L'absence d'une loi reconnaissant la presse électronique en Tunisie gêne le développement de ce secteur, ont affirmé les intervenants lors d'une conférence organisée à Tunis. Ce symposium, intitulé "Presse électronique en Tunisie, réalité et perspectives", s'est attaché aux moyens de faire reconnaître les médias en ligne.
"Aucune loi ne protège la presse électronique. Nous demandons à être ajoutés à la loi qui régit la presse écrite, tout en reconnaissant la nature spécifique de la presse électronique. Par exemple, dans cette dernière, la soumission légale n'est pas obligatoire", a expliqué le propriétaire d'un journal électronique, Khaled Bou Miza, lors de cette conférence du 17 décembre.
Ce séminaire était organisé par le Comité des jeunes journalistes du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et a traité de sujets liés à la concurrence entre la presse électronique et la presse traditionnelle. La discussion a porté sur les aspects juridiques, la formation universitaire des journalistes, et les avantages de la presse électronique. Cette conférence a rassemblé des journalistes, des patrons de journaux électroniques, et des étudiants de cette presse en ligne.
Les e-journalistes ne bénéficient d'aucune carte légale leur permettant de pratiquer leur profession, et le secteur connaît des difficultés de financement, qui entravent souvent le travail des journalistes, notamment en termes de couverture et de transport.
Aucune nouvelle loi n'a été adoptée, et le Code actuel du journalisme n'a pas été amendé pour permettre de mieux réglementer ce nouveau média.
"La loi actuelle accorde au moins aux journalistes la carte professionnelle qui assure leur reconnaissance", a ajouté Bou Miza.
Chokri Ben Nessir, membre du bureau exécutif du SNJT, a expliqué que le syndicat estime que les e-journalistes ont le droit d'adhérer au SNJT, et même que son organisation soutient un certain nombre de journalistes de ces nouveaux médias pour leur permettre d'obtenir le statut officiel de journalistes à part entière.
Un argument totalement réfuté par Sofien Ben Salah, patron de Nour Presse, qui souligne que le SNJT a refusé les demandes de nombreux journalistes internationaux visant à obtenir le statut de membres actifs, en dépit de leurs demandes répétées.
La formation aux médias électroniques est assez courte, selon Walid Haouni, professeur à l'Institut du journalisme. Il a demandé aux propriétaires des journaux électroniques d'offrir des possibilités de formation aux jeunes journalistes.
"La question la plus importante est de savoir où les étudiants peuvent apprendre, s'ils n'apprennent pas à l'Institut du journalisme, et si les sociétés des médias ne leur offrent aucune possibilité de formation", s'est-il interrogé.
Concernant le financement des journaux électroniques, cette conférence a rapporté les expériences de certains propriétaires de sites web, qui ont dû faire appel à leurs ressources personnelles pour lancer leurs journaux, sans aucune aide de la part du gouvernement. Par la suite, ces journaux ont dû commencer à dépendre de la publicité pour leur financement.
L'un des participants a demandé au gouvernement d'aider les journaux électroniques, comme il le fait pour les journaux traditionnels, pour la simple raison que les journaux électroniques ne sont pas en mesure de couvrir leurs coûts et de payer leurs journalistes, selon Faten al-Alma du site web al-Khabar.
Et d'ajouter : "D'une part, les autorités ne reconnaissent pas la presse électronique, mais d'autre part, ils tiennent les journalistes pour responsables aux termes du Code du journalisme."
S'adressant à Magharebia, Saida Hammami a demandé l'adoption rapide d'une loi qui régule le secteur, à condition que toutes les parties soient impliquées dans l'adoption de cette loi.
"Certains blogueurs et propriétaires de sites web privés ont été parmi les causes des entraves au journalisme électronique en Tunisie, au vu de ce qu'ils publient. Le moyen d'expression le plus audacieux est aujourd'hui lnternet et la presse électronique. En conséquence, nous voulons en tant que jeunes prendre acte de la liberté de la presse, du droit à l'emploi et à la reconnaissance, avant d'être censurés", a expliqué Hammami.
Les discussions lors de ce séminaire ont également porté sur le soutien nécessaire et sur la maigre formation des étudiants, qui ne permet pas d'embaucher des diplômés de l'Institut du journalisme. Le manque d'opportunités de formation de ces étudiants a également été abordé.
En mars 2010, le Forum économique mondial a classé la Tunisie au premier rang en Afrique à son indice NRI (Networked Readiness Index), avec 3 600 000 internautes.
Mona Yahia (Magharebia)
"Aucune loi ne protège la presse électronique. Nous demandons à être ajoutés à la loi qui régit la presse écrite, tout en reconnaissant la nature spécifique de la presse électronique. Par exemple, dans cette dernière, la soumission légale n'est pas obligatoire", a expliqué le propriétaire d'un journal électronique, Khaled Bou Miza, lors de cette conférence du 17 décembre.

Ce séminaire était organisé par le Comité des jeunes journalistes du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et a traité de sujets liés à la concurrence entre la presse électronique et la presse traditionnelle. La discussion a porté sur les aspects juridiques, la formation universitaire des journalistes, et les avantages de la presse électronique. Cette conférence a rassemblé des journalistes, des patrons de journaux électroniques, et des étudiants de cette presse en ligne.
Les e-journalistes ne bénéficient d'aucune carte légale leur permettant de pratiquer leur profession, et le secteur connaît des difficultés de financement, qui entravent souvent le travail des journalistes, notamment en termes de couverture et de transport.
Aucune nouvelle loi n'a été adoptée, et le Code actuel du journalisme n'a pas été amendé pour permettre de mieux réglementer ce nouveau média.
"La loi actuelle accorde au moins aux journalistes la carte professionnelle qui assure leur reconnaissance", a ajouté Bou Miza.
Chokri Ben Nessir, membre du bureau exécutif du SNJT, a expliqué que le syndicat estime que les e-journalistes ont le droit d'adhérer au SNJT, et même que son organisation soutient un certain nombre de journalistes de ces nouveaux médias pour leur permettre d'obtenir le statut officiel de journalistes à part entière.
Un argument totalement réfuté par Sofien Ben Salah, patron de Nour Presse, qui souligne que le SNJT a refusé les demandes de nombreux journalistes internationaux visant à obtenir le statut de membres actifs, en dépit de leurs demandes répétées.
La formation aux médias électroniques est assez courte, selon Walid Haouni, professeur à l'Institut du journalisme. Il a demandé aux propriétaires des journaux électroniques d'offrir des possibilités de formation aux jeunes journalistes.
"La question la plus importante est de savoir où les étudiants peuvent apprendre, s'ils n'apprennent pas à l'Institut du journalisme, et si les sociétés des médias ne leur offrent aucune possibilité de formation", s'est-il interrogé.
Concernant le financement des journaux électroniques, cette conférence a rapporté les expériences de certains propriétaires de sites web, qui ont dû faire appel à leurs ressources personnelles pour lancer leurs journaux, sans aucune aide de la part du gouvernement. Par la suite, ces journaux ont dû commencer à dépendre de la publicité pour leur financement.
L'un des participants a demandé au gouvernement d'aider les journaux électroniques, comme il le fait pour les journaux traditionnels, pour la simple raison que les journaux électroniques ne sont pas en mesure de couvrir leurs coûts et de payer leurs journalistes, selon Faten al-Alma du site web al-Khabar.
Et d'ajouter : "D'une part, les autorités ne reconnaissent pas la presse électronique, mais d'autre part, ils tiennent les journalistes pour responsables aux termes du Code du journalisme."
S'adressant à Magharebia, Saida Hammami a demandé l'adoption rapide d'une loi qui régule le secteur, à condition que toutes les parties soient impliquées dans l'adoption de cette loi.
"Certains blogueurs et propriétaires de sites web privés ont été parmi les causes des entraves au journalisme électronique en Tunisie, au vu de ce qu'ils publient. Le moyen d'expression le plus audacieux est aujourd'hui lnternet et la presse électronique. En conséquence, nous voulons en tant que jeunes prendre acte de la liberté de la presse, du droit à l'emploi et à la reconnaissance, avant d'être censurés", a expliqué Hammami.
Les discussions lors de ce séminaire ont également porté sur le soutien nécessaire et sur la maigre formation des étudiants, qui ne permet pas d'embaucher des diplômés de l'Institut du journalisme. Le manque d'opportunités de formation de ces étudiants a également été abordé.
En mars 2010, le Forum économique mondial a classé la Tunisie au premier rang en Afrique à son indice NRI (Networked Readiness Index), avec 3 600 000 internautes.
Mona Yahia (Magharebia)





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