Les pirates somaliens exigent le paiement d'une rançon de 7,3 millions d'euros pour le "Hannibal II", un cargo tunisien détourné jeudi 11 novembre dans le Golfe d'Aden. Vingt-trois Tunisiens et un Marocain font partie des 31 membres de l'équipage de ce bateau.
Ce cargo de 24 105 tonnes transportait de l'huile végétale de Malaisie à Suez, où il a été attaqué et pris d'assaut par les pirates, à environ 860 miles nautiques à l'est de la Corne de l'Afrique, a fait savoit l'Autorité intergouvernementale de l'Afrique de l'Est pour le développement (IGAD).
"Je ne peux vous assurer que les autorités tunisiennes répondront aux exigences des pirates, mais je sais que des instructions émanant des plus hautes sphères de l'autorité tunisienne ont été données pour suivre cette affaire et trouver le moyen de sauver ces otages", a déclaré le politologue tunisien Borhane Besais.

"Cette affaire affectera le peuple tunisien, toutes tendances confondues. Les célébrations de l'aïd approchent et chacun ici espère que les marins tunisiens et les personnes qui les accompagnent ne seront pas privés des joies de l'aïd", a-t-il ajouté.
Selon la septième chaîne tunisienne d'information, le Président Zine El Abidine Ben Ali a donné jeudi dans la soirée des instructions aux autorités en charge de la sécurité de suivre les développements de ce détournement "en coordination avec toutes les parties internationales et l'organisation britannique du commerce maritime (UKMTO), chargée d'assurer la protection des navires transitant par le Golfe d'Aden, en vue d'obtenir la libération des otages et d'assurer la sécurité de l'équipage".
Yossra Fradi, la soeur du capitaine du navire, a confirmé ce lundi 15 novembre sur Mosaic FM que les pirates exigent une rançon. Elle a expliqué que son frère, père de quatre enfants, avait réussi à appeler pendant le détournement. Elle a également fait part de mauvais traitements imposés à l'équipage par les pirates somaliens.
Ce bateau est la propriété de l'armateur tunisien Farid Abbas. Aucune information n'a encore filtré sur qui doit payer cette rançon : la compagnie panaméenne propriétaire du pavillon, ou son propriétaire tunisien.
"Nous devons connaître la nature du contrat et ses conditions, et c'est ce que nous ne savons pas à ce jour", a expliqué le spécialiste en droit maritime, Houda Mekki, à Magharebia. "D'autres pays paient habituellement les rançons pour sauver la vie de leurs ressortissants, c'est ce que nous avons vu au cours des derniers mois".
Selon un rapport international sur le frêt maritime, les attaques de pirates dans le monde ont augmenté de près de 40 pour cent en 2009, et les pirates qui opèrent dans la région nord de la Somalie sont responsables de plus de la moitié de ces détournements.
En janvier dernier, la Chambre internationale de la marine marchande, qui contrôle les trois quarts du secteur du transport maritime, avait fait part de son extrême déception au vu de "l'incapacité de la communauté internationale à lutter contre les actes de piraterie de plus en plus nombreux dans l'Océan indien".
Pour mettre un terme à cette hémorragie qui menace la sécurité internationale, Mondher Thabet, le secrétaire général du parti social-libéral tunisien et membre du Sénat, avait appelé à "l'inaction ou à la tolérance zéro dans le traitement de ces renégats".
"Le retour à la piraterie en ce début de millénaire semble témoigner de l'effondrement de la sécurité internationale, et confirme que la situation en Afrique en particulier a grand besoin des politiques de la société internationale, parce qu'il n'est pas acceptable que de nombreuses régions en Afrique et dans le Sahel africain, en particulier en Somalie, restent hors-la-loi."
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution en juin 2008 qui autorise les forces armées à poursuivre les pirates fuyant en territoire somalien, et leur donne accès à la zone maritime somalienne. Près de 30 000 navires-cargos marchands transitent par le couloir maritime du Golfe d'Aden chaque année.
"J'estime qu'il n'y a pas d'autre option pour traiter cette situation que l'option militaire, c'est l'option rapide, en dépit des tentatives politiques et des efforts de soutien apportés par d'autres Etats", a ajouté Thabet.
Jamel Arfaoui(Magharebia)
Ce cargo de 24 105 tonnes transportait de l'huile végétale de Malaisie à Suez, où il a été attaqué et pris d'assaut par les pirates, à environ 860 miles nautiques à l'est de la Corne de l'Afrique, a fait savoit l'Autorité intergouvernementale de l'Afrique de l'Est pour le développement (IGAD).
"Je ne peux vous assurer que les autorités tunisiennes répondront aux exigences des pirates, mais je sais que des instructions émanant des plus hautes sphères de l'autorité tunisienne ont été données pour suivre cette affaire et trouver le moyen de sauver ces otages", a déclaré le politologue tunisien Borhane Besais.

"Cette affaire affectera le peuple tunisien, toutes tendances confondues. Les célébrations de l'aïd approchent et chacun ici espère que les marins tunisiens et les personnes qui les accompagnent ne seront pas privés des joies de l'aïd", a-t-il ajouté.
Selon la septième chaîne tunisienne d'information, le Président Zine El Abidine Ben Ali a donné jeudi dans la soirée des instructions aux autorités en charge de la sécurité de suivre les développements de ce détournement "en coordination avec toutes les parties internationales et l'organisation britannique du commerce maritime (UKMTO), chargée d'assurer la protection des navires transitant par le Golfe d'Aden, en vue d'obtenir la libération des otages et d'assurer la sécurité de l'équipage".
Yossra Fradi, la soeur du capitaine du navire, a confirmé ce lundi 15 novembre sur Mosaic FM que les pirates exigent une rançon. Elle a expliqué que son frère, père de quatre enfants, avait réussi à appeler pendant le détournement. Elle a également fait part de mauvais traitements imposés à l'équipage par les pirates somaliens.
Ce bateau est la propriété de l'armateur tunisien Farid Abbas. Aucune information n'a encore filtré sur qui doit payer cette rançon : la compagnie panaméenne propriétaire du pavillon, ou son propriétaire tunisien.
"Nous devons connaître la nature du contrat et ses conditions, et c'est ce que nous ne savons pas à ce jour", a expliqué le spécialiste en droit maritime, Houda Mekki, à Magharebia. "D'autres pays paient habituellement les rançons pour sauver la vie de leurs ressortissants, c'est ce que nous avons vu au cours des derniers mois".
Selon un rapport international sur le frêt maritime, les attaques de pirates dans le monde ont augmenté de près de 40 pour cent en 2009, et les pirates qui opèrent dans la région nord de la Somalie sont responsables de plus de la moitié de ces détournements.
En janvier dernier, la Chambre internationale de la marine marchande, qui contrôle les trois quarts du secteur du transport maritime, avait fait part de son extrême déception au vu de "l'incapacité de la communauté internationale à lutter contre les actes de piraterie de plus en plus nombreux dans l'Océan indien".
Pour mettre un terme à cette hémorragie qui menace la sécurité internationale, Mondher Thabet, le secrétaire général du parti social-libéral tunisien et membre du Sénat, avait appelé à "l'inaction ou à la tolérance zéro dans le traitement de ces renégats".
"Le retour à la piraterie en ce début de millénaire semble témoigner de l'effondrement de la sécurité internationale, et confirme que la situation en Afrique en particulier a grand besoin des politiques de la société internationale, parce qu'il n'est pas acceptable que de nombreuses régions en Afrique et dans le Sahel africain, en particulier en Somalie, restent hors-la-loi."
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution en juin 2008 qui autorise les forces armées à poursuivre les pirates fuyant en territoire somalien, et leur donne accès à la zone maritime somalienne. Près de 30 000 navires-cargos marchands transitent par le couloir maritime du Golfe d'Aden chaque année.
"J'estime qu'il n'y a pas d'autre option pour traiter cette situation que l'option militaire, c'est l'option rapide, en dépit des tentatives politiques et des efforts de soutien apportés par d'autres Etats", a ajouté Thabet.
Jamel Arfaoui(Magharebia)





Chiyoukh Trab - قلبي ليك ميال
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