Chaque jour en Tunisie, vingt personnes meurent de maladies liées au tabac. Mais malgré ces chiffres alarmants, les élèves de lycées et les étudiants restent de gros fumeurs.
"Je n'arrive pas à me faire à l'idée de m'arrêter", explique Ramez Aloui, 17 ans. "Le plaisir de siroter un bon café n'est pas complet s'il ne s'accompagne pas d'une cigarette."
Il ajoute que les jeunes en Tunisie fument parce qu'ils considèrent le tabac comme un symbole de maturité, une capacité à assumer des responsabilités, un défi à l'autorité familiale, et un moyen d'attirer le sexe opposé. Il se tourne vers sa camarade Yasmine Nafati, 17 ans, assise à côté de lui, qui joue avec une cigarette entre ses doigts et souffle sa fumée.
Nafati explique à Magharebia qu'elle a fumé sa première cigarette quand elle avait 14 ans. Elle se justifie en expliquant que les cigarettes sont en vente partout, à des prix abordables pour tous.
Adham Dhaoui, un élève de 16 ans, se rend chaque jour dans le café situé près de son école dans la rue de Marseille. Il justifie son addiction au tabac en expliquant que cela lui donne plus de confiance en lui et que cela lui permet de se sentir mieux. Il a commencé à fumer à l'âge de 13 ans, sous la pression de ses amis. Il a adopté au départ cette habitude comme une chose à faire ou un "changement d'humeur", mais explique qu'elle est devenue une pratique quotidienne dont il ne peut se passer.
Nabil Ben Amer, serveur dans ce café, explique que la même scène se répète tous les jours, et que les élèves constituent la majorité de ses clients. Il ajoute que leur nombre ne cesse de croître, ce qu'il impute à l'absence de surveillance de la part des parents.
Mais pour Hammadi Mahjoubi, un parent, la raison pour laquelle les jeunes fument tient à "l'absence de loi interdisant la vente de tels produits aux élèves". Il considère qu'il s'agit là d'une sorte d'incitation à fumer, notamment au vu de la vente des cigarettes individuelles à des prix peu élevés. Il accuse également les institutions d'éducation de ne pas proposer suffisamment d'activités aux jeunes pour occuper leur temps libre.
Bessma Chanmiun, une enseignante, ne partage pas cet avis, expliquant que les parents sont ceux qui encouragent leurs enfants à fumer de manière indirecte en leur donnant de l'argent sans contrôler leurs activités. Elle explique que les parents donnent à leurs enfants une liberté absolue d'agir dès le plus jeune âge, sans aucune directive ni observation.
"Cela fait des années que les institutions d'éducation mettent en oeuvre une politique de sensibilisation pour informer les jeunes sur les dommages du tabac, en précisant qu'elles ont mis en place des clubs de santé destinés aux jeunes, qui les mettent en garde contre les maladies graves et les complications très nocives de la cigarette pour la santé", ajoute-t-elle.
Le Dr Mounira Masmoudi Nabli, coordinatrice du programme national de lutte contre le tabagisme, confirme que le tabac peut entraîner de nombreuses maladies mortelles, comme le cancer et les maladies cardiovasculaires. De plus, il est possible que les fumeurs, notamment les jeunes, souffrent de maladies cardiaques et d'attaques cérébrales.
Elle souligne que le gouvernement a préparé un programme de sensibilisation intégré, à la fois dans les médias et dans les écoles, pour faire baisser le pourcentage de fumeurs et de décès qui s'ensuivent. Le ministère a également créé 211 cliniques pour aider les gens à arrêter de fumer. Ces cliniques disposent des médecins spécialisés qui s'occupent des fumeurs, à la fois sur le plan physique et psychologique.
Le gouvernement a également renforcé les mesures légales en interdisant de fumer dans les lieux publics et en punissant les contrevenants. De plus, la Tunisie a interdit toute forme de publicité pour les produits du tabac et insisté sur le fait que les fabricants doivent clairement signaler les effets néfastes du tabac sur les paquets.
Le Dr Nabli a demandé à toutes les parties de lutter contre les fabricants, qui tournent leur attention vers les jeunes, et en direction desquels ils ont commencé à axer leurs publicité, après que des études eurent montré que le pourcentage de fumeurs adultes avait baissé.
(Monia Ghanmi - Magharebia)
"Je n'arrive pas à me faire à l'idée de m'arrêter", explique Ramez Aloui, 17 ans. "Le plaisir de siroter un bon café n'est pas complet s'il ne s'accompagne pas d'une cigarette."
Il ajoute que les jeunes en Tunisie fument parce qu'ils considèrent le tabac comme un symbole de maturité, une capacité à assumer des responsabilités, un défi à l'autorité familiale, et un moyen d'attirer le sexe opposé. Il se tourne vers sa camarade Yasmine Nafati, 17 ans, assise à côté de lui, qui joue avec une cigarette entre ses doigts et souffle sa fumée.
Nafati explique à Magharebia qu'elle a fumé sa première cigarette quand elle avait 14 ans. Elle se justifie en expliquant que les cigarettes sont en vente partout, à des prix abordables pour tous.
Adham Dhaoui, un élève de 16 ans, se rend chaque jour dans le café situé près de son école dans la rue de Marseille. Il justifie son addiction au tabac en expliquant que cela lui donne plus de confiance en lui et que cela lui permet de se sentir mieux. Il a commencé à fumer à l'âge de 13 ans, sous la pression de ses amis. Il a adopté au départ cette habitude comme une chose à faire ou un "changement d'humeur", mais explique qu'elle est devenue une pratique quotidienne dont il ne peut se passer.
Nabil Ben Amer, serveur dans ce café, explique que la même scène se répète tous les jours, et que les élèves constituent la majorité de ses clients. Il ajoute que leur nombre ne cesse de croître, ce qu'il impute à l'absence de surveillance de la part des parents.

Mais pour Hammadi Mahjoubi, un parent, la raison pour laquelle les jeunes fument tient à "l'absence de loi interdisant la vente de tels produits aux élèves". Il considère qu'il s'agit là d'une sorte d'incitation à fumer, notamment au vu de la vente des cigarettes individuelles à des prix peu élevés. Il accuse également les institutions d'éducation de ne pas proposer suffisamment d'activités aux jeunes pour occuper leur temps libre.
Bessma Chanmiun, une enseignante, ne partage pas cet avis, expliquant que les parents sont ceux qui encouragent leurs enfants à fumer de manière indirecte en leur donnant de l'argent sans contrôler leurs activités. Elle explique que les parents donnent à leurs enfants une liberté absolue d'agir dès le plus jeune âge, sans aucune directive ni observation.
"Cela fait des années que les institutions d'éducation mettent en oeuvre une politique de sensibilisation pour informer les jeunes sur les dommages du tabac, en précisant qu'elles ont mis en place des clubs de santé destinés aux jeunes, qui les mettent en garde contre les maladies graves et les complications très nocives de la cigarette pour la santé", ajoute-t-elle.
Le Dr Mounira Masmoudi Nabli, coordinatrice du programme national de lutte contre le tabagisme, confirme que le tabac peut entraîner de nombreuses maladies mortelles, comme le cancer et les maladies cardiovasculaires. De plus, il est possible que les fumeurs, notamment les jeunes, souffrent de maladies cardiaques et d'attaques cérébrales.
Elle souligne que le gouvernement a préparé un programme de sensibilisation intégré, à la fois dans les médias et dans les écoles, pour faire baisser le pourcentage de fumeurs et de décès qui s'ensuivent. Le ministère a également créé 211 cliniques pour aider les gens à arrêter de fumer. Ces cliniques disposent des médecins spécialisés qui s'occupent des fumeurs, à la fois sur le plan physique et psychologique.
Le gouvernement a également renforcé les mesures légales en interdisant de fumer dans les lieux publics et en punissant les contrevenants. De plus, la Tunisie a interdit toute forme de publicité pour les produits du tabac et insisté sur le fait que les fabricants doivent clairement signaler les effets néfastes du tabac sur les paquets.
Le Dr Nabli a demandé à toutes les parties de lutter contre les fabricants, qui tournent leur attention vers les jeunes, et en direction desquels ils ont commencé à axer leurs publicité, après que des études eurent montré que le pourcentage de fumeurs adultes avait baissé.
(Monia Ghanmi - Magharebia)





Chiyoukh Trab - قلبي ليك ميال
Commentaires
5 de 5 commentaires pour l'article 30536