Des professionnels des médias et des chercheurs venus de Syrie, du Maroc, de Libye, d''''Irak, de Bahreïn, d''''Egypte, du Soudan, du Yémen, d''''Oman et de la Tunisie, le pays organisateur, se sont retrouvés à Tunis du 18 au 20 octobre pour discuter des moyens d''''améliorer l''''image de l''''Islam à travers les médias.
L''''Organisation islamique pour l''''éducation, la science et la culture (ISESCO), en association avec la Société mondiale de l''''appel islamique et la Commission tunisienne sur l''''éducation, la science et la culture, a organisé ce forum au cours duquel les participants ont étudié la possibilité d''''introduire des cours de journalisme dans les universités pour traiter de la manière dont l''''image de l''''Islam est parfois stéréotypée.
"Le but est de mettre plus en lumière les bases de la civilisation islamique, de manière à renforcer le dialogue entre les civilisations et souligner la nécessité de respecter la diversité culturelle et d''''appeler à arrêter la diffamation des religions et des valeurs sacrées", a déclaré le Dr Mahjoub Ben Said, représentant de l''''ISESCO.
La présidente de la Commission tunisienne pour l''''éducation, la science et la culture, Fatma Barhoumi, a souligné l''''importance des technologies de l''''information et de la communication dans la construction de passerelles de compréhension, étant donné leur "rôle dans la connaissance de l''''opinion publique et l''''instauration d''''une culture de la communication qui respecte l''''autre".
"Tous les professionnels des médias et les élites arabes doivent aider à débarrasser l''''Occident et l''''Islam des idées toutes faites, parce que le monde vit dans une seule civilisation à laquelle participent tous les peuples, et qu''''ils
contribueront à former", a déclaré pour sa part le ministre tunisien de l''''Education et de la Recherche, Bechir Tekkari.
Il a ajouté que le projet d''''introduire des cours consacrés au changement des idées sur l''''Islam dans les médias aiderait à présenter l''''Islam comme une religion qui "appelle au respect des droits de l''''Homme et à la propagation des valeurs de tolérance et de dialogue avec l''''autre".
Pour sa part, Redha Methnani, du ministère de l''''Education, a souligné la nécessité d''''utiliser les langues étrangères dans l''''élaboration d''''un discours islamique convaincant, compatible avec la modernité.
"Les pays du monde arabo-musulman sont trop préoccupés par leurs affaires intérieures et ont négligé l''''aspect religieux. Ils n''''ont pas su développer le contenu d''''un discours musulman, qui reste traditionnel et ne suit pas le rythme du développement", a-t-il ajouté.
L''''Union de radiodiffusion des Etats arabes a indiqué que la plupart des chaînes satellitaires arabes diffusent en arabe, avec 26 pour cent seulement qui diffusent en langues étrangères, sur lesquels 20 pour cent en anglais et 2 pour cent en français. Les chaînes religieuses arabes représentent 8 pour cent du total des chaînes de télévision dans le monde arabe.
Sur ce point, Methnani a souligné l''''importance de l''''utilisation des moyens de communication modernes et traditionnels, notamment le cinéma, la presse, le théâtre, la musique, le dessin et d''''autres formes d''''art, pour répandre une image positive des Musulmans et de l''''Islam.
Il a également appelé à s''''intéresser aux centres de recherche qui favorisent la compréhension entre Musulmans et Chrétiens, et les forums parlementaires annuels des jeunes de toutes origines qui travaillent à encourager le dialogue interconfessionnel.
Pour sa part, le Dr Mohamed Ali Ibrahim, doyen de la Faculté d''''études islamiques en Jordanie, a souligné la nécessité de "former les étudiants arabes à l''''Islam pour leur permettre de défendre leur religion et de la promouvoir sur des bases correctes. Nombre de ces étudiants sont encore incapables d''''apprendre leur religion de manière correcte par suite de leur manque de connaissances sur la culture musulmane."
Bien que ce projet semble prometteur, certains craignent que les difficultés de sa mise en oeuvre n''''entravent le processus. Selon Redha Temtem, étudiant tunisien en journalisme, "l''''application de ce projet pourrait exiger beaucoup de temps par suite des différences qui existent entre les courants islamiques dans les pays musulmans, dont certains pourraient être opposés à cette idée".
Monia Ghanmi (Magharebia)
L''''Organisation islamique pour l''''éducation, la science et la culture (ISESCO), en association avec la Société mondiale de l''''appel islamique et la Commission tunisienne sur l''''éducation, la science et la culture, a organisé ce forum au cours duquel les participants ont étudié la possibilité d''''introduire des cours de journalisme dans les universités pour traiter de la manière dont l''''image de l''''Islam est parfois stéréotypée.
"Le but est de mettre plus en lumière les bases de la civilisation islamique, de manière à renforcer le dialogue entre les civilisations et souligner la nécessité de respecter la diversité culturelle et d''''appeler à arrêter la diffamation des religions et des valeurs sacrées", a déclaré le Dr Mahjoub Ben Said, représentant de l''''ISESCO.
La présidente de la Commission tunisienne pour l''''éducation, la science et la culture, Fatma Barhoumi, a souligné l''''importance des technologies de l''''information et de la communication dans la construction de passerelles de compréhension, étant donné leur "rôle dans la connaissance de l''''opinion publique et l''''instauration d''''une culture de la communication qui respecte l''''autre".
"Tous les professionnels des médias et les élites arabes doivent aider à débarrasser l''''Occident et l''''Islam des idées toutes faites, parce que le monde vit dans une seule civilisation à laquelle participent tous les peuples, et qu''''ils
contribueront à former", a déclaré pour sa part le ministre tunisien de l''''Education et de la Recherche, Bechir Tekkari.Il a ajouté que le projet d''''introduire des cours consacrés au changement des idées sur l''''Islam dans les médias aiderait à présenter l''''Islam comme une religion qui "appelle au respect des droits de l''''Homme et à la propagation des valeurs de tolérance et de dialogue avec l''''autre".
Pour sa part, Redha Methnani, du ministère de l''''Education, a souligné la nécessité d''''utiliser les langues étrangères dans l''''élaboration d''''un discours islamique convaincant, compatible avec la modernité.
"Les pays du monde arabo-musulman sont trop préoccupés par leurs affaires intérieures et ont négligé l''''aspect religieux. Ils n''''ont pas su développer le contenu d''''un discours musulman, qui reste traditionnel et ne suit pas le rythme du développement", a-t-il ajouté.
L''''Union de radiodiffusion des Etats arabes a indiqué que la plupart des chaînes satellitaires arabes diffusent en arabe, avec 26 pour cent seulement qui diffusent en langues étrangères, sur lesquels 20 pour cent en anglais et 2 pour cent en français. Les chaînes religieuses arabes représentent 8 pour cent du total des chaînes de télévision dans le monde arabe.
Sur ce point, Methnani a souligné l''''importance de l''''utilisation des moyens de communication modernes et traditionnels, notamment le cinéma, la presse, le théâtre, la musique, le dessin et d''''autres formes d''''art, pour répandre une image positive des Musulmans et de l''''Islam.
Il a également appelé à s''''intéresser aux centres de recherche qui favorisent la compréhension entre Musulmans et Chrétiens, et les forums parlementaires annuels des jeunes de toutes origines qui travaillent à encourager le dialogue interconfessionnel.
Pour sa part, le Dr Mohamed Ali Ibrahim, doyen de la Faculté d''''études islamiques en Jordanie, a souligné la nécessité de "former les étudiants arabes à l''''Islam pour leur permettre de défendre leur religion et de la promouvoir sur des bases correctes. Nombre de ces étudiants sont encore incapables d''''apprendre leur religion de manière correcte par suite de leur manque de connaissances sur la culture musulmane."
Bien que ce projet semble prometteur, certains craignent que les difficultés de sa mise en oeuvre n''''entravent le processus. Selon Redha Temtem, étudiant tunisien en journalisme, "l''''application de ce projet pourrait exiger beaucoup de temps par suite des différences qui existent entre les courants islamiques dans les pays musulmans, dont certains pourraient être opposés à cette idée".
Monia Ghanmi (Magharebia)





Fayza Ahmed - تعالى وشوف
Commentaires
3 de 3 commentaires pour l'article 30009