important, se sent attaqué au-delà des limites que permet la loi, il se retiendra d'intenter un procès contre son prétendu diffamateur, de peur d'être accusé de profiter de sa position de force pour le faire condamner.
s'il le fait quand même, il devient impopulaire et risque de ne plus être élu: ce sera sa sanction.
donc si les lois existent et sont bien là, le principe de liberté doit être bien là aussi, et il s'agit de faire un subtil mais réel équilibre consensuel entre ces deux notions.

Même méthodes  (Tunisia)  |Vendredi 17 Juin 2011 à 13h 33m |           
Quand on traite des vrais sujets qui touchent la réalité en ce temps là on est censuré. exemple j'ai écris plusieurs articles (la presse) puis quand j'ai écrit un article sur la privatisation des entreprises tunisiennes, mes futures articles envoyés à la presse ne sont pas publiés et ce par l'ordre d'un certain censeur car ce dossier est très important et plusieurs hauts responsables sont complices. c’est la même méthode faite sur mes
articles à l’ère de ben ali. j’ai saisi par écrit la presse mais sans réponse. le même réseau fait la censure qui se compose ; premier ministère, attaché de presse de ministère et un rédacteur en chef de journal. c’est un triangle à trois tètes aigues