Les diplômés de Tunisie au premier Salon de l'emploi



Plus de 8 000 jeunes Tunisiens ont participé au premier salon national de l''emploi destiné à aider les jeunes diplômés de l''université. Des candidats plein d''espoir se sont retrouvés au palais des expositions de Tunis pour ce salon de cinq jours qui s''est terminé samedi 2 octobre.
Plusieurs dizaines de sociétés travaillant dans le domaine des télécommunications, des médias, de l''industrie, du commerce, de la banque et de l''assurance participaient à ce salon, organisé par le ministère de l''Emploi pour répondre aux aspirations de ces jeunes.
L''une de ces candidates, Hayet Rabhi, âgée de 25 ans, était venue d''une ville du nord au Palais des expositions pour tenter de convaincre des employeurs potentiels de lui proposer un emploi.
Après cinq années de travail acharné, et malgré la situation difficile de sa famille, Hayet a récemment décroché un diplôme en ingénierie des médias. Elle est venue à ce salon armée de copies de son CV, de ses diplômes et de documents attestant des cours de formation.Les diplômés de Tunisie au premier Salon de l''emploi

"Le facteur le plus important qui nous offre la possibilité de trouver un emploi est la manière dont notre CV est rédigé", a-t-elle expliqué.
Les portes du salon ouvraient à 10 heures. Hayet y est entrée d''un pas assuré, la tête bien droite et très sûre d''elle. N''ayant jamais connu l''échec, elle a estimé en conséquence qu''elle avait des chances de trouver un emploi.
Premier arrêt : une société de télécommunications.
"Je sais que certains postes au sein de l''entreprise requièrent de l''expérience, mais à mon sens, cela ne veut pas dire que tous doivent répondre à ce critère", a-t-elle expliqué. "Je suis donc prête à travailler pour vous pour un salaire réduit de moitié jusqu''à ce que j''ai acquis cette expérience."
La persévérance d''Hayet a poussé le dirigeant de l''entreprise à examiner son dossier.
"En cas de poste offert au sein de notre société, nous vous contacterons", lui a-t-il répondu. Mais Hayet reste sceptique.
"Je sais très bien que mon dossier sera mis à la poubelle", explique-t-elle. "Mais cela n''est pas important ; je dois lutter et m''acharner pour trouver un emploi dès que possible."
Elle se rend ensuite sur le stand d''une entreprise étrangère présente en Tunisie depuis des années. Cette société fabrique des appareils électroménagers. L''une des personnes présentes lui demande sa spécialisation et ses compétences en langues étrangères, notamment en anglais. Le responsable des embauches lui demande de se présenter en anglais. Ce qu''elle fait. Et bien.
"Les facteurs les plus importants sur la base desquels notre société opère sa sélection est la présentation, l''étendue des connaissances des candidats en langues étrangères, leurs compétences en matière de communication avec les autres, leur expérience et leur capacité à suivre des directives et à faire des projets", a expliqué le responsable des embauches à Magharebia.
Hayet poursuit sa visite dans les différentes allées du salon.
"Quarante exposants", note-t-elle. "De nombreux centres d''appels. Mais je n''aimerais pas travailler dans un domaine qui n''a rien à voir avec ma spécialisation."
Au vu de son insistance à travailler dans son domaine d''études, Hayet poursuit ses recherches d''une société prête à embaucher des ingénieurs médias.
Après toute une journée passée à parler avec des recruteurs, et à avoir même pu parler de possibilités d''entreprenariat, Hayet est repartie les mains vides et sans promesses. Dès sa sortie, elle a commencé à envisager de revoir les objectifs qu''elle s''était fixés dans ses notes durant toute ses années d''étude.
Il se pourrait bien que le moment soit venu d''élargir l''horizon et de ne pas limiter les recherches à un secteur spécifique, estime-t-elle.
Monia Ghanmi (Magharebia)

Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 29877

Pisces  (Qatar)  |Mercredi 06 Octobre 2010 à 17h 07m |           
"quarante exposants"!!! et on l'appelle salon de l'emploie... ou sont passees les banques et institutions finacieres, companies d'assurances, les societes d'exploitations, mais ou sont les organismes d'etat tel que ministeres, gouvernorats, municipalites, steg, medias... y'a pas d'embauche dans tous ces organismes?, ou bien doit en avoir une "epaule" pour y acceder.. j'espere au moins lire un article qui parlera de nombre de personnes
embauches suite a ce salon (mais pas embauches dans les centres d'appel svp)... pauvres nos diplomes...

Hadrien  (Tunisia)  |Mercredi 06 Octobre 2010 à 07h 24m |           
Un salon où on peut choisir entre l'esclavage débilisant d'un call-center et les arrière-boutiques de sociétés pour call-girl.