La nouvelle instance de régulation de la presse en Tunisie a présenté son programme au public pour la première fois, le mercredi 2 mars, et ses membres se sont engagés à favoriser le développement des médias nationaux.
L'Autorité nationale indépendante de l'information et de la communication est provisoire, et son mandat ne dépassera pas six mois, selon Neji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et membre de cette commission.
"Les missions de cette nouvelle commission porteront sur la création d'une structure disposant de pouvoirs réglementaires temporaires, notamment en l'absence d'une législation révolutionnaire régissant le secteur de la presse", a déclaré Bghouri à Magharebia.
Bghouri s'est félicité de la décision prise par le gouvernement de ne pas rétablir le contrôle sur les médias et il a demandé aux autorités de n'adopter aucune loi qui contredirait ou limiterait la liberté de la presse. De plus, il a suggéré que des dispositifs de protection des médias soient inscrits dans la nouvelle constitution, à l'instar de ce qui se fait dans la constitution américaine.
Cette nouvelle agence "fera des propositions et des recommandations concernant le développement des actions médiatiques, la promotion du secteur et la création de comités de régulation destinés à résoudre les litiges pouvant survenir entre les institutions médiatiques et l'opinion publique sans recourir aux tribunaux", a expliqué le directeur de cette instance, Kamel Laabidi.
"Dans une première étape, nous devons évaluer la réalité des médias et de la presse et être guidés par les expériences comparables qui ont permis à de nombreux autres pays de tourner la page sur le passé et de mettre en place des médias libres et indépendants", a ajouté Laabidi.
Cette commission se compose de professionnels des médias, ainsi que du juge Kalthoum Kannou, du blogueur Lina ben Mhenni et du président du SNJT Neji Bghouri. Laabidi a lui-même passé plusieurs années à travailler pour des organismes de médias étrangers après que l'ancien régime l'ait empêché de travailler à l'agence de presse nationale TAP.
"Nous espérons que la nouvelle agence sera indépendante pour diriger le secteur des médias, à l'instar des agences dans les pays occidentaux, où ces agences mettent en place des contrats moraux sur le contenu des médias dans le cadre desquels elle peuvent surveiller le code de déontologie", a expliqué à Magharebia Taoufik Ayachi, journaliste à Attariq Aljadid.
Il a ajouté qu'il espérait que cette nouvelle instance se composera de membres élus. Selon Ayachi, les pouvoirs de cette nouvelle agence sont encore quelque peu ambigus "dans la mesure où elle n'a aucun pouvoir décisionnaire ; elle est plutôt d'une nature consultative. De plus, elle n'est qu'un acteur au sein de la commission d'octroi des licences. Cela signifie qu'il y aura une instance supérieure qui sera mise en place prochainement, mais dont nous ne savons rien quant à son identité ou ses pouvoirs."
Pour sa part, Sofiene ben Hmida, chercheur et journaliste, a affirmé que Laabidi était le garant de l'indépendance de cette nouvelle agence. "Cet homme a déjà fourni les preuves de l'indépendance de la presse et de la liberté d'expression."
"Plus important encore, il n'a pas à apporter de preuves ; son retour en Tunisie et le renoncement à ses propres intérêts constituent, en eux-mêmes, une position patriotique et militante. Quant à la composition de cette commission, c'est une question secondaire sans importance pour la transition démocratique du pays", a-t-il ajouté.
Quant à Laabidi, il a déclaré que les résultats des travaux de la commission seront présentés à un certain nombre de parties, notamment le gouvernement, le parlement, et les journalistes tunisiens à l'étranger. Selon lui, cette commission sera "ouverte à tous les cadres".
Par ailleurs, le bureau exécutif du SNJT a condamné les récentes attaques dont des journalistes ont été les victimes, les qualifiant de "ciblage clair de médias libres et indépendants ne prenant fait et cause pour aucun parti quel qu'il soit".
Le syndicat a également exprimé sa solidarité avec le journaliste Sofîene Chourabi après que celui-ci "eut été attaqué par des agents de sécurité en civil alors qu'il accomplissait sa mission", le 28 février.
L'Autorité nationale indépendante de l'information et de la communication est provisoire, et son mandat ne dépassera pas six mois, selon Neji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et membre de cette commission.
"Les missions de cette nouvelle commission porteront sur la création d'une structure disposant de pouvoirs réglementaires temporaires, notamment en l'absence d'une législation révolutionnaire régissant le secteur de la presse", a déclaré Bghouri à Magharebia.
Bghouri s'est félicité de la décision prise par le gouvernement de ne pas rétablir le contrôle sur les médias et il a demandé aux autorités de n'adopter aucune loi qui contredirait ou limiterait la liberté de la presse. De plus, il a suggéré que des dispositifs de protection des médias soient inscrits dans la nouvelle constitution, à l'instar de ce qui se fait dans la constitution américaine.
Cette nouvelle agence "fera des propositions et des recommandations concernant le développement des actions médiatiques, la promotion du secteur et la création de comités de régulation destinés à résoudre les litiges pouvant survenir entre les institutions médiatiques et l'opinion publique sans recourir aux tribunaux", a expliqué le directeur de cette instance, Kamel Laabidi.
"Dans une première étape, nous devons évaluer la réalité des médias et de la presse et être guidés par les expériences comparables qui ont permis à de nombreux autres pays de tourner la page sur le passé et de mettre en place des médias libres et indépendants", a ajouté Laabidi.

Cette commission se compose de professionnels des médias, ainsi que du juge Kalthoum Kannou, du blogueur Lina ben Mhenni et du président du SNJT Neji Bghouri. Laabidi a lui-même passé plusieurs années à travailler pour des organismes de médias étrangers après que l'ancien régime l'ait empêché de travailler à l'agence de presse nationale TAP.
"Nous espérons que la nouvelle agence sera indépendante pour diriger le secteur des médias, à l'instar des agences dans les pays occidentaux, où ces agences mettent en place des contrats moraux sur le contenu des médias dans le cadre desquels elle peuvent surveiller le code de déontologie", a expliqué à Magharebia Taoufik Ayachi, journaliste à Attariq Aljadid.
Il a ajouté qu'il espérait que cette nouvelle instance se composera de membres élus. Selon Ayachi, les pouvoirs de cette nouvelle agence sont encore quelque peu ambigus "dans la mesure où elle n'a aucun pouvoir décisionnaire ; elle est plutôt d'une nature consultative. De plus, elle n'est qu'un acteur au sein de la commission d'octroi des licences. Cela signifie qu'il y aura une instance supérieure qui sera mise en place prochainement, mais dont nous ne savons rien quant à son identité ou ses pouvoirs."
Pour sa part, Sofiene ben Hmida, chercheur et journaliste, a affirmé que Laabidi était le garant de l'indépendance de cette nouvelle agence. "Cet homme a déjà fourni les preuves de l'indépendance de la presse et de la liberté d'expression."
"Plus important encore, il n'a pas à apporter de preuves ; son retour en Tunisie et le renoncement à ses propres intérêts constituent, en eux-mêmes, une position patriotique et militante. Quant à la composition de cette commission, c'est une question secondaire sans importance pour la transition démocratique du pays", a-t-il ajouté.
Quant à Laabidi, il a déclaré que les résultats des travaux de la commission seront présentés à un certain nombre de parties, notamment le gouvernement, le parlement, et les journalistes tunisiens à l'étranger. Selon lui, cette commission sera "ouverte à tous les cadres".
Par ailleurs, le bureau exécutif du SNJT a condamné les récentes attaques dont des journalistes ont été les victimes, les qualifiant de "ciblage clair de médias libres et indépendants ne prenant fait et cause pour aucun parti quel qu'il soit".
Le syndicat a également exprimé sa solidarité avec le journaliste Sofîene Chourabi après que celui-ci "eut été attaqué par des agents de sécurité en civil alors qu'il accomplissait sa mission", le 28 février.
Jamel Arfaoui
Magharebia
Magharebia





Om Kalthoum - أنساك
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