Une conférence de presse s’est tenue, mercredi 27 avril 2011 pour révéler les résultats d’un sondage d’opinion réalisé par l’Institut de Sondage et de Traitement de l’Information Statistique (ISTIS) en partenariat avec Mayadine, Plateforme de Market research. Le sondage, administré en face à face en arabe par des enquêteurs expérimentés, a concerné un échantillon représentatif de 1828 personnes réparties sur l’ensemble du territoire.

Les résultats sont regroupés en trois sections : la situation actuelle du pays, l’impact de la révolution du 14 janvier 2011 sur les média-presse et la perception et les tendances politiques.
Première partie : La situation actuelle du pays
De manière générale, la situation actuelle du pays est jugée incompréhensible par 52.6% des personnes interrogées, 22.7% jugent qu’elle est normale après une révolution, 13.7% ne ressentent aucun changement et 11% la trouvent douteuse.
Concernant le gouvernement provisoire, les résultats du sondage montrent que le président provisoire est jugé très performant par 20.1% des personnes interrogées, moyennement performant par 36.2% et faiblement performant par 43.7%.
L’opinion des Tunisiens sur le Premier Ministre est meilleure puisque sa performance est jugée élevée par 46.2% de l’échantillon, contre 34.5% et 19.3% pour ceux qui déclarent qu’elle est moyenne ou faible. Cette opinion est plus pessimiste en ce qui concerne la performance du gouvernement : elle est jugée élevée par 29.8%, moyenne pour 41.4% et faible pour 28.8%.
Deuxième partie : La révolution et les média presse
Le tunisien est de plus en plus intéressé par les informations ce qui explique l’accroissement de cette proportion de 42.5% avant la révolution du 14 janvier 2011 à 91.4% actuellement. Ceux qui déclarent qu’ils s’intéressent davantage aux journaux indiquent dans une proportion de 93% qu’ils sont incités par la conjoncture vécue par la Tunisie au cours des dernières semaines. Cet intérêt pourrait s’affirmer pour 87% d’entre eux.
Les évènements récents ont amélioré nettement l’opinion du public sur la crédibilité et la qualité des journaux tunisiens. En effet, si les journaux de la période avant la révolution sont jugés non crédibles par une majorité de 83.2%, les personnes sondées estiment dans une proportion de 41.3% que la crédibilité des informations véhiculées depuis la révolution par les journaux est bonne ou excellente, 35% déclarent qu’elle est moyenne et 23.3% jugent qu’elle est faible.

Troisième partie : La perception et les tendances politiques
Le départ de la dictature de Ben Ali semble avoir réconcilié les tunisiens avec la politique. Avant la révolution, plus de 76% de la population tout âge, sexe, région, niveau d’instruction et activité en étaient totalement désabusés. Par recoupement, la seule frange de la population qui continuait à y accorder une certaine attention semble être les retraités ayant fréquenté l’université probablement comme réflexe rémanent de la période de l’université politisée.
Après la révolution, la tendance s’inverse. Globalement, plus de 55% de la population s’intéressent à la politique et les sceptiques ne représentent plus que 20%. Les franges de la population les plus concernées sont constituées de ceux qui ont un niveau d’instruction supérieur au primaire, toutes activités confondues sauf les femmes au foyer.
En conclusion, il ressort de ce sondage sur le plan politique que :
• L’intérêt des tunisiens pour la vie politique est une réalité qui exprime un souhait d’une meilleure participation de la population à la vie de la cité.
• Le souhait d’une gestion plus transparente et démocratique du pays à travers un appel massif à un régime parlementaire.
• La réalité d’un manque de visibilité sur le plan politique malgré l’existence d’une cinquantaine de partis dont l’adoption n’est exprimée que par 7%.
• Même si certains partis politiques disposent d’une notoriété relativement élevée et une appréciation prononcée, la population ne se reconnait pas dans les idées véhiculées.
• L’affirmation très forte de l’identité arabo-musulmane sans toutefois toucher aux libertés individuelles d’esprit, de croyance et d’expression.
• Le refus de l’exclusion politique.
Le rapport d’analyse est disponible sur les sites Web :
www.medmediatunisie.com

Les résultats sont regroupés en trois sections : la situation actuelle du pays, l’impact de la révolution du 14 janvier 2011 sur les média-presse et la perception et les tendances politiques.
Première partie : La situation actuelle du pays
De manière générale, la situation actuelle du pays est jugée incompréhensible par 52.6% des personnes interrogées, 22.7% jugent qu’elle est normale après une révolution, 13.7% ne ressentent aucun changement et 11% la trouvent douteuse.
Concernant le gouvernement provisoire, les résultats du sondage montrent que le président provisoire est jugé très performant par 20.1% des personnes interrogées, moyennement performant par 36.2% et faiblement performant par 43.7%.
L’opinion des Tunisiens sur le Premier Ministre est meilleure puisque sa performance est jugée élevée par 46.2% de l’échantillon, contre 34.5% et 19.3% pour ceux qui déclarent qu’elle est moyenne ou faible. Cette opinion est plus pessimiste en ce qui concerne la performance du gouvernement : elle est jugée élevée par 29.8%, moyenne pour 41.4% et faible pour 28.8%.
Deuxième partie : La révolution et les média presse
Le tunisien est de plus en plus intéressé par les informations ce qui explique l’accroissement de cette proportion de 42.5% avant la révolution du 14 janvier 2011 à 91.4% actuellement. Ceux qui déclarent qu’ils s’intéressent davantage aux journaux indiquent dans une proportion de 93% qu’ils sont incités par la conjoncture vécue par la Tunisie au cours des dernières semaines. Cet intérêt pourrait s’affirmer pour 87% d’entre eux.
Les évènements récents ont amélioré nettement l’opinion du public sur la crédibilité et la qualité des journaux tunisiens. En effet, si les journaux de la période avant la révolution sont jugés non crédibles par une majorité de 83.2%, les personnes sondées estiment dans une proportion de 41.3% que la crédibilité des informations véhiculées depuis la révolution par les journaux est bonne ou excellente, 35% déclarent qu’elle est moyenne et 23.3% jugent qu’elle est faible.

Troisième partie : La perception et les tendances politiques
Le départ de la dictature de Ben Ali semble avoir réconcilié les tunisiens avec la politique. Avant la révolution, plus de 76% de la population tout âge, sexe, région, niveau d’instruction et activité en étaient totalement désabusés. Par recoupement, la seule frange de la population qui continuait à y accorder une certaine attention semble être les retraités ayant fréquenté l’université probablement comme réflexe rémanent de la période de l’université politisée.
Après la révolution, la tendance s’inverse. Globalement, plus de 55% de la population s’intéressent à la politique et les sceptiques ne représentent plus que 20%. Les franges de la population les plus concernées sont constituées de ceux qui ont un niveau d’instruction supérieur au primaire, toutes activités confondues sauf les femmes au foyer.
En conclusion, il ressort de ce sondage sur le plan politique que :
• L’intérêt des tunisiens pour la vie politique est une réalité qui exprime un souhait d’une meilleure participation de la population à la vie de la cité.
• Le souhait d’une gestion plus transparente et démocratique du pays à travers un appel massif à un régime parlementaire.
• La réalité d’un manque de visibilité sur le plan politique malgré l’existence d’une cinquantaine de partis dont l’adoption n’est exprimée que par 7%.
• Même si certains partis politiques disposent d’une notoriété relativement élevée et une appréciation prononcée, la population ne se reconnait pas dans les idées véhiculées.
• L’affirmation très forte de l’identité arabo-musulmane sans toutefois toucher aux libertés individuelles d’esprit, de croyance et d’expression.
• Le refus de l’exclusion politique.
Le rapport d’analyse est disponible sur les sites Web :
www.medmediatunisie.com





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