Un séminaire de formation destiné aux professionnels des médias et aux militants de la société civile s'est achevé jeudi 16 décembre à Tunis, organisé dans le cadre d'un programme destiné à promouvoir la participation des femmes à la vie publique.
"Les principaux objectifs de ce séminaire sont le développement des capacités des participants, hommes et femmes, en faveur des droits de la femme, en leur apportant les concepts de base qui les sensibilisent et les intéressent à ces questions", a déclaré la coordinatrice de cette formation et militante des droits de l'Homme, Moufida Belghith.
Elle a ajouté que ce séminaire s'est attaché à permettre aux participants "de disposer des techniques d'analyse fondées sur le genre pour produire un contenu de presse et des programmes audiovisuels qui renforcent la diffusion d'une culture de l'égalité entre les sexes, et jouent un rôle dans le soutien à la participation des femmes à la vie publique."
Les médias ne jouent pas le rôle qu'ils devraient jouer dans le renforcement et le soutien à la participation des femmes aux affaires publiques, ont concluent les participants. Ils ont également déclaré que les droits de la femme en Tunisie connaissaient un recul, au profit de courants réactionnaires.
"Les femmes journalistes elles-mêmes ne jouent pas leur rôle dans le militantisme sur les questions concernant les femmes et dans l'insistance à exercer leur droit à la participation aux affaires publiiques. Il existe une forte carence dans le monde en matière de participation des femmes, que l'on estime à 18 pour cent, et à 13 pour cent en Tunisie", a ajouté Belghith.
"La presse ne joue pas son rôle de soutien aux capacités des femmes et de leur encouragement à une participation réelle à la vie politique", a-t-elle affirmé.
Ce séminaire de trois jours était un projet conjoint du Centre Mohammed Ali de recherche, d'étude et de formation (CEMAREF) de Tunis et de l'organisation américaine de développement des médias Internews. Cette formation était destinée spécialement aux futurs professionnels des médias, hommes et femmes, en vue de développer leurs capacités en matière de droits des femmes. Les participants estiment que les médias peuvent jouer un rôle efficace dans le changement des attitudes et la vision traditionnelle qui restreint le rôle des femmes.
"Il existe des courants destructeurs qui veulent faire reculer la situation des femmes en Tunisie, après les avancées majeurs en termes de progrès et les gains importants qu'elles ont obtenus", a déclaré Fatma Azouz, professeur à l'Institut de la presse.
Le journaliste Tawfik Ayechi estime également que "les femmes en Tunisie sont victimes d'une propagande politique fabriquée, car leur présence dans les affaires publiques n'est que superficielle, sans réelle valeur, au lieu d'être des éléments efficaces qui participent aux processus de décision pour mettre un terme aux stéréotypes traditionnels."
"En Tunisie, la plupart des organes de presse établissent une discrimation entre les sexes par suite de cette culture et de cette idéologie qui est en nous et qui dépasse parfois les frontières de la Tunisie, atteignant certains autres pays dans le monde, y compris en Occident", a déclaré Saloua Charfi, professeur à l'Institut du journalisme et de l'information.
"Les femmes paient un lourd tribu lorsqu'elles entrent dans le monde de la politique, parce que leur situation est plus sensible en termes d'aspect moral ; elles sont tenues pour responsables de tout ce qu'elles font ; cela ne fait que renforcer la discrimination entre les sexes. Les femmes paient cher pour gagner leur liberté", a déclaré Dorra Mahfoudh, professeur de sociologie.
Et d'ajouter : "L'expérience montre que la présence des femmes dans la vie publique et politique est une nécessité, même si elle n'a été dans un premier temps que superficielle. Par la suite, grâce à la formation, leur rôle sera plus efficace, parce que la participation des femmes est un droit nécessaire. Après tout, tous les hommes présents en politique ne sont pas efficaces et ne jouent pas un rôle pionnnier."
S'adressant aux participants, Me Monia El Abed, avocate, a souligné que la violence politique se manifeste par le biais des pratiques gouvernementales et de la violence qui vise les militantes féministes. Elle a pris l'exemple des évènements de 2008 à Redayef, et de la violence dont certaines militantes avaient été par la suite victimes, qui était allée jusqu'à les priver de leur emploi. Elle également noté que ces attaques impliquaient des violences physiques, des tentatives de viol, des remises en cause de l'honneur des personnes, et une violence dans les médias qui ont défigué l'image des militantes féministes.
"Les militantes féministes qui s'engagent librement en politique paient donc un tribu plus lourd que les hommes, en s'attachant à la condition de la femme", a-t-elle poursuivi.
Par le biais de la participation des femmes en politique et dans les partis, El Abed estime que "traiter des problèmes des femmes au sein des partis ne se fait que de manière marginale, en l'absence d'un processuss démocratique clair sur la participation des femmes aux questions importantes, et en l'absence d'une vision claire des problèmes des femmes."
"On attend des femmes journalistes qu'elles se fassent, plus que tout autre, les avocates des problèmes des femmes. Elles doivent donc tenter de plus centrer le contenu de la presse sur les femmes et leurs droits", a conclu la journaliste Nabila Abid.
Houda Trabelsi (Magharebia )
"Les principaux objectifs de ce séminaire sont le développement des capacités des participants, hommes et femmes, en faveur des droits de la femme, en leur apportant les concepts de base qui les sensibilisent et les intéressent à ces questions", a déclaré la coordinatrice de cette formation et militante des droits de l'Homme, Moufida Belghith.
Elle a ajouté que ce séminaire s'est attaché à permettre aux participants "de disposer des techniques d'analyse fondées sur le genre pour produire un contenu de presse et des programmes audiovisuels qui renforcent la diffusion d'une culture de l'égalité entre les sexes, et jouent un rôle dans le soutien à la participation des femmes à la vie publique."
Les médias ne jouent pas le rôle qu'ils devraient jouer dans le renforcement et le soutien à la participation des femmes aux affaires publiques, ont concluent les participants. Ils ont également déclaré que les droits de la femme en Tunisie connaissaient un recul, au profit de courants réactionnaires.
"Les femmes journalistes elles-mêmes ne jouent pas leur rôle dans le militantisme sur les questions concernant les femmes et dans l'insistance à exercer leur droit à la participation aux affaires publiiques. Il existe une forte carence dans le monde en matière de participation des femmes, que l'on estime à 18 pour cent, et à 13 pour cent en Tunisie", a ajouté Belghith.

"La presse ne joue pas son rôle de soutien aux capacités des femmes et de leur encouragement à une participation réelle à la vie politique", a-t-elle affirmé.
Ce séminaire de trois jours était un projet conjoint du Centre Mohammed Ali de recherche, d'étude et de formation (CEMAREF) de Tunis et de l'organisation américaine de développement des médias Internews. Cette formation était destinée spécialement aux futurs professionnels des médias, hommes et femmes, en vue de développer leurs capacités en matière de droits des femmes. Les participants estiment que les médias peuvent jouer un rôle efficace dans le changement des attitudes et la vision traditionnelle qui restreint le rôle des femmes.
"Il existe des courants destructeurs qui veulent faire reculer la situation des femmes en Tunisie, après les avancées majeurs en termes de progrès et les gains importants qu'elles ont obtenus", a déclaré Fatma Azouz, professeur à l'Institut de la presse.
Le journaliste Tawfik Ayechi estime également que "les femmes en Tunisie sont victimes d'une propagande politique fabriquée, car leur présence dans les affaires publiques n'est que superficielle, sans réelle valeur, au lieu d'être des éléments efficaces qui participent aux processus de décision pour mettre un terme aux stéréotypes traditionnels."
"En Tunisie, la plupart des organes de presse établissent une discrimation entre les sexes par suite de cette culture et de cette idéologie qui est en nous et qui dépasse parfois les frontières de la Tunisie, atteignant certains autres pays dans le monde, y compris en Occident", a déclaré Saloua Charfi, professeur à l'Institut du journalisme et de l'information.
"Les femmes paient un lourd tribu lorsqu'elles entrent dans le monde de la politique, parce que leur situation est plus sensible en termes d'aspect moral ; elles sont tenues pour responsables de tout ce qu'elles font ; cela ne fait que renforcer la discrimination entre les sexes. Les femmes paient cher pour gagner leur liberté", a déclaré Dorra Mahfoudh, professeur de sociologie.
Et d'ajouter : "L'expérience montre que la présence des femmes dans la vie publique et politique est une nécessité, même si elle n'a été dans un premier temps que superficielle. Par la suite, grâce à la formation, leur rôle sera plus efficace, parce que la participation des femmes est un droit nécessaire. Après tout, tous les hommes présents en politique ne sont pas efficaces et ne jouent pas un rôle pionnnier."
S'adressant aux participants, Me Monia El Abed, avocate, a souligné que la violence politique se manifeste par le biais des pratiques gouvernementales et de la violence qui vise les militantes féministes. Elle a pris l'exemple des évènements de 2008 à Redayef, et de la violence dont certaines militantes avaient été par la suite victimes, qui était allée jusqu'à les priver de leur emploi. Elle également noté que ces attaques impliquaient des violences physiques, des tentatives de viol, des remises en cause de l'honneur des personnes, et une violence dans les médias qui ont défigué l'image des militantes féministes.
"Les militantes féministes qui s'engagent librement en politique paient donc un tribu plus lourd que les hommes, en s'attachant à la condition de la femme", a-t-elle poursuivi.
Par le biais de la participation des femmes en politique et dans les partis, El Abed estime que "traiter des problèmes des femmes au sein des partis ne se fait que de manière marginale, en l'absence d'un processuss démocratique clair sur la participation des femmes aux questions importantes, et en l'absence d'une vision claire des problèmes des femmes."
"On attend des femmes journalistes qu'elles se fassent, plus que tout autre, les avocates des problèmes des femmes. Elles doivent donc tenter de plus centrer le contenu de la presse sur les femmes et leurs droits", a conclu la journaliste Nabila Abid.
Houda Trabelsi (Magharebia )





Shadia - قولو لعين الشمس
Commentaires
8 de 8 commentaires pour l'article 31555