Les participants à la 34ème Conférence arabe de la police et de la sécurité, qui s'est tenue à Tunis les 8 et 9 décembre, sont convenus de renforcer la coopération et la coordination entre Etats arabes pour lutter contre les menaces criminelles qui pèsent sur la région, notamment sur lnternet.
Dans son discours d'ouverture, Rafik Belhaj Kacem, Ministre tunisien de l'Intérieur, a mis en garde contre les conséquences négatives qui pourraient résulter des avancées technologiques, soulignant que les progrès de la connectivité permettent au crime de franchir plus aisément les frontières et à ses auteurs de diversifier leurs activités et leurs sources de financement.
Kacem a ajouté que lutter contre ces dangers nécessite la mise en place de systèmes de sécurité des informations et d'un mécanisme de coopération qui permette de créer des centres nationaux de protection et de lutte contre de tels délits. Cette lutte requiert aussi de la part des autorités en charge de la sécurité qu'elles se forment en permanence avec leurs collègues de l'ensemble du monde arabe.
A la fin de cette conférence, qui s'est attachée en particulier à la corruption, au financement du terrorisme et à la criminalité organisée, les responsables arabes de la sécurité ont demandé aux autorités concernées de punir sévèrement les auteurs du "terrorisme informatique".
Ils ont de même souligné la nécessité de protéger les systèmes informatiques arabes et ont demandé aux représentants de la Ligue arabe et d'Interpol d'utiliser le cryptage pour veiller à ce que les informations contenues dans ces systèmes ne puissent être piratées.
Les participants ont également encouragé les Gouvernements à adopter de nouvelles lois pour traiter le trafic d'êtres humains et ratifier les accords internationaux. Ils ont également souligné la nécessité de joindre leurs forces pour promouvoir une culture religieuse et communautaire sensible aux dangers du trafic des êtres humains et à ses conséquences négatives.
Mohamed Ali Ben Komane, le secrétaire général du Conseil des Ministres arabes de l'Intérieur, a souligné que le terrorisme est en tête des crimes qui doivent être traités, exprimant ses regrets face à l'absence d'un pacte international destiné à lutter contre ce fléau au niveau des Nations-Unies, et ce malgré les atrocités qu'il entraîne et les engagements internationaux à le combattre.

Un accord similaire a été signé par les Etats arabes en 1998, posant les fondations d'une ébauche transnationale de lutte contre le terrorisme.
Komane a souligné que cet accord passé s'avère efficace dans le renforcement de la coopération arabe. Il a de plus souligné qu'il convient de mieux sensibiliser les jeunes Arabes au chômage, "dans la mesure où ils constituent des recrues faciles pour les gangs".
Le général Abdelghani Hamel, directeur de la sûreté nationale algérienne, a souligné que la criminalité organisée transfrontalière se développe rapidement et ne peut être combattue par un seul pays.
A cet égard, le directeur de la DGSN a appelé au tarissement des sources de financement des criminels, en leur refusant tout paiement de rançons et en pénalisant celui-ci. Enlèvements et trafic de drogue ont en effet été identifiés comme des sources de revenu majeures pour al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).
Hamel a demandé une meilleure synchronisation entre les pays, ainsi que la création de règles de droit et de mécanismes juridiques destinés à lutter contre le trafic d'êtres humains et la pénalisation des personnes ou des organisations impliquées dans de tels délits. Il a souligné que l'approche sécuritaire à elle seule n'est "pas suffisante" pour traiter ce crime. D'autres mesures, qu'elles soient de nature économique, sociale, culturelle ou médiatiques, doivent être adoptées.
Le chef de la sécurité publique jordanienne, le général Hussein Hazaa Majali, a souligné que la gestion des crimes terroristes doit consister à "tuer la poule dans l'oeuf" et que cette lutte exige détermination et collaboration entre tous les Etats arabes, de manière à parvenir à un traitement véritable et efficace de ces risques, notamment du terrorisme électronique.
Concernant les trafics d'êtres humains, il a souligné qu'ils étaient récemment devenus un sujet prioritaire et menaçaient maintenant la vie, la dignité et l'intégrité de l'Homme, et qu'ils devaient être éradiqués. Il a ajouté que la Jordanie avait pris des mesures pour lutter contre ce phénomène en adoptant une loi interdisant les trafics d'êtres humains et en instaurant un service au sein du département des recherches criminelles pour le suivi des cas.
Dans son dernier rapport publié en 2005, l'Organisation internationale du travail (OIT) estimait le nombre de personnes sujettes à des travaux forcés au Moyen Orient et en Afrique du Nord à environ 230 000.
Un rapport du département d'Etat américain sur les trafics d'êtres humains publié en 2008 désignait Oman, le Qatar et l'Arabie saoudite comme des pays où l'esclavagisme existe sous la forme d'achat d'ouvriers en Asie et en Afrique.
Cette conférence de Tunis s'est également penchée sur les recommandations données aux chefs des services de sécurité, et a demandé que des réunions soient organisées au sein du secrétariat général, ainsi que sur les manières de mettre en oeuvre des dispositions pénalisantes pour protéger les Droits de l'Homme.
Dans son discours d'ouverture, Rafik Belhaj Kacem, Ministre tunisien de l'Intérieur, a mis en garde contre les conséquences négatives qui pourraient résulter des avancées technologiques, soulignant que les progrès de la connectivité permettent au crime de franchir plus aisément les frontières et à ses auteurs de diversifier leurs activités et leurs sources de financement.
Kacem a ajouté que lutter contre ces dangers nécessite la mise en place de systèmes de sécurité des informations et d'un mécanisme de coopération qui permette de créer des centres nationaux de protection et de lutte contre de tels délits. Cette lutte requiert aussi de la part des autorités en charge de la sécurité qu'elles se forment en permanence avec leurs collègues de l'ensemble du monde arabe.
A la fin de cette conférence, qui s'est attachée en particulier à la corruption, au financement du terrorisme et à la criminalité organisée, les responsables arabes de la sécurité ont demandé aux autorités concernées de punir sévèrement les auteurs du "terrorisme informatique".
Ils ont de même souligné la nécessité de protéger les systèmes informatiques arabes et ont demandé aux représentants de la Ligue arabe et d'Interpol d'utiliser le cryptage pour veiller à ce que les informations contenues dans ces systèmes ne puissent être piratées.
Les participants ont également encouragé les Gouvernements à adopter de nouvelles lois pour traiter le trafic d'êtres humains et ratifier les accords internationaux. Ils ont également souligné la nécessité de joindre leurs forces pour promouvoir une culture religieuse et communautaire sensible aux dangers du trafic des êtres humains et à ses conséquences négatives.
Mohamed Ali Ben Komane, le secrétaire général du Conseil des Ministres arabes de l'Intérieur, a souligné que le terrorisme est en tête des crimes qui doivent être traités, exprimant ses regrets face à l'absence d'un pacte international destiné à lutter contre ce fléau au niveau des Nations-Unies, et ce malgré les atrocités qu'il entraîne et les engagements internationaux à le combattre.

Un accord similaire a été signé par les Etats arabes en 1998, posant les fondations d'une ébauche transnationale de lutte contre le terrorisme.
Komane a souligné que cet accord passé s'avère efficace dans le renforcement de la coopération arabe. Il a de plus souligné qu'il convient de mieux sensibiliser les jeunes Arabes au chômage, "dans la mesure où ils constituent des recrues faciles pour les gangs".
Le général Abdelghani Hamel, directeur de la sûreté nationale algérienne, a souligné que la criminalité organisée transfrontalière se développe rapidement et ne peut être combattue par un seul pays.
A cet égard, le directeur de la DGSN a appelé au tarissement des sources de financement des criminels, en leur refusant tout paiement de rançons et en pénalisant celui-ci. Enlèvements et trafic de drogue ont en effet été identifiés comme des sources de revenu majeures pour al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).
Hamel a demandé une meilleure synchronisation entre les pays, ainsi que la création de règles de droit et de mécanismes juridiques destinés à lutter contre le trafic d'êtres humains et la pénalisation des personnes ou des organisations impliquées dans de tels délits. Il a souligné que l'approche sécuritaire à elle seule n'est "pas suffisante" pour traiter ce crime. D'autres mesures, qu'elles soient de nature économique, sociale, culturelle ou médiatiques, doivent être adoptées.
Le chef de la sécurité publique jordanienne, le général Hussein Hazaa Majali, a souligné que la gestion des crimes terroristes doit consister à "tuer la poule dans l'oeuf" et que cette lutte exige détermination et collaboration entre tous les Etats arabes, de manière à parvenir à un traitement véritable et efficace de ces risques, notamment du terrorisme électronique.
Concernant les trafics d'êtres humains, il a souligné qu'ils étaient récemment devenus un sujet prioritaire et menaçaient maintenant la vie, la dignité et l'intégrité de l'Homme, et qu'ils devaient être éradiqués. Il a ajouté que la Jordanie avait pris des mesures pour lutter contre ce phénomène en adoptant une loi interdisant les trafics d'êtres humains et en instaurant un service au sein du département des recherches criminelles pour le suivi des cas.
Dans son dernier rapport publié en 2005, l'Organisation internationale du travail (OIT) estimait le nombre de personnes sujettes à des travaux forcés au Moyen Orient et en Afrique du Nord à environ 230 000.
Un rapport du département d'Etat américain sur les trafics d'êtres humains publié en 2008 désignait Oman, le Qatar et l'Arabie saoudite comme des pays où l'esclavagisme existe sous la forme d'achat d'ouvriers en Asie et en Afrique.
Cette conférence de Tunis s'est également penchée sur les recommandations données aux chefs des services de sécurité, et a demandé que des réunions soient organisées au sein du secrétariat général, ainsi que sur les manières de mettre en oeuvre des dispositions pénalisantes pour protéger les Droits de l'Homme.





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