Les chiffres du ministère indiquent que 365 000 étudiants sont inscrits cette année dans les universités tunisiennes. Mais l''Etat ne procure que 70 000 lits à ces étudiants, créant de fortes différences qui obligent les étudiants à rechercher des options de logement autres.
Parmi ces solutions, les résidences ou les appartements privés, mais ils constituent une lourde charge pour certains. De nombreux étudiants reconnaissent que les loyers sont devenus déraisonnables.
Mohammed Kadri est un étudiant originaire de Gafsa. Il ne s''attendait pas à devoir passer plusieurs semaines à chercher un endroit où habiter.
Il est arrivé à Tunis une semaine avant le 15 septembre, date de reprise des cours. Des semaines de recherche d''un appartement à un prix abordable n''ont donné aucun résultat.
L''année dernière, Mohammed logeait dans une résidence publique et payait 10 dinars (5 euros) par mois. Cette année, il a déposé une demande, accompagnée d''un document certifiant sa situation sociale, auprès du Bureau des services universitaires du nord pour tenter d''obtenir des conditions de logement avantageuses dans l''une des résidences publiques.

Mais il s''est vu répondre par l''office chargé des logements universitaires de Tunisie qu''il n''y avait "aucune place disponible".
Selon le ministère de l''Enseignement supérieur, seuls les nouveaux étudiants qui habitent à 30 kilomètres ou plus de leur lieu d''étude ont le droit de bénéficier d''un logement universitaire public. La durée du séjour est fixée à deux ans pour les filles et à un an pour les garçons. Un décret ministériel sur le logement ajoute que les étudiants impliqués dans les activités culturelles et les clubs de leurs résidences sont qualifiés pour de telles conditions de logement, mais seulement pour une année supplémentaire.
"La loi exclut les étudiants qui appartiennent à des familles pauvres et aux revenus limités, qui sont supposés être prioritaires pour des logements universitaires", explique Mohammed. "Je ne pensais pas que les choses seraient si difficiles."
"J''ai frappé à toutes les portes, mais n''ai pas pu obtenir une place à cause des prix des locations élevés et du nombre croissant de conditions imposées par les propriétaires d''une part, et par le manque de résidences privées pour les garçons d''autre part", ajoute-t-il.
Hatem Hilali, propriétaire d''un appartement à louer près d''un campus universitaire, a expliqué craindre les dégâts dans son appartement et les problèmes qui n''en finissent jamais avec les étudiants. "De plus, ils ne paient pas leur loyer à temps, et je stipule donc toujours comme condition pour les étudiants la signature d''un contrat d''assurance."
Moncef Achour, un agent immobilier, confirme que les propriétaires craignent de louer leurs biens à des étudiants, sous peur qu''ils ne deviennent des lieux de débauche et de relations suspectes.
Pris entre la réticence de certains propriétaires à louer leurs appartements à des étudiants et le nombre croissant de conditions imposées par les autres, de nombreux étudiants se tournent vers des résidences privées.
L''Etat a commencé à accorder des subventions à ceux qui souhaitent investir dans des résidences privées à des prix abordables, a expliqué le ministre de l''Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Bechir Tekkari dans un entretien publié par des organismes de presse nationaux le 28 septembre.
"Le prix des locations augmente d''une année sur l''autre malgré les facilités offertes et les incitations à l''investissement que l''Etat accorde aux investisseurs lorsqu''ils ont mis leur projet en oeuvre", explique Amani Ben Hassen, étudiante en français. Elle ajoute qu''elle paye 110 dinars (55 euros) pour louer une chambre avec une amie.
Selon les chiffres du ministère de l''Enseignement supérieur, 150 résidences privées sont proposées cette année, dont 61 dans les provinces du nord du pays, 33 dans les provinces du centre, et 56 dans les villes du sud de la Tunisie. Toutes les résidences universitaires sont soumises à des contrôles de la part du ministère de l''Enseignement supérieur.
"Les étudiants connaissent de nombreux problèmes dans ces résidences, notamment le manque d''entretien et de nettoyage, et des coupures d''électricité à une heure précoce de la nuit dans certains cas", a expliqué Amani. "La raison en est que les propriétaires cherchent des profits rapides au moindre coût, sans tenir compte de la situation des étudiants ni du respect de leur droit à disposer d''un logement décent."
Monia Ghanmi (Magharebia)
Photo: Monia Ghanmi
Parmi ces solutions, les résidences ou les appartements privés, mais ils constituent une lourde charge pour certains. De nombreux étudiants reconnaissent que les loyers sont devenus déraisonnables.
Mohammed Kadri est un étudiant originaire de Gafsa. Il ne s''attendait pas à devoir passer plusieurs semaines à chercher un endroit où habiter.
Il est arrivé à Tunis une semaine avant le 15 septembre, date de reprise des cours. Des semaines de recherche d''un appartement à un prix abordable n''ont donné aucun résultat.
L''année dernière, Mohammed logeait dans une résidence publique et payait 10 dinars (5 euros) par mois. Cette année, il a déposé une demande, accompagnée d''un document certifiant sa situation sociale, auprès du Bureau des services universitaires du nord pour tenter d''obtenir des conditions de logement avantageuses dans l''une des résidences publiques.

Mais il s''est vu répondre par l''office chargé des logements universitaires de Tunisie qu''il n''y avait "aucune place disponible".
Selon le ministère de l''Enseignement supérieur, seuls les nouveaux étudiants qui habitent à 30 kilomètres ou plus de leur lieu d''étude ont le droit de bénéficier d''un logement universitaire public. La durée du séjour est fixée à deux ans pour les filles et à un an pour les garçons. Un décret ministériel sur le logement ajoute que les étudiants impliqués dans les activités culturelles et les clubs de leurs résidences sont qualifiés pour de telles conditions de logement, mais seulement pour une année supplémentaire.
"La loi exclut les étudiants qui appartiennent à des familles pauvres et aux revenus limités, qui sont supposés être prioritaires pour des logements universitaires", explique Mohammed. "Je ne pensais pas que les choses seraient si difficiles."
"J''ai frappé à toutes les portes, mais n''ai pas pu obtenir une place à cause des prix des locations élevés et du nombre croissant de conditions imposées par les propriétaires d''une part, et par le manque de résidences privées pour les garçons d''autre part", ajoute-t-il.
Hatem Hilali, propriétaire d''un appartement à louer près d''un campus universitaire, a expliqué craindre les dégâts dans son appartement et les problèmes qui n''en finissent jamais avec les étudiants. "De plus, ils ne paient pas leur loyer à temps, et je stipule donc toujours comme condition pour les étudiants la signature d''un contrat d''assurance."
Moncef Achour, un agent immobilier, confirme que les propriétaires craignent de louer leurs biens à des étudiants, sous peur qu''ils ne deviennent des lieux de débauche et de relations suspectes.
Pris entre la réticence de certains propriétaires à louer leurs appartements à des étudiants et le nombre croissant de conditions imposées par les autres, de nombreux étudiants se tournent vers des résidences privées.
L''Etat a commencé à accorder des subventions à ceux qui souhaitent investir dans des résidences privées à des prix abordables, a expliqué le ministre de l''Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Bechir Tekkari dans un entretien publié par des organismes de presse nationaux le 28 septembre.
"Le prix des locations augmente d''une année sur l''autre malgré les facilités offertes et les incitations à l''investissement que l''Etat accorde aux investisseurs lorsqu''ils ont mis leur projet en oeuvre", explique Amani Ben Hassen, étudiante en français. Elle ajoute qu''elle paye 110 dinars (55 euros) pour louer une chambre avec une amie.
Selon les chiffres du ministère de l''Enseignement supérieur, 150 résidences privées sont proposées cette année, dont 61 dans les provinces du nord du pays, 33 dans les provinces du centre, et 56 dans les villes du sud de la Tunisie. Toutes les résidences universitaires sont soumises à des contrôles de la part du ministère de l''Enseignement supérieur.
"Les étudiants connaissent de nombreux problèmes dans ces résidences, notamment le manque d''entretien et de nettoyage, et des coupures d''électricité à une heure précoce de la nuit dans certains cas", a expliqué Amani. "La raison en est que les propriétaires cherchent des profits rapides au moindre coût, sans tenir compte de la situation des étudiants ni du respect de leur droit à disposer d''un logement décent."
Monia Ghanmi (Magharebia)
Photo: Monia Ghanmi





Fayza Ahmed - تعالى وشوف
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