Le pic de la saison touristique coïncide cette année avec le début du Ramadan, ce que les professionnels du tourisme en Tunisie considèrent comme une opportunité.
Ils espèrent transformer ce qui aurait pu être considéré comme un obstacle en circonstance favorable, qui permettrait de drainer davantage de touristes dans le pays.
Le Ministère tunisien du Tourisme a commencé à préparer cet événement il y a quelques mois, en adoptant un certain nombre de mesures qui protègeront ce secteur - le plus grand générateur de devises dans le pays.

"Les visiteurs européens ont un à-priori négatif sur le tourisme au cours du Ramadan", explique Mohamed Berguaoui, spécialiste du tourisme. "La plupart d'entre eux pensent que les magasins sont généralement fermés et que les gens se montrent dans leur majorité désoeuvrés et feignants. Mais ce n'est pas vrai. Les bureaux publics sont tous ouverts, et c'est aussi le cas des boutiques".
Bergaoui suggère que pendant le Ramadan, "la vieille ville puisse se tranformer en attraction, pour que les touristes puissent s'imprégner du mode de vie tunisien pendant ce mois, au cours duquel les gens se couchent généralement tard et des festivals attirent des artistes du plus haut niveau".
Le tourisme représente environ sept pour cent du produit intérieur brut et crée environ 400 000 emplois. Près de sept millions de touristes ont visité le pays l'année dernière, 40% d'entre eux venaient de Libye et d'Algérie.
Pour attirer les visiteurs pendant le Ramadan, Slim Tlatli, Ministre du Tourisme, prévoit un programme ambitieux : événements divertissants en soirée, ouverture des boutiques et des restaurants, mise à disposition de voitures de location dans les lieux fréquentés par les touristes, mise en place de navettes en circulation entre les hôtels et les mosquées pour les prières des Tarawih.
Jamil Zagudan, manager d'un magazine consacré au tourisme, remarque que la Tunisie est riche en attractions religieuses et en mosquées résumant l'Histoire de la Tunisie, et toutes brillamment mises en valeur pendant le Ramadan.
"C'est une occasion en or d'inviter les touristes à connaître cela", ajoute-t-il.
"Pourquoi ne pas inviter les touristes non-musulmans au jeûne, même pour un seul jour ? Pourquoi ne pas encourager les tunisiens à accueillir ces visiteurs dans leurs foyers, pour qu'ils en apprennent davantage sur notre culture, nos traditions et notre cuisine durant ce mois ? C'est là l'essence du dialogue culturel", affirme-t-il.
Ilyes Msallem, responsable du tourisme national dans la ville historique de Kairouan, note qu'environ 76 000 algériens ont passé le Ramadan en Tunisie ; et que 80% d'entre eux se trouvaient à Kairouan, où ils se sont livrés à la prière des Tarawih dans l'ancienne mosquée "Oqba Ben Nafe."
Meryam ben Abdallah, responsable de marketing de l'un des hôtels, dit que les travailleurs du secteur touristique ont tiré les leçons l'année dernière de leur expérience vécue au cours du Ramadan.
"Au cours de ce mois, tout a changé, en termes d'heures de travail, d'horaires de restauration et de menus", dit-elle à Magharebia.
Certains touristes étrangers affirment être intéressés à l'idée de visiter la Tunisie pendant le mois sacré.
"Je pense que je vais revenir au Ramadan, si je le peux, afin de découvrir votre cuisine spécifique durant ce mois", dit Henri Paston, un touriste français, à Magharebia. "Je prévois également de profiter de votre musique soufie, dont on m'a dit qu'elle était très répandue pendant le Ramadan".
Son amie Simone Tawlier, qui se prépare à rentrer chez elle à l'issue d'une semaine passée en Tunisie, pense aussi à programmer ses vacances annuelles afin qu'elles concordent, l'année prochaine, avec le Ramadan.
"Certains amis m'ont dit que les gens étaient plus calmes et plus généreux", dit-elle.
Jamel Arfaoui (Magharebia)
Photo: Jamel Arfaoui
Ils espèrent transformer ce qui aurait pu être considéré comme un obstacle en circonstance favorable, qui permettrait de drainer davantage de touristes dans le pays.
Le Ministère tunisien du Tourisme a commencé à préparer cet événement il y a quelques mois, en adoptant un certain nombre de mesures qui protègeront ce secteur - le plus grand générateur de devises dans le pays.

"Les visiteurs européens ont un à-priori négatif sur le tourisme au cours du Ramadan", explique Mohamed Berguaoui, spécialiste du tourisme. "La plupart d'entre eux pensent que les magasins sont généralement fermés et que les gens se montrent dans leur majorité désoeuvrés et feignants. Mais ce n'est pas vrai. Les bureaux publics sont tous ouverts, et c'est aussi le cas des boutiques".
Bergaoui suggère que pendant le Ramadan, "la vieille ville puisse se tranformer en attraction, pour que les touristes puissent s'imprégner du mode de vie tunisien pendant ce mois, au cours duquel les gens se couchent généralement tard et des festivals attirent des artistes du plus haut niveau".
Le tourisme représente environ sept pour cent du produit intérieur brut et crée environ 400 000 emplois. Près de sept millions de touristes ont visité le pays l'année dernière, 40% d'entre eux venaient de Libye et d'Algérie.
Pour attirer les visiteurs pendant le Ramadan, Slim Tlatli, Ministre du Tourisme, prévoit un programme ambitieux : événements divertissants en soirée, ouverture des boutiques et des restaurants, mise à disposition de voitures de location dans les lieux fréquentés par les touristes, mise en place de navettes en circulation entre les hôtels et les mosquées pour les prières des Tarawih.
Jamil Zagudan, manager d'un magazine consacré au tourisme, remarque que la Tunisie est riche en attractions religieuses et en mosquées résumant l'Histoire de la Tunisie, et toutes brillamment mises en valeur pendant le Ramadan.
"C'est une occasion en or d'inviter les touristes à connaître cela", ajoute-t-il.
"Pourquoi ne pas inviter les touristes non-musulmans au jeûne, même pour un seul jour ? Pourquoi ne pas encourager les tunisiens à accueillir ces visiteurs dans leurs foyers, pour qu'ils en apprennent davantage sur notre culture, nos traditions et notre cuisine durant ce mois ? C'est là l'essence du dialogue culturel", affirme-t-il.
Ilyes Msallem, responsable du tourisme national dans la ville historique de Kairouan, note qu'environ 76 000 algériens ont passé le Ramadan en Tunisie ; et que 80% d'entre eux se trouvaient à Kairouan, où ils se sont livrés à la prière des Tarawih dans l'ancienne mosquée "Oqba Ben Nafe."
Meryam ben Abdallah, responsable de marketing de l'un des hôtels, dit que les travailleurs du secteur touristique ont tiré les leçons l'année dernière de leur expérience vécue au cours du Ramadan.
"Au cours de ce mois, tout a changé, en termes d'heures de travail, d'horaires de restauration et de menus", dit-elle à Magharebia.
Certains touristes étrangers affirment être intéressés à l'idée de visiter la Tunisie pendant le mois sacré.
"Je pense que je vais revenir au Ramadan, si je le peux, afin de découvrir votre cuisine spécifique durant ce mois", dit Henri Paston, un touriste français, à Magharebia. "Je prévois également de profiter de votre musique soufie, dont on m'a dit qu'elle était très répandue pendant le Ramadan".
Son amie Simone Tawlier, qui se prépare à rentrer chez elle à l'issue d'une semaine passée en Tunisie, pense aussi à programmer ses vacances annuelles afin qu'elles concordent, l'année prochaine, avec le Ramadan.
"Certains amis m'ont dit que les gens étaient plus calmes et plus généreux", dit-elle.
Jamel Arfaoui (Magharebia)
Photo: Jamel Arfaoui





Fayza Ahmed - تعالى وشوف
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