Juste après l''''Aïd, le gouvernement tunisien, des associations de la société civile et des représentants du patronat entameront les négociations visant à assurer la stabilité financières des deux caisses de sécurité sociale du pays.
Pour palier le déficit actuel de ces caisses, la Tunisie pourrait cependant demander à ses citoyens de travailler quelques années de plus et d''''apporter une plus grande contribution personnelle.
"Les informations dont nous disposons sur le déficit agravé des deux caisses de sécurité sociale nous incitent à envisager clairement de sauver la sécurité sociale dans notre pays", a déclaré le député Adel Chaouch. "J''''estime que reporter l''''âge de la retraite est la bonne solution pour tout le monde."
Le gouvernement suggère que l''''âge du départ en retraite passe de 60 à 62 ans d''''ici 2012. Entre 2016 et 2020, il pourra même être porté à 65 ans.
"Face au déficit qui s''''est accumulé au fil des années, les caisses de sécurité sociale n''''ont pas d''''autre choix que de repenser leurs options de manière à préserver l''''harmonie sociale", a expliqué Fethi Ayari, un spécialiste de la sécurité sociiale, à Magharebia. "Ce déficit qui se monte à 141 millions de dinars obligera les deux caisses à puiser dans leurs réserves, qui ne dureront pas au-delà de 2014", ajoute-t-il.
L''''augmentation du pourcentage des contributions sera mise en oeuvre sur trois ans. Les 5 pour cent supplémentaires pour la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) pourraient être répartis en 3 pour cent payés par l''''Etat et 2 pour cent versés par les salariés du secteur public. L''''augmentation de 3 pour cent pour la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) serait répartie en 1,8 pour cent couvert par les employeurs et 1,2 pour cent par les salariés du secteur privé.
"L''''effondrement de ces deux caisses ferait perdre à de nombreux salariés et à leurs employeurs toute couverture sociale, qui leur assure le remboursement des frais de médicaments et les indemnisations en cas de maladie ou d''''accident du travail", explique Ayari.
"Mais rallonger l''''âge de la retraite et augmenter le taux des contributions des employeurs et des salariés ne résoudra pas le problème", explique Ayari. "Il faut trouver d''''autres sources de financement. Le gouvernement, par exemple, doit s''''engager à contribuer à ces deux caisses, et collecter une taxe à la consommation qui sera entièrement consacrée à la sécurité sociale."
Sofiene Ben Farhat, politologue au quotidien d''''Etat La Presse, milite pour l''''augmentation de l''''âge de la retraite, mais pas des contributions des salariés.
"Nous devons être conscients du fait que l''''espérance moyenne de vie en Tunisie atteindra 78 ans à l''''horizon 2025, et se couplera à un nombre accrû de jeunes sans emploi. Cela provoquera une brèche dans l''''équilibre des caisses sociales ; moins de contributeurs et une durée de vie plus longue pour les retraités", a expliqué Farhat.
Par ailleurs, Mokhtar Ben Ahmed, un ouvrier syndiqué proche de la retraite, a mis en garde contre le fait qu''''augmenter les contributions des employeurs et des employés pourrait en fait aggraver la situation.
"Les petites entreprises souffrent déjà des effets de la crise financière mondiale. Le pouvoir d''''achat des Tunisiens s''''effondre. Toute charge supplémentaire ne pourra, dans ces conditions, qu''''être préjudiciable aux deux", a-t-il expliqué.
Mejda Ben Fradj, une salariée dans la cinquantaine, demande que les autorités "revoient les critères d''''extension de l''''âge de la retraite, parce que se fonder sur le seul allongement de l''''espérance de vie n''''est pas suffisant".
"L''''espérance de vie peut varier d''''une profession à une autre", explique Ben Fradj. "Je ne pense pas que l''''espérance de vie des travailleurs dépasse un jour celle des médecins ou des professeurs d''''université."
Jamel Arfaoui ( Magharebia )

Pour palier le déficit actuel de ces caisses, la Tunisie pourrait cependant demander à ses citoyens de travailler quelques années de plus et d''''apporter une plus grande contribution personnelle.
"Les informations dont nous disposons sur le déficit agravé des deux caisses de sécurité sociale nous incitent à envisager clairement de sauver la sécurité sociale dans notre pays", a déclaré le député Adel Chaouch. "J''''estime que reporter l''''âge de la retraite est la bonne solution pour tout le monde."
Le gouvernement suggère que l''''âge du départ en retraite passe de 60 à 62 ans d''''ici 2012. Entre 2016 et 2020, il pourra même être porté à 65 ans.
"Face au déficit qui s''''est accumulé au fil des années, les caisses de sécurité sociale n''''ont pas d''''autre choix que de repenser leurs options de manière à préserver l''''harmonie sociale", a expliqué Fethi Ayari, un spécialiste de la sécurité sociiale, à Magharebia. "Ce déficit qui se monte à 141 millions de dinars obligera les deux caisses à puiser dans leurs réserves, qui ne dureront pas au-delà de 2014", ajoute-t-il.
L''''augmentation du pourcentage des contributions sera mise en oeuvre sur trois ans. Les 5 pour cent supplémentaires pour la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) pourraient être répartis en 3 pour cent payés par l''''Etat et 2 pour cent versés par les salariés du secteur public. L''''augmentation de 3 pour cent pour la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) serait répartie en 1,8 pour cent couvert par les employeurs et 1,2 pour cent par les salariés du secteur privé.
"L''''effondrement de ces deux caisses ferait perdre à de nombreux salariés et à leurs employeurs toute couverture sociale, qui leur assure le remboursement des frais de médicaments et les indemnisations en cas de maladie ou d''''accident du travail", explique Ayari.
"Mais rallonger l''''âge de la retraite et augmenter le taux des contributions des employeurs et des salariés ne résoudra pas le problème", explique Ayari. "Il faut trouver d''''autres sources de financement. Le gouvernement, par exemple, doit s''''engager à contribuer à ces deux caisses, et collecter une taxe à la consommation qui sera entièrement consacrée à la sécurité sociale."
Sofiene Ben Farhat, politologue au quotidien d''''Etat La Presse, milite pour l''''augmentation de l''''âge de la retraite, mais pas des contributions des salariés.
"Nous devons être conscients du fait que l''''espérance moyenne de vie en Tunisie atteindra 78 ans à l''''horizon 2025, et se couplera à un nombre accrû de jeunes sans emploi. Cela provoquera une brèche dans l''''équilibre des caisses sociales ; moins de contributeurs et une durée de vie plus longue pour les retraités", a expliqué Farhat.
Par ailleurs, Mokhtar Ben Ahmed, un ouvrier syndiqué proche de la retraite, a mis en garde contre le fait qu''''augmenter les contributions des employeurs et des employés pourrait en fait aggraver la situation.
"Les petites entreprises souffrent déjà des effets de la crise financière mondiale. Le pouvoir d''''achat des Tunisiens s''''effondre. Toute charge supplémentaire ne pourra, dans ces conditions, qu''''être préjudiciable aux deux", a-t-il expliqué.
Mejda Ben Fradj, une salariée dans la cinquantaine, demande que les autorités "revoient les critères d''''extension de l''''âge de la retraite, parce que se fonder sur le seul allongement de l''''espérance de vie n''''est pas suffisant".
"L''''espérance de vie peut varier d''''une profession à une autre", explique Ben Fradj. "Je ne pense pas que l''''espérance de vie des travailleurs dépasse un jour celle des médecins ou des professeurs d''''université."
Jamel Arfaoui ( Magharebia )






Fayza Ahmed - تعالى وشوف
Commentaires
20 de 20 commentaires pour l'article 29536