Tunisie : Histoire du mouvement syndical en Tunisie




Une nouvelle organisation syndicale, dénommée Confédération générale tunisienne du travail (CGTT), vient d'être lancée, c'est ce qu'ont annoncé, mardi, à Tunis, les membres du comité fondateur de ce nouveau syndicat.
Les intervenants ont indiqué, dans une conférence de presse, au siège de la confédération, à Tunis, que cette annonce marque l'entrée en activité effective l'organisation créée depuis quatre ans.
Ils ont fait remarquer que le lancement d'une nouvelle organisation syndicale contribue au développement de l'action syndicale en Tunisie et offre aux salariés la liberté de choisir leur syndicat.

Les intervenants ont appelé à la conjugaison des efforts de tous les syndicalistes des différentes organisations syndicales afin de relever les principaux défis de l'action syndicale nationale : la défense des droits économiques et sociaux et la garantie d'un travail décent dans le cadre de la mise à niveau du système de production.
M. Habib Guiza, coordinateur général de la CGTT, a expliqué que le pluralisme syndical est garanti par la Constitution tunisienne dans son article 8, et reconnu dans le statut des syndicats, conformément au Code du travail.
Les fondateurs de la CGTT ont baptisé leur organisation en référence à la première organisation syndicale nationale tunisienne, la "Confédération générale des travailleurs tunisiens", fondée en 1924 sous la direction du militant syndicaliste feu Mohamed Ali El Hammi.
(TAP)


Histoire du mouvement syndical en Tunisie

La Confédération Générale des Travailleurs Tunisiens (CGTT).
Le mouvement syndical tunisien est né au début des années vingt suite à une action menée dans ce sens par Mohamed Ali Hammi qui créa la (première) CGTT le 19 janvier 1925.
Première centrale purement tunisienne, elle fut dès sa création confrontée à différentes attaques menées contre son existence même par les autorités coloniales françaises mais aussi par les forces conservatrices locales. Elles finiront par en avoir raison ; son fondateur sera jugé et expatrié. Il mourra en exil en 1928.

La Confédération Générale des Travailleurs Tunisiens (2éme CGTT).
Fondée en 1937 par Belgacem Gnaoui, la deuxième confédération générale des travailleurs tunisiens CGTT, se voulait une réincarnation de la première CGTT. En 1938, c’est Hédi Nouira (devenu premier ministre de 1970 à 1980) qui en prit la direction suite à un conflit entre le parti et la confédération. Un an après, elle disparait.

Les Syndicats Autonomes.
Au début de l’année 1944, un groupe de syndicalistes et de travailleurs tunisiens conduits par Farhat Hached décida de quitter la section tunisienne de la Confédération Générale du Travail (C.G.T) française, principale organisation syndicale du pays et de créer un syndicat purement tunisien.
C’est alors que le 19 novembre 1944, furent fondés les syndicats autonomes du Sud, et le 6 mai 1945, furent fondés les syndicats autonomes du Nord.
Quelques mois après, les deux syndicats s’allièrent avec la fédération des fonctionnaires pour former le future Union générale tunisienne du travail (UGTT).

L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).
Ainsi formée, l’UGTT put alors tenir son congrès Tunisie : Histoire du mouvement syndical en Tunisieconstitutif à Tunis le 20 janvier 1946 et élire Farhat Hached comme secrétaire général. Favorablement accueillie dans les milieux nationalistes et populaires, l’UGTT eut à jouer un rôle déterminant dans les luttes sociales et nationales.
C’est alors qu’elle dut faire face à l’hostilité de l’administration coloniale qui ne tarda pas à tirer sur des travailleurs grévistes, à Sfax en août 1947, et à Enfidha en novembre 1950 et en faire plusieurs morts.
En 1951, l’UGTT adhéra à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et devient la voix appelant partout dans le monde à l’indépendance de la Tunisie.


Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 32464

   (Tunisia)  |Jeudi 03 Février 2011 à 11h 23m |           
En europe, le pluralisme syndical est motivé par la volonté des principaux courants politiques (la droite, le centre, et la gauche) de se doter de relais syndicaux pour leurs revendications politiques. l'ugtt a toujours et en l'absence d'un pluralisme politique réel, parrainé les aspirations de toutes les classes politiques qui la composent. aujourd'hui, que nous sommes au seuil d'une vie politique pluraliste, l'ugtt devrait se consacrer
uniquement à son caractère syndical et laisser le côté politique aux partis. par conséquent, le pluralisme syndical n'a pas de raison d'être et peut même constituer un facteur destabilisant. en effet, nous assisterons à une surenchère au niveau des revendications et un affaiblissement, au niveau de mobilisation des travailleurs autour de leurs demandes. autant de facteurs qui ne sont à l'avantage ni des employeurs ni des travailleurs.

Mo  (France)  |Jeudi 03 Février 2011 à 11h 07m |           
Je crois qu'il y'aurait bc de ménage à faire la bà aussi, pas que dans les structures de l'état.
il doit y avoir plein de msaamirr khaaykha et des personnes pas du tout qualifié mais qui sont arrivé juste a cause de il 9offfa wil pistonnét, tant que c'est le ménage du printemps, faites le ménage labà aussi