Ghazi Kanaan : Biographie d’un ministre suicidaire



Le suicide de Ghazi Kanaan a suivi son dernier passage à la radio La voix du Liban, « ce sera ma dernière intervention » avait-il annoncé. Le ministre qui s’est suicidé avait été en poste au Liban pendant une vingtaine d'années avant son retour à Damas en 2002, avant d'être nommé ministre de l'intérieur en 2004.

Dans le cadre du rapport de l'ONU sur l'assassinat du premier ministre libanais Rafik al-Hariri le 14 février 2005, Detlev Mehlis, enquêteur, avait été amené a interroger M.Kanaan. Le rapport, qui sera publié fin octobre devrait déterminer si les services syriens étaient impliqués dans l'assassinat.

Ghazi Kanaan est né en 1942 dans le nord de la Syrie et était de confession alaouite. A partir de 1982, il est chef des services de renseignements syriens au Liban, poste qu'il occupera pendant 20 ans.

En sa qualité de chef des dits services, il représentait l'autorité syrienne au Liban. En une décennie, il s'était construit un « puissant réseau d'influence, d'intimidation et de terreur ». Pour cette raison, il était surnommé le « le Vice-Roi » par les Libanais.


En 2002, il est rappelé en Syrie, car il était en conflit avec le président de la République libanaise ةmile Lahoud, en particulier sur la prolongation de son mandat de président.

En octobre 2004, il sera nommé ministre de l'Intérieur de la Syrie dans le gouvernement de Bachar el-Assad.

A la suite du meurtre, survenu le 14 février 2005, de Rafiq Hariri, ses avoirs à l'étranger ont été gelés à la demande des ةtats-Unis.

Il s'est officiellement suicidé le 12 octobre 2005, possiblement suite à une enquête internationale qui cherche à déterminer qui a commandé la mort du Premier ministre libanais.


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