Le Forum mondial des médias électroniques (WEMF) a consacré sa séance matutinale à la «Conservation des archives audio-visuelles» et rappelé les termes de l'Appel de Paris qui d’une part souligne la nécessité de conserver la mémoire audio-visuelle de l’humanité, dans la mesure où une proportion non négligeable de ce patrimoine risque de disparaître à cause de l’obsolescence des équipements, de l’inégalité de la répartition entre le nord et le sud et du manque d’accessibilité du public à ce fonds
culturel mondial, et qui d’autre part préconise un certain nombre de solutions pour ce faire, en particulier la numérisation des données.
L’après midi le WEMF a continué à réfléchir au rôle des médias à l’ère du numérique. Les radiodiffuseurs internationaux ont en particulier débattu de leur influence dans la préservation ou non de la diversité culturelle et dans l’instauration d’un dialogue entre les civilisations: le débat s’est axé sur la différence entre médias institutionnels et médias indépendants et sur les disparités entre le nord et le sud en ce qui concerne le contenu.
Habib C. Hamraoui, Union arabe de radiodiffusion, a relevé une distortion dans la présentation de l’information: les dix pays qui monopolisent l’information peuvent "submerger le monde de valeurs contestables". A son avis les programmes occidentaux sont dépourvus de contenu éthique ou éducatif. Dominique Wolton, de l’institut de recherche français CNRS, a convenu que les médias devraient agir en tant qu’outil de conscience politique, les extrémistes d’aujourd’hui tuant au nom de la culture.

Shirazuddin Siddique, BBC Afghanistan, a quant à lui témoigné du rôle positif que peuvent avoir les médias. Le BBC World Trust a ainsi aidé à réaliser un feuilleton télévisé, New home, new life, sur les préoccupations quotidiennes des Afghans, comme l’organisation des élections nationales ou la présence de mines dans certaines régions. Selon l’intervenant, ce feuilleton a contribué à préserver la culture afghane, témoins les quelque 300 quotidiens, les quatre agences de presse et le marché de l’information compétitif dont peut aujourd’hui se targuer l’Afghanistan. "Le pays ne pourrait plus accepter la propagande officielle."
culturel mondial, et qui d’autre part préconise un certain nombre de solutions pour ce faire, en particulier la numérisation des données.L’après midi le WEMF a continué à réfléchir au rôle des médias à l’ère du numérique. Les radiodiffuseurs internationaux ont en particulier débattu de leur influence dans la préservation ou non de la diversité culturelle et dans l’instauration d’un dialogue entre les civilisations: le débat s’est axé sur la différence entre médias institutionnels et médias indépendants et sur les disparités entre le nord et le sud en ce qui concerne le contenu.
Habib C. Hamraoui, Union arabe de radiodiffusion, a relevé une distortion dans la présentation de l’information: les dix pays qui monopolisent l’information peuvent "submerger le monde de valeurs contestables". A son avis les programmes occidentaux sont dépourvus de contenu éthique ou éducatif. Dominique Wolton, de l’institut de recherche français CNRS, a convenu que les médias devraient agir en tant qu’outil de conscience politique, les extrémistes d’aujourd’hui tuant au nom de la culture.

Shirazuddin Siddique, BBC Afghanistan, a quant à lui témoigné du rôle positif que peuvent avoir les médias. Le BBC World Trust a ainsi aidé à réaliser un feuilleton télévisé, New home, new life, sur les préoccupations quotidiennes des Afghans, comme l’organisation des élections nationales ou la présence de mines dans certaines régions. Selon l’intervenant, ce feuilleton a contribué à préserver la culture afghane, témoins les quelque 300 quotidiens, les quatre agences de presse et le marché de l’information compétitif dont peut aujourd’hui se targuer l’Afghanistan. "Le pays ne pourrait plus accepter la propagande officielle."





Abdelhalim Hafed - موعود
Commentaires
0 de 0 commentaires pour l'article 3347