14 ponts sont en cours de construction ... (Slaheddine Malouche)



La contribution du secteur de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire à la consolidation du processus de développement a été au centre du débat diffusé, hier soir, par la Chaîne télévisée «Tunis 7» et la Radio nationale.
Ce 12ème débat, qui s’inscrit dans le cadre de la série de débats avec les membres du gouvernement, a réuni M. Slaheddine Malouche, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire avec un nombre de citoyens, d’intervenants publics et privés dans le secteur, ainsi que plusieurs chercheurs universitaires et représentants de la société civile.

L’accent a été mis sur l’état des routes et des ponts, le coût des logements sociaux et économiques et les moyens de le maîtriser.

Le débat a porté, également, sur les plans mis en place en vue de protéger les villes contre les inondations et de préserver les spécificités architecturales des médinas tunisiennes.
Le secteur du bâtiment et des travaux publics, qui emploie actuellement 400 mille personnes de façon directe et indirecte, participe à hauteur de 6% du PIB et crée 21 mille emplois par an.

Le nombre de promoteurs est estimé à 1900, dont de nombreux ont réussi à conquérir des marchés extérieurs grâce à leur respect des normes en vigueur.
Depuis le Changement, 5,9 milliards de dinars ont été investis pour la réalisation de routes, a souligné le ministre, ajoutant que les autoroutes représentent 8% du total des routes réalisées, en plus des routes nationales reliant les gouvernorats, les routes régionales et les pistes viscinales.

M. Malouche a, également, précisé que 60% des routes tunisiennes ont une largeur qui dépasse les 7,5 mètres et 40% ont été réalisées en béton d’asphalte.14 ponts sont en cours de construction ... (Slaheddine Malouche)
Pour la première fois, les autoroutes tunisiennes sont dotées de 3 couloirs, a-t-il souligné.

S’agissant du coût de construction des routes, M. Malouche a indiqué que l’élargissement d’une route d’une longueur d’un kilomètre nécessite un investissement de l’ordre de 400 mille dinars, tandis que l’opération de bitumage d’un kilomètre avec le béton d’asphalte peut atteindre les 250 mille dinars.

La réalisation d’une route d’un kilomètre ayant une largeur de 7,5 mètres nécessite 500 mille dinars, a indiqué le ministre, annonçant dans la foulée que les autoroutes tunisiennes atteindront 1200 kilomètres à l’horizon 2016.

Il a rappelé que le rendement et l’efficience économique constituent les principaux critères retenus lors de la réalisation des routes.
M. Malouche a annoncé le lancement prochain d’un appel d’offres pour la réalisation de l’autoroute Oued Zargua/Bousalem après l’achèvement des études relatives au projet, les négociations avec le bailleur de fonds et la délimitation de son itinéraire.
Il a, en outre, affirmé «qu’un système de péage à distance» sera installé prochainement, avec la mise en place de badges sur les vitres des voitures, l’objectif étant de limiter les files de voitures au niveau du péage sur les autoroutes. Ce système, a-t-il expliqué, permettra le passage de 600 voitures par heure dans un même couloir de péage.
Le ministre a mis en exergue la nécessite d’assurer l’entretien des routes afin de les préserver de l’usure et des impacts des aléas climatiques.

Il a relevé, à ce propos, l’impératif pour les utilisateurs des routes de respecter la charge autorisée afin de ne pas détériorer ces ouvrages, faisant remarquer que tout véhicule dépassant la charge autorisée, de 10% seulement, provoque une détérioration de la voie 7 fois plus rapide que les véhicules respectant la charge.
Il a ajouté que le mauvais état des routes n’intervient qu’à hauteur de 3% dans les accidents de la circulation, et que le tiers des accidents est enregistré dans les zones urbaines, et que le piéton est responsable annuellement des deux tiers des accidents de la circulation.
Le ministère a élaboré un programme visant à garantir la sécurité routière, alloué des crédits conséquents pour la maintenance de plusieurs points noirs et procédé à la construction de passages aériens pour piétons.

M. Malouche a évoqué le budget que le ministère consacre à l’installation de ponts, précisant que, chaque année, un montant de 5 et 6 millions de dinars est réservé à l’édification des ponts et que 14 ponts sont en cours de construction auxquels viendront s’ajouter 49 nouveaux ponts à la fin de l’actuel quinquennat.

Concernant l’interruption de la circulation sur certaines routes en raison des fortes pluies enregistrées et l’impossibilité pour les canalisations d’évacuation des eaux d’absorber les grandes quantités des eaux d’écoulement, M.Slaheddine Malouche a affirmé que cette problématique est observée partout dans le monde au cours des dernières années en raison des changements climatiques, ajoutant «qu’aucun pays au monde ne peut faire face aux inondations».

En ce qui concerne le coût du logement, notamment de type social, le ministre a souligné que la maîtrise des prix constitue un effort collectif qu’assument sur un pied d’égalité administration, propriétaires de terrains, promoteurs immobiliers, agences immobilières et établissements de financement, soulignant que 85% des causes d’augmentation des coûts de logement en Tunisie sont dues aux facteurs liés au terrain constructible, à l’aménagement des zones habitables et à l’opération de construction elle-même.
Il a rappelé que les logements sociaux représentent 70% des réalisations annuelles de la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) et la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS).
Le ministre a ajouté que 77% du total des logements construits annuellement sont réalisés par les particuliers, qui sont mieux placés que quiconque pour maîtriser le coût, rappelant que la pénurie des lots des terrains constructibles autour des grandes villes et des capitales est un phénomène mondial.
Le ministre a relevé que l’Etat s’emploie à trouver des solutions en encourageant les constructions verticales, l’exploitation des terrains vagues inscrits dans le cadre d’un plan d’aménagement urbain et les terrains sur lesquels sont édifiées des constructions vétustes qui ne revêtent pas une dimension historique ou patrimoniale, tout en veillant à préserver les terrains à vocation agricole.
Il a indiqué que l’Agence foncière d’habitation (AFH), est le premier lotisseur national. Elle assure l’aménagement de 20% des superficies constructibles (contre 12% pour les privés) et que 800 mille Tunisiens habitent dans des logements situés dans des zones aménagées par l’AFH.
L’Agence, a t-il-dit, traite, aujourd’hui, 150 mille demandes pour l’acquisition de lots individuels dans la région du Grand-Tunis et que la satisfaction de ces demandes exige la disponibilité des terrains d’une superficie de 7000 hectares.
Le ministre a révélé que la densité des logements dans les zones aménagées s’est élevée, actuellement, à 45 logements par hectare, contre 20 logements par hectare durant les années 70.
(Le Renouveau)



Commentaires


4 de 4 commentaires pour l'article 30185

Chiheb  (Canada)  |Mercredi 20 Octobre 2010 à 18h 33m |           
@ kkk
c'est vrai ce que tu dis. par contre, les dépenses que tu mentionnes ne sont pas ceux d'un zaouali, ce sont ceux d'un tunisien moyen. un zaouali ne viserait pas à devenir propriétaire de son logement et peut vivre dans la location (je connais des appartements à tunis à 200 ou 250dt). il n'a pas besoin d'avoir une voiture non plus. moi personnellement j'utilise une bicyclette pour aller au travail. j'endure froid et pluie pour économiser le
prix du transport qui est trop cher.
c'est vrai que le cout de la vie devient trop cher, d'où le recours au crédit est parfois nécessaire, mais il y un autre problème plus grave : tout le monde veut vivre au dessus de leurs moyens. le pauvre veut vivre comme la classe moyenne, la classe moyenne veut vivre comme des riches et les riches veulent devenir encore plus riches. c'est normal alors que tout le monde vit dans le crédit.

Kaiser  (France)  |Mercredi 20 Octobre 2010 à 16h 59m |           
Certes on ne peut pas éliminer toutes les zones inondables, mais on peut les éviter. il faut mettre les ingénieurs qualifiés à leurs places et les responsabiliser. l’aménagement du territoire commence par le bon logement pour nos citoyens. pour cela il faut préparer les zones pour construire des logements en assurant les routes et l’alimentation en eau et en électricité, et interdire les constructions en dehors de ces zones et ce dans toute la
tunisie. comme ça on conserve la beauté de la ville tout en tenant compte de l’accès et le lieu de stationnement des voitures de services et de secours. monsieur slaheddine dit qu’aucun pays ne peut éviter les inondations, je lui rappelle que nous voulons qu’aucun mort ne soit parmi nos citoyens.

Serieux  (Tunisia)  |Mercredi 20 Octobre 2010 à 16h 27m |           
@ettounssi
il n'ya pas lieu de rigoler

Ettounsi  (Tunisia)  |Mercredi 20 Octobre 2010 à 13h 27m |           
@kkk : pourquoi on t'a pas invité à l'émission lool