Les commerçants tunisiens et les familles se rendant en Libye peuvent désormais pousser un soupir de soulagement, après que les deux pays eurent décidé le 30 octobre de lever tous les obstacles administratifs et financiers qui entravaient le déplacement des personnes et des marchandises.
La session du Haut comité exécutif conjoint tuniso-libyen présidée par le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi et son homologue libyen en visite dans le pays, Al-Baghdadi Ali Al-Mahmoudi, a également parlé de la création d'une zone économique de libre échange entre Ben Guerdane en Tunisie et la zone de développement frontalier de Ras-Jedir, en Libye.
"Cet accord est destiné à rétablir les relations entre la Libye et la Tunisie à leur niveau d'origine, dans la mesure où les deux pays étaient, et sont encore des débouchés réciproques indispensables. Chaque fois que l'un des deux pays connaitra une crise, l'autre sera le premier à apporter son aide. Cet accord permettra également au sud de la Tunisie de bénéficier d'opportunités d'investissements plus larges et d'améliorer le pouvoir d'achat des populations de l'ensemble de la région", a souligné le politologue Ghassen Kesibi.
Le comité a également décidé lors de sa réunion de deux jours de créer une société en vue de superviser les projets d'investissement libyens en Tunisie, dont le plus important est la raffinerie de Skhira.

Les deux pays se sont engagés à doubler le volume des investissements, pour atteindre 2 milliards de dollars, et organiser une rencontre chaque mois pour discuter plus en détail des projets d'investissement.
Certains voyageurs ont déjà noté que la situation est plus favorable le long de la frontière tuniso-libyenne.
"Le traitement par les autorités douanières libyennes a été plus doux, et les fouilles n'ont duré que quelques minutes", a expliqué Moufida Idoudi, une Tunisienne qui s'était rendue en Libye avec ses parents pour y effectuer ses achats en vue de son mariage.
"C'est différent maintenant", a expliqué pour sa part Salem Kaouache, un commerçant tunisien. "Je n'ai pas eu à payer les 150 dinars que nous devions auparavant payer. La façon dont ils nous ont accueillis et fouillés a également été différente, bien que les longues files d'attente au poste frontière de Ras-Jedir soient toujours les mêmes. Mais la suppression des taxes sur les camions et les voitures a compensé le temps d'attente pour les petits commerçants comme moi."
L'été dernier, des manifestations et des affrontements avaient éclaté à la zone frontalière de Ras-Jedir à la suite des mesures adoptées par les autorités libyennes concernant les déplacements de voyageurs, que les habitants de cette région frontalières estimaient injustes.
Les autorités libyennes avaient en effet exigé que chaque voyageur paie 1374 dinars tunisiens ou 1219 dinars libyens pour entrer en Libye.
"Bien que le comité tuniso-libyen ait adopté des mesures historiques considérées comme stratégiques, car elles représentent une avancée réelle dans les relations entre les deux pays, une attention plus importante a été accordée à la suppression des restrictions sur les mouvements des personnes et des marchandises entre les deux pays et sur le fait de lever tous les obstacles et de supprimer le paiement de taxes", a expliqué Fateh el Kefi, spécialiste des affaires tuniso-libyennes, à Magharebia.
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"Cette attention peut se comprendre dans la mesure où cela concerne des milliers de personnes qui dépendent du commerce entre la Tunisie et la Libye. De plus, de nombreuses familles tunisiennes bénéficient des produits libyens importés qu'ils achètent à des prix très compétitifs", a-t-il ajouté.
"Cet accord est très positif, car il confirme la nature des relations particulières entre la Tunisie et la Libye, et la volonté des deux pays à approfondir encore les relations bilatérales", a déclaré à Magharebia l'éditorialiste du quotidien Al-Watan, Noureddine Moubarki.
Il a toutefois ajouté que les mouvements des personnes et des marchandises sur la frontière tuniso-libyenne nécessitent des solutions réelles.
"Ce qui s'est produit il y a quelques mois dans la ville tunisienne de Ben Guerdane en est la preuve", a-t-il conclu.
La session du Haut comité exécutif conjoint tuniso-libyen présidée par le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi et son homologue libyen en visite dans le pays, Al-Baghdadi Ali Al-Mahmoudi, a également parlé de la création d'une zone économique de libre échange entre Ben Guerdane en Tunisie et la zone de développement frontalier de Ras-Jedir, en Libye.
"Cet accord est destiné à rétablir les relations entre la Libye et la Tunisie à leur niveau d'origine, dans la mesure où les deux pays étaient, et sont encore des débouchés réciproques indispensables. Chaque fois que l'un des deux pays connaitra une crise, l'autre sera le premier à apporter son aide. Cet accord permettra également au sud de la Tunisie de bénéficier d'opportunités d'investissements plus larges et d'améliorer le pouvoir d'achat des populations de l'ensemble de la région", a souligné le politologue Ghassen Kesibi.
Le comité a également décidé lors de sa réunion de deux jours de créer une société en vue de superviser les projets d'investissement libyens en Tunisie, dont le plus important est la raffinerie de Skhira.

Les deux pays se sont engagés à doubler le volume des investissements, pour atteindre 2 milliards de dollars, et organiser une rencontre chaque mois pour discuter plus en détail des projets d'investissement.
Certains voyageurs ont déjà noté que la situation est plus favorable le long de la frontière tuniso-libyenne.
"Le traitement par les autorités douanières libyennes a été plus doux, et les fouilles n'ont duré que quelques minutes", a expliqué Moufida Idoudi, une Tunisienne qui s'était rendue en Libye avec ses parents pour y effectuer ses achats en vue de son mariage.
"C'est différent maintenant", a expliqué pour sa part Salem Kaouache, un commerçant tunisien. "Je n'ai pas eu à payer les 150 dinars que nous devions auparavant payer. La façon dont ils nous ont accueillis et fouillés a également été différente, bien que les longues files d'attente au poste frontière de Ras-Jedir soient toujours les mêmes. Mais la suppression des taxes sur les camions et les voitures a compensé le temps d'attente pour les petits commerçants comme moi."
L'été dernier, des manifestations et des affrontements avaient éclaté à la zone frontalière de Ras-Jedir à la suite des mesures adoptées par les autorités libyennes concernant les déplacements de voyageurs, que les habitants de cette région frontalières estimaient injustes.
Les autorités libyennes avaient en effet exigé que chaque voyageur paie 1374 dinars tunisiens ou 1219 dinars libyens pour entrer en Libye.
"Bien que le comité tuniso-libyen ait adopté des mesures historiques considérées comme stratégiques, car elles représentent une avancée réelle dans les relations entre les deux pays, une attention plus importante a été accordée à la suppression des restrictions sur les mouvements des personnes et des marchandises entre les deux pays et sur le fait de lever tous les obstacles et de supprimer le paiement de taxes", a expliqué Fateh el Kefi, spécialiste des affaires tuniso-libyennes, à Magharebia.
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"Cette attention peut se comprendre dans la mesure où cela concerne des milliers de personnes qui dépendent du commerce entre la Tunisie et la Libye. De plus, de nombreuses familles tunisiennes bénéficient des produits libyens importés qu'ils achètent à des prix très compétitifs", a-t-il ajouté.
"Cet accord est très positif, car il confirme la nature des relations particulières entre la Tunisie et la Libye, et la volonté des deux pays à approfondir encore les relations bilatérales", a déclaré à Magharebia l'éditorialiste du quotidien Al-Watan, Noureddine Moubarki.
Il a toutefois ajouté que les mouvements des personnes et des marchandises sur la frontière tuniso-libyenne nécessitent des solutions réelles.
"Ce qui s'est produit il y a quelques mois dans la ville tunisienne de Ben Guerdane en est la preuve", a-t-il conclu.





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