M. Mongi Ammami, représentant du Centre d'études, relevant de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), a critiqué le modèle de développement adopté en Tunisie, estimant que celui-ci est fondé sur l'exportation au détriment du marché intérieur et sur la réduction des coûts de production notamment les salaires, lesquels salaires, a-t-il dit, sont présentés comme étant le principal avantage comparatif offert à l'investisseur, contrairement à d'autres pays, tels que Taiwan et la Corée de Sud, qui ont misé plutôt sur la créativité et le savoir.
Participant à la table ronde, organisée, mardi, par l'Association de recherches sur la démocratie et le développement (AR2D), M. Mongi Ammami a également indiqué que les entreprises tunisiennes, dont les activités sont axées sur la sous-traitance, sont incapables d'offrir, en nombre suffisant, des emplois aux diplômés de l'enseignement supérieur.
Pour ce syndicaliste, l'héritage laissé par l'ancien régime est très lourd à gérer, s'agissant en particulier de la prolifération de régimes d'emploi fragiles et partant la montée des
conflits sociaux, apparus après la révolution du 14 janvier 2011.
A cet égard, entre les trois premiers mois 2010 et 2011, les grèves et les journées de travail perdues ont respectivement augmenté de 155 pc et de 250 pc. Ces grèves ont concerné 150 entreprises privées et 20 entreprises publiques. Le taux de participation aux grèves est passé, durant cette période, de 53 pc à 85 pc. Le conférencier a souligné l'absence de préavis de grève dans 85 pc des cas.
Cependant, a-t-il dit, la situation sociale s'est améliorée durant le mois de mars pendant lequel les grèves ont baissé de 25 pc et le nombre de journées perdues a régressé, quant à lui, de 38 pc, notant l'absence de dialogue entre les partenaires sociaux (employeurs, employés), d'une part, et entre ces parties et le gouvernement, d'autre part.
Pour finir, il a appelé à ouvrir un dialogue sérieux sur l'entreprise et sur le modèle de développement.
(D’après TAP)
Participant à la table ronde, organisée, mardi, par l'Association de recherches sur la démocratie et le développement (AR2D), M. Mongi Ammami a également indiqué que les entreprises tunisiennes, dont les activités sont axées sur la sous-traitance, sont incapables d'offrir, en nombre suffisant, des emplois aux diplômés de l'enseignement supérieur.
Pour ce syndicaliste, l'héritage laissé par l'ancien régime est très lourd à gérer, s'agissant en particulier de la prolifération de régimes d'emploi fragiles et partant la montée des
conflits sociaux, apparus après la révolution du 14 janvier 2011.A cet égard, entre les trois premiers mois 2010 et 2011, les grèves et les journées de travail perdues ont respectivement augmenté de 155 pc et de 250 pc. Ces grèves ont concerné 150 entreprises privées et 20 entreprises publiques. Le taux de participation aux grèves est passé, durant cette période, de 53 pc à 85 pc. Le conférencier a souligné l'absence de préavis de grève dans 85 pc des cas.
Cependant, a-t-il dit, la situation sociale s'est améliorée durant le mois de mars pendant lequel les grèves ont baissé de 25 pc et le nombre de journées perdues a régressé, quant à lui, de 38 pc, notant l'absence de dialogue entre les partenaires sociaux (employeurs, employés), d'une part, et entre ces parties et le gouvernement, d'autre part.
Pour finir, il a appelé à ouvrir un dialogue sérieux sur l'entreprise et sur le modèle de développement.
(D’après TAP)





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