A la deuxième journée du sommet de Tunis, les différents intervenants ont réitéré l'engagement de mettre en œuvre les dispositions et mécanismes du Plan d’action de Genève et articulé leurs interventions autour des questions de la promotion et de la préservation de la diversité culturelle, de la lutte contre la cybercriminalité, de la protection du droit à l’information, du respect de la liberté d’expression et de la réalisation des objectifs de développement du Millénaire grâce à l’utilisation des TIC, tout en faisant part des efforts consentis par leurs pays respectifs pour assurer leur intégration dans la société de l’information .
C’est ainsi que le Premier Ministre du Maroc a souligné la volonté de son
pays de développer une véritable industrie de l’information et de procéder à la libéralisation du secteur des médias et de l’audiovisuel. Cette approche est partagée par la Chine qui a élaboré une stratégie de promotion de l’information par l’industrialisation, et par la Bulgarie qui a libéralisé son marché des télécommunications.
Le représentant de la Lituanie a insisté sur la nécessite de protéger le droit à l’information pour tous, souci partagé par le représentant de la Belgique pour qui «l’avènement de la société de l’information ne peut servir de prétexte pour pratiquer la censure et entraver l’accès à l’information.»
La question de la gouvernance de l’Internet a été largement abordée, en particulier par le
représentant de Singapour qui a relevé que «la gouvernance de l’Internet ne relève pas de la seule responsabilité des gouvernements, mais aussi de celle des partenaires du secteur public et privé» et par celui de la Corée qui a souligné que la « gouvernance de l’Internet doit être multilatérale, transparente, démocratique et assurer une répartition équitable des ressources.»
La question de l’accès des femmes aux TIC a été soulevéé par le Ministre de la Communication des Emirats Arabes Unis qui a mis en exergue les initiatives prises par son gouvernement en la matière. Pour le représentant des Philippines, les TIC peuvent constituer un outil fondamental dans la recherche d’un emploi et le cybercommerce.
Cette séance plénière a été également marquée par les allocutions du Directeur général de
l’UNESCO, M. Koicho Matsura, qui a réitéré l’engagement son organisation à édifier une société du savoir, et du Secrétaire général de l’UIT, M. Yoshio Utsumi, qui a souligné combien son organisation œuvre pour que la société de l’information devienne réalité.
Au nom de la société civile, la Présidente du Centre féminin pour la promotion du développement a recommandé aux organisations Internationales d’intégrer la société civile dans les mécanismes de l’après-Tunis, alors que le Secrétaire général de la Fédération internationale des Journalistes a réclamé des engagements fermes pour inclure les médias dans la société de l’information et garantir le respect des libertés fondamentales.
La séance plénière s’est poursuivie en fin d’arès-midi avec l’intervention du Vice-Président suisse, Moritz Leuenberger, qui a décrié la domination linguistique anglo-saxonne comme une conséquence néfaste de la mondialisation. La liberté d’expression n’est pas une marchandise et "le droit de parler sa langue maternelle est un droit humain" a-t-il affirmé. Dans une même veine, le Vice-Ministre australien aux communications, Fay Holthuyzen, et le représentant de la Nouvelle Zélande, Winston Roberts, ont expliqué que leurs pays s’efforcent de numériser le patrimoine Aborigène et Maori respectivement pour lutter contre "l’amnésie numérique". L’Autriche est en train d’instaurer un "Fonds spécial du SMSI pour aider à améliorer le contenu," a indiqué le Secrétaire d’Etat Franz Morak.
La Ministre colombienne des communications, Martha de Hart, a fait valoir que l’Internet ne devrait pas faciliter les visées criminelles ni faire fi des droits humains. Ayant été le théâtre d’attentats terroristes, son pays "mettra tout son poids pour aider la communauté internationale à garantir la cybersécurité." Le Ministre français de l’Economie, des finances et de l’industrie, Thierry Breton, a indiqué que la France dispose d’une expertise dans la lutte anti-spam et qu’elle est disposée à en faire profiter les pays qui le souhaitent. La France appuie l’idée de l’annulation de la dette ou de transferts de dette en faveur de projets de développement pour aider les pays les moins avancés.
Le Ministre jamaïcain de l’Information, Burchell Whiteman, et le Secrétaire au Ministère des transports des Iles Marshall, Jorelik Tibon, ont attiré l’attention des participants sur le sort des petites îles-Etats: le problème dans l’Océan pacifique c’est que ces îles sont confrontées en raison de leur isolement à une "fracture d’opportunité"; il faut financer leur connectivité, la meilleure source étant peut-être le Fonds de solidarité numérique. De même, Lyonpo Leki Dorji, Ministre de l’Information et de la Communication du Bhoutan, a demandé une aide spéciale en faveur des Etats "montagneux".
Palexpo SMSI Press Room
C’est ainsi que le Premier Ministre du Maroc a souligné la volonté de son
pays de développer une véritable industrie de l’information et de procéder à la libéralisation du secteur des médias et de l’audiovisuel. Cette approche est partagée par la Chine qui a élaboré une stratégie de promotion de l’information par l’industrialisation, et par la Bulgarie qui a libéralisé son marché des télécommunications. Le représentant de la Lituanie a insisté sur la nécessite de protéger le droit à l’information pour tous, souci partagé par le représentant de la Belgique pour qui «l’avènement de la société de l’information ne peut servir de prétexte pour pratiquer la censure et entraver l’accès à l’information.»
La question de la gouvernance de l’Internet a été largement abordée, en particulier par le
représentant de Singapour qui a relevé que «la gouvernance de l’Internet ne relève pas de la seule responsabilité des gouvernements, mais aussi de celle des partenaires du secteur public et privé» et par celui de la Corée qui a souligné que la « gouvernance de l’Internet doit être multilatérale, transparente, démocratique et assurer une répartition équitable des ressources.» La question de l’accès des femmes aux TIC a été soulevéé par le Ministre de la Communication des Emirats Arabes Unis qui a mis en exergue les initiatives prises par son gouvernement en la matière. Pour le représentant des Philippines, les TIC peuvent constituer un outil fondamental dans la recherche d’un emploi et le cybercommerce.
Cette séance plénière a été également marquée par les allocutions du Directeur général de
l’UNESCO, M. Koicho Matsura, qui a réitéré l’engagement son organisation à édifier une société du savoir, et du Secrétaire général de l’UIT, M. Yoshio Utsumi, qui a souligné combien son organisation œuvre pour que la société de l’information devienne réalité. Au nom de la société civile, la Présidente du Centre féminin pour la promotion du développement a recommandé aux organisations Internationales d’intégrer la société civile dans les mécanismes de l’après-Tunis, alors que le Secrétaire général de la Fédération internationale des Journalistes a réclamé des engagements fermes pour inclure les médias dans la société de l’information et garantir le respect des libertés fondamentales.
La séance plénière s’est poursuivie en fin d’arès-midi avec l’intervention du Vice-Président suisse, Moritz Leuenberger, qui a décrié la domination linguistique anglo-saxonne comme une conséquence néfaste de la mondialisation. La liberté d’expression n’est pas une marchandise et "le droit de parler sa langue maternelle est un droit humain" a-t-il affirmé. Dans une même veine, le Vice-Ministre australien aux communications, Fay Holthuyzen, et le représentant de la Nouvelle Zélande, Winston Roberts, ont expliqué que leurs pays s’efforcent de numériser le patrimoine Aborigène et Maori respectivement pour lutter contre "l’amnésie numérique". L’Autriche est en train d’instaurer un "Fonds spécial du SMSI pour aider à améliorer le contenu," a indiqué le Secrétaire d’Etat Franz Morak.
La Ministre colombienne des communications, Martha de Hart, a fait valoir que l’Internet ne devrait pas faciliter les visées criminelles ni faire fi des droits humains. Ayant été le théâtre d’attentats terroristes, son pays "mettra tout son poids pour aider la communauté internationale à garantir la cybersécurité." Le Ministre français de l’Economie, des finances et de l’industrie, Thierry Breton, a indiqué que la France dispose d’une expertise dans la lutte anti-spam et qu’elle est disposée à en faire profiter les pays qui le souhaitent. La France appuie l’idée de l’annulation de la dette ou de transferts de dette en faveur de projets de développement pour aider les pays les moins avancés.
Le Ministre jamaïcain de l’Information, Burchell Whiteman, et le Secrétaire au Ministère des transports des Iles Marshall, Jorelik Tibon, ont attiré l’attention des participants sur le sort des petites îles-Etats: le problème dans l’Océan pacifique c’est que ces îles sont confrontées en raison de leur isolement à une "fracture d’opportunité"; il faut financer leur connectivité, la meilleure source étant peut-être le Fonds de solidarité numérique. De même, Lyonpo Leki Dorji, Ministre de l’Information et de la Communication du Bhoutan, a demandé une aide spéciale en faveur des Etats "montagneux".
Liste des orateurs du débat 09:00h-13:00h
, 14:00h-16:30h
, 16:00h-17:30h
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Palexpo SMSI Press Room





Abdelhalim Hafed - ãæÚæÏ
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