Bien que la législation tunisienne interdise aux fonctionnaires d'occuper plus d'un seul emploi, nombreux sont ceux qui choisissent de contourner cette législation pour augmenter leur salaire.
"J'ai choisi de ne pas respecter la loi pour augmenter mon revenu, peu importe les sanctions, même si je suis convaincu qu'aucun contrôle n'est effectué, ce qui me tranquillise et fait de ma décision un risque calculé", a déclaré Abdel Jabbar, employé dans un service public durant la journée, et comptable dans un centre commercial le soir.
Les chômeurs tunisiens demandent quant à eux que des contrôles renforcés soient exercés sur les contrevenants.
"Alors que des milliers de jeunes font la queue pour trouver un emploi qui leur assurera des conditions de vie décentes, d'autres se permettent de monopoliser deux chaises et d'occuper plusieurs postes, dans l'irrespect le plus clair de la loi qui pénalise de telles pratiques", déclare Mounir Khammasi, un chômeur.
Pour sa part, Mohamed Amine Chebbi, également au chômage, se plaint que "des centaines de personnes occupent les emplois d'autres qui peinent à trouver un travail qui leur permettrait de vivre correctement, et de répondre à leurs besoins de base, même pour la moitié du salaire légal".
"Malheureusement, c'est le monde dans lequel nous vivons ; d'un côté, l'Etat consacre toute son énergie à lutter contre le chômage, et de l'autre, la loi ne punit pas ceux qui occupent deux fonctions en même temps", ajoute-t-il.
Le Code pénal tunisien définit un employé du Gouvernement comme une personne disposant du pouvoir de l'autorité
publique ou travaillant au bénéfice de l'Etat, d'une agence locale, d'une institution, d'une entreprise publique ou de toute autre instance contribuant à la gestion d'un service public.
Le Code prévoit en outre une peine de deux ans de prison et une amende de 1 000 dinars (520 euros) pour chaque fonctionnaire exerçant une autre activité liée à sa mission, sans disposer de l'autorisation préalable pour le faire.
"J'ai commencé à enseigner il y a 15 ans dans l'enceinte de cette école", explique Abou Bakr à Magharebia.
"Bien que ce ne soit pas autorisé par la loi, je donne des cours particuliers chez moi pendant mes journées de repos et pendant les vacances pour améliorer ma situation financière et réaliser mon rêve de construire une maison ou d'acheter une autre voiture. Je ne gagne pas assez avec mon premier travail."
Selon le professeur de sociologie Olfa Bethabet, "nombre de ces pratiques illégales sont dues à plusieurs facteurs, notamment l'absence d'application de la loi et de punition des contrevenants, ce qui leur permet d'accumuler différentes fonctions tandis que des jeunes tentent désespérément de trouver un emploi, sans résultat".
"Un autre facteur est lié au manque de droits fondamentaux comme la sécurité sociale ou l'assurance-maladie pour les employés de la fonction publique, ainsi que leurs maigres salaires, souvent considérés comme insuffisants pour permettre à une famille tunisienne de vivre dans cette étrange accélération de la consommation. Tout cela pousse nombre de ces fonctionnaires à ne pas respecter la loi et à chercher d'autres sources de revenu pour améliorer leur situation financière", explique-t-elle.
"J'ai choisi de ne pas respecter la loi pour augmenter mon revenu, peu importe les sanctions, même si je suis convaincu qu'aucun contrôle n'est effectué, ce qui me tranquillise et fait de ma décision un risque calculé", a déclaré Abdel Jabbar, employé dans un service public durant la journée, et comptable dans un centre commercial le soir.
Les chômeurs tunisiens demandent quant à eux que des contrôles renforcés soient exercés sur les contrevenants.
"Alors que des milliers de jeunes font la queue pour trouver un emploi qui leur assurera des conditions de vie décentes, d'autres se permettent de monopoliser deux chaises et d'occuper plusieurs postes, dans l'irrespect le plus clair de la loi qui pénalise de telles pratiques", déclare Mounir Khammasi, un chômeur.
Pour sa part, Mohamed Amine Chebbi, également au chômage, se plaint que "des centaines de personnes occupent les emplois d'autres qui peinent à trouver un travail qui leur permettrait de vivre correctement, et de répondre à leurs besoins de base, même pour la moitié du salaire légal".
"Malheureusement, c'est le monde dans lequel nous vivons ; d'un côté, l'Etat consacre toute son énergie à lutter contre le chômage, et de l'autre, la loi ne punit pas ceux qui occupent deux fonctions en même temps", ajoute-t-il.
Le Code pénal tunisien définit un employé du Gouvernement comme une personne disposant du pouvoir de l'autorité
publique ou travaillant au bénéfice de l'Etat, d'une agence locale, d'une institution, d'une entreprise publique ou de toute autre instance contribuant à la gestion d'un service public.Le Code prévoit en outre une peine de deux ans de prison et une amende de 1 000 dinars (520 euros) pour chaque fonctionnaire exerçant une autre activité liée à sa mission, sans disposer de l'autorisation préalable pour le faire.
"J'ai commencé à enseigner il y a 15 ans dans l'enceinte de cette école", explique Abou Bakr à Magharebia.
"Bien que ce ne soit pas autorisé par la loi, je donne des cours particuliers chez moi pendant mes journées de repos et pendant les vacances pour améliorer ma situation financière et réaliser mon rêve de construire une maison ou d'acheter une autre voiture. Je ne gagne pas assez avec mon premier travail."
Selon le professeur de sociologie Olfa Bethabet, "nombre de ces pratiques illégales sont dues à plusieurs facteurs, notamment l'absence d'application de la loi et de punition des contrevenants, ce qui leur permet d'accumuler différentes fonctions tandis que des jeunes tentent désespérément de trouver un emploi, sans résultat".
"Un autre facteur est lié au manque de droits fondamentaux comme la sécurité sociale ou l'assurance-maladie pour les employés de la fonction publique, ainsi que leurs maigres salaires, souvent considérés comme insuffisants pour permettre à une famille tunisienne de vivre dans cette étrange accélération de la consommation. Tout cela pousse nombre de ces fonctionnaires à ne pas respecter la loi et à chercher d'autres sources de revenu pour améliorer leur situation financière", explique-t-elle.
Houda Trabelsi (Magharebia)





Chiyoukh Trab - قلبي ليك ميال
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