Carthage présente le "jeune homme de Byrsa"



Un corps enterré sur la colline de Byrsa, qui domine le Golfe de Tunis, est au centre d'une étonnante exposition qui a ouvert ses portes vendredi 15 octobre au musée de Carthage.

L'histoire avait commencé en 1994, lorsqu'un planteur d'arbres avait mis à jour une tombe. L'archéologue français Jean-Paul Morel et d'autres chercheurs avaient alors estimé que ce squelette enfoui sous cinq mètres de terre sur le terrain du musée de Carthage était celui d'un jeune homme âgé de 19 à 24 ans.


Ses os ont plus de 2 500 ans. Il est mort au cours du VIème siècle avant J.C.

Après cette découverte surprise, le ministère tunisien de la Culture a fait transférer les restes du squelette de cet ancien Carthaginois à des laboratoires français spécialisés en vue de leur reconstruction et d'un retour au musée de Carthage en Tunisie.

Le processus de recomposition aura duré seize ans.

"C'est la première fois dans le Maghreb arabe qu'une telle chose se produit, c'est-à-dire la recomposition et la re-création d'un squelette", a expliqué le chercheur tunisien Nessrine Nasser à Magharebia. "Cette découverte fait revivre les espoirs tunisiens de mieux connaître l'un des aspects de leurs ancêtres de Carthage."

"Ce jeune homme de Byrsa nous donne une idée de ce qu'était l'homme à cette époque", a-t-il ajouté.

Après le retour en Tunisie de ce jeune Punique depuis le laboratoire d'archéologie français, le voilà présenté lors d'une exposition. L'inauguration a attiré un large public, allant de scientifiques et de chercheurs à des journalistes, des étudiants et des personnalités locales du monde des arts.
le jeune homme de Byrsa
"Cette découverte est très importante pour tous ces jeunes qui cherchent des signes clairs et des symboles de leur histoire", a expliqué Rajaa Ferhat, directeur d'une école de théâtre de Tunisie.

"C'est une exposition magnifique", a déclaré Nejiba, étudiante en histoire. "J'encourage les jeunes à la visiter, parce qu'elle nous parle de notre histoire, de l'histoire de nos ancêtres et de ce à quoi ressemblaient les Phéniciens."

Ziad, employé au ministère de la Culture, a déclaré : "J'ai emmené mes enfants afin qu'ils puissent voir cette découverte et parler à leurs camarades de ce qu'ils auront vu."

Le retour du jeune homme de Byrsa au musée de Carthage revêt également une importante dimension économique ; l'économie tunisienne repose en effet très fortement sur le tourisme.

"L'impact sur le tourisme culturel est très important", a déclaré Habib Ben Youness, directeur de l'Institut tunisien du patrimoine. Après tout, a-t-il ajouté, "la recomposition à 95 pour cent d'une personne est une chose très rare".

Pour faire connaître cette découverte, le ministère du Tourisme a lancé une campagne de grande ampleur en Europe et dans les hôtels de la région, a expliqué Ben Youness.

"Nous nous préparons maintenant pour le Nouvel an, et attendons les touristes étrangers qui viendront découvrir ce jeune homme", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Culture Abd Raouf Basti a expliqué que cette exposition démontre "l'emploi de toutes les méthodes modernes et avancées pour faire revivre ce patrimoine et son utilisation pour la promotion du tourisme culturel".

"Cette exposition sera bonne pour les affaires", a déclaré Mohammed Ali, un jeune homme qui travaille dans l'un des nombreux magasins proches du musée qui vendent des souvenirs archéologiques.

Un autre habitant, Nizar, sourit en décrivant "l'honorable invité", le jeune homme de Byrsa. "Je n'avais pas vu autant de visiteurs depuis des années", a-t-il expliqué. "J'espère que le commerce connaîtra un regain d'activité dans cette région."

"Je pense qu'on devrait faire des répliques en miniature de ce jeune homme qui a été reconstitué", a affirmé Jalal, propriétaire d'un magasin de souvenirs situé à côté du musée. "Je suis certain que les visiteurs adoreraient cela."

L'entrée au musée de Carthage est gratuite pour les étudiants de moins de 25 ans qui souhaitent voir le jeune homme de Byrsa, les bijoux, les scarabées, les amulettes et d'autres objets retrouvés dans sa tombe, ainsi qu'un film présentant la manière dont il a été "réassemblé" après des milliers d'années. Cette exposition durera jusqu'en mars.

Les boutiques de souvenirs sont ouvertes durant toute l'année.
Mona Yahia (Magharebia)

Commentaires


4 de 4 commentaires pour l'article 30285

100sur  (Tunisia)  |Mardi 26 Octobre 2010 à 22h 37m |           
يا ولادي غالطين !! مش تونسي ، روماني !!
ماو قبل كانت الحرقة في الإتجاه المعاكس، كانوا الطليان يحرقوا لقرطاج خاطر كانت فيها دولاب كبير. هذا باز جاء حارق ياخي غرق وجابو البحر.
تي كان جا جدنا راهو شادد كاس تاي ولا سيقارو مش سبحة !!

PAIX  (Tunisia)  |Mardi 26 Octobre 2010 à 15h 44m |           
قالك هذاكا جد بو التوانسة
هو جد اصلنا ترنكوش وقتاش عرس وقتاش جاب الصغار
اما التبهنيس اللي في وجهو مش بالعاني خليقة ربي

Tsunamy  (Tunisia)  |Mardi 26 Octobre 2010 à 11h 24m |           
صحيح بهناس و يشبه لعصام جمعة هههه

مريم  (Tunisia)  |Mardi 26 Octobre 2010 à 09h 49m |           
أكيد تونسي حر!
باين من وجهو : عندو التبهنيس متاع التوانسة