Tunisie : la banque Mondiale prête 41,6 millions de dollars pour des zones vertes



– Les Administrateurs de la Banque mondiale ont approuvé un prêt en soutien au programme de développement de la Tunisie le « Quatrième Projet de Développement des Zones Montagneuses et Forestières du Nord-Ouest (PNO4) », pour un montant total de 41.6 millions de dollars. Ce dernier vient en appui à différents secteurs d’importances pour le pays dont ceux de l’agriculture, du développement rural participatif et intégré, l’infrastructure de base et l’environnement.

Le secteur agricole reste un secteur important pour l’économie, avec une contribution au PIB d'environ 10 %, employant 16 % de la population active totale et 27 % de la main-d’œuvre rurale. La croissance du secteur se maintient, néanmoins, en dessous de la croissance économique générale, avec une moyenne annuelle d'environ 2,8 %.


Les zones montagneuses et forestières du Nord-Ouest couvrent environ 1,2 million d'hectares, soit 60 % de la région du Nord-Ouest. Elles sont composées de cinq gouvernorats ou sous-régions : Béja, Jendouba, Le Kef, Siliana et une partie du gouvernorat de Bizerte. Ces derniers sont riches en ressources naturelles et abritent 75 % des réserves en eau du pays provenant de ses bassins versants et plus de la moitié des zones forestières (535 000 hectares). Le développement rural participatif et la gestion durable des ressources naturelles dans le Nord-Ouest représente un facteur fondamental de développement économique et social dans la région.

Le Gouvernement est pleinement engagé dans la réduction de la pauvreté et la gestion durable des ressources naturelles. Environ 60 % du budget de la Tunisie est déjà alloué aux investissements publics en infrastructures (notamment routes, transports et communications) et en capital humain (notamment programmes de logement).

Le projet reste conforme aux directives du Gouvernement établies dans le 12ème Plan de développement économique et social (2010-2014) et vise à :

1. améliorer les conditions socio-économiques des populations rurales, et
2. promouvoir une meilleure protection et gestion des ressources naturelles dans les zones du projet à travers la mise en œuvre d’une approche participative intégrée et partenariale de développement communautaire.

En termes de gestion durable des ressources naturelles, le Gouvernement met actuellement en œuvre deux programmes nationaux de conservation des eaux et des sols et d'intégration de la gestion et de la conservation de l’eau, tous deux cofinancés par la Banque.

De façon générale, la stratégie du Gouvernement dans le Nord-Ouest vise à améliorer les conditions socio-économiques des communautés, plus spécifiquement en réduisant les écarts entre les zones rurales et urbaines, tout en promouvant une meilleure protection et gestion des ressources naturelles. L’Office du développement sylvo-pastoral du Nord-Ouest (ODESYPANO) est une des principales institutions habilitées à réaliser cette stratégie et son mode d’intervention auprès des communautés de ces zones est entièrement basé sur l’Approche participative intégrée (API).

Mr. Houcine Dellai, Directeur Général à l’ODESYPANO a indique lors d’une réunion à ce sujet : « Nous nous félicitons de la conclusion de ce nouvel accord de prêt qui va permettre de capitaliser tous nos acquis afin de mettre en place les conditions nécessaires pour les populations des zones montagneuses du Nord Ouest de la Tunisie, qui grâce à leurs propres talents et compétences, trouveront les moyens d’asseoir un développement autogéré.»

Le projet sera centré sur les communautés rurales dans 113 secteurs administratifs ou imadas dans les cinq gouvernorats mentionnés plus haut. Ceci fera progresser la couverture de service fournis à 49 % et 51 %, respectivement, les zones et les populations touchées dans les zones montagneuses et forestières du Nord-Ouest gérées par l’ODESYPANO (contre 37 % et 43 % sous le PNO3 – la phase précédente du projet).
Source: Communique Banque mondiale

Tunisie : la banque Mondiale prête 41,6 millions de dollars pour des zones vertes


Commentaires


5 de 5 commentaires pour l'article 31584

Muzzul  (Belgium)  |Jeudi 23 Decembre 2010 à 10h 15m |           
De plus ce sont des prêts usuries avec des intérêts, ce qui est haram et contraire à la chariaa islamiste.
il nous faut des prêt de chez zeitouna 100% chari3ocompatible

Le Sage  (Tunisia)  |Mercredi 22 Decembre 2010 à 16h 42m |           
Et encore un autre crédit, pour financer je ne sais quoi? après on nous dit il faut payer encore plus de taxe. je me demande ou est le compte 26-26 dans tout ça. alors la tunisie va bien,on a tellement attient l'autosuffisance de tous les domaines (économiques sociales éducations emplois) que maintenant on se prête des crédits énormes avec des intéres 2fois sa valeur pour faire des zones vertes. l'avenir est un long passé; c'est la même
histoire du bey qui s'endette pour acheter des voitures alors que le peuple meurt de faim

Baldaquino  (Tunisia)  |Mercredi 22 Decembre 2010 à 14h 51m |           
à tounsi

citation1:
« puisque une fois ces actions sont receptionnés, elle ne peuvent pas résister plus que quelques mois à la pression de paturage et autres facteurs detruisants »

«la majorité des actions de conservation du sol (plantations d'acacia,...) sont détruites quelques semaines après leur réalisation »

=)tu dois comprendre une chose, dans les projets d'aménagement pastoral la mise en œuvre d'arbres fourragers englobe impérativement une étape post-plantation dite « mise en défends », au cours de cette étape il est interdit l'exploitation du site, ces plantations seront protégé jusqu'à atteindre un certain âge(en année) qui leur permettra de supporter l'exploitation, donc quand il vous plante des acacias « pas touche » laissez les grandir,
en plus vous devez les protéger c'est ce qu'on appelle l'approche participative.

citation2:
« pourqoi ce double emploi ? pourqoi il ya un office (odesypano) et des crda qui font à peu près la meme chose!!? »

=)vu le caractère intégré du projet donc sa mise en œuvre relèvera de plusieurs acteurs, en pratique un projet intégré comme celui la nécessite une coopération entre tous les partenaires concernés (compris les habitants des ces zones) pour atteindre les objectifs escomptés.

Tounssi  (Tunisia)  |Mercredi 22 Decembre 2010 à 11h 29m |           
Ce genre de projets constitue un grand problème pour la tunisie:
1- depuis des dizaines d'années l'etat finance ces projets (de développement rural) à partir de crédits extérieurs, je me demande où sont ces milliards? la réponse : des voitures de fonction, des études pour consultants,...., des actions de conservation de l'eau et du sol non durable(puisque une fois ces actions sont receptionnés, elle ne peuvent pas résister plus que quelques mois à la pression de paturage et autres facteurs detruisants). est
ce que on a fait une étude sur la durabilité de ces actions qui ont consommé des milliards et des milliards ??..
si notre premier souci est de réaliser, réaliser, et réaliser des hectares et des hectares .... sans se soucier en même temps de la durabilité; on ne pourrai jamais atteindre les 2 objectifs déclarés par ce projet.
2- un habitant de ces zones m'a demandé un jour: pourquoi continuer dans ces projets alors que la majorité des actions de conservation du sol (plantations d'acacia,...) sont détruites quelques semaines après leur réalisation; pourquoi pénaliser nos enfants et la génération future avec ces crédits qui ne servent à rien!!?

3- malheureusement, on ne cherche qu'à donner des chiffres: on réalisé cents ha de ça et 1000 ha de ça;....., mais est ce que les réalisations (pour lesquelles on a dépensé des milliards) depuis 30 ans existent encore!!? : la réponse est non. ceux qui profitent de cette situation (entrepreneurs privés qui réalisent ces actions) sont les seuls qui esperent que ceci continue des années et des années puisqu eux ils s'enrechissent de plus en plus
et les habitants du nord ouest sont toujs dans la meme situation.
les responsables changent d'un projet à autre leurs voiture de fonction et les habitants sont dans la mm situation.

4- autre question: pourqoi ce double emploi ? pourqoi il ya un office (odesypano) et des crda qui font à peu près la meme chose!!?

Chakaleta  (Tunisia)  |Mercredi 22 Decembre 2010 à 10h 45m |           
ألا نقدر على تمويل ذاتي لمشروع كهذا ؟ هل أن النفع المتأتي منه يبرر سحق المواطن بدين أخر يعلم الله إن كنا قادرين على سداده ؟؟!!