Si un projet de loi innovateur parvient à remporter l''approbation des législateurs après la vacances d''été, les couples tunisiens en crise pourraient bientôt éviter le divorce en faisant appel à des médiateurs officiels.
Si le mari et l''épouse en conflit y consentent, le projet de loi annoncé le 8 juillet par le Conseil des Ministres autorisera le Juge des Affaires Familiales à faire appel à un "tiers" neutre, ou "médiateur familial", pour aider "les époux à régler leurs mésententes, afin de préserver les liens familiaux et de protéger au mieux les intérêts des enfants".
Avec plus de 10 000 divorces l''année dernière en Tunisie, les familles, les Tribunaux et les responsables s''accordent sur la nécessité de trouver un nouveau remède susceptible d''enrayer l''épidémie.
"Le divorce en Tunisie est devenu un sport national", observe Lamia Yakoubi, mariée et mère de deux enfants.
Raoudha Seibi, Parlementaire, déclare au sujet de la proposition de la création de l''institution Ombudsman que "recourir à un médiateur familial est l''une des possibilités à notre disposition pour tenter de prévenir la rupture définitive des relations entre époux".
Le médiateur est comme un "analyste psychologique", qui "se mettra en quête des liens pouvant être restructurés et réunis afin de faire revivre une relation qui s''émousse ou de rétablir une relation basée sur des choses positives", explique le législateur. "Sans tenir compte de la position de l''institution de la famille, le bien-être familial, s''il existe, aide à garantir celui des générations futures".
"Un divorce réussi est préférable à un mariage raté", dit Seibi, ajoutant, toutefois, que "cette règle s''écroule si il y a des enfants".
Afin d''assurer de plus grandes chances de réussite et d''efficacité à ce programme de médiation, "le Ministère des Affaires Sociales assumera une telle mission sous ordonnance du Tribunal et de ses contrôleurs, au vu de l''expérience que les cadres de telles structures ont acquises dans le secteur du travail psychologique et social de terrain", dit le communiqué du Cabinet.
En août dernier, une étude conduite par le Ministère tunisien des Femmes, de la Famille et des Personnes Agées indiquait que plus de 50% du nombre total de demandes de divorce en Tunisie relevaient de la responsabilité de l''épouse.
L''idée d''un médiateur conjugal remporte le soutien des tunisiens.
"L''Islam encourage l''implication d''un tiers pour mettre un terme aux conflits entre époux", remarque Hasna Sayari, mariée et mère de quatre enfants.
Nessrine Dridi, jeune femme célibataire, souligne "la nécessité du retour à un arbitrage familial dans toutes les disputes matrimoniales, avant que ces affaires ne soient menées devant les Tribunaux".
Mahir al-Kalbusi, père d''une petite fille, pense que "la médiation est très importante entre les époux dans le cas où il y ait un conflit, si toutefois le médiateur se montre neutre, juste, et conscient de ce qu''est la vie familiale".
"Je pense que cette nouvelle institution peut jouer un rôle, en particulier parce qu''il comprendra des experts et des spécialistes."
Jamel Arfaoui ( Magharebia)
Si le mari et l''épouse en conflit y consentent, le projet de loi annoncé le 8 juillet par le Conseil des Ministres autorisera le Juge des Affaires Familiales à faire appel à un "tiers" neutre, ou "médiateur familial", pour aider "les époux à régler leurs mésententes, afin de préserver les liens familiaux et de protéger au mieux les intérêts des enfants".
Avec plus de 10 000 divorces l''année dernière en Tunisie, les familles, les Tribunaux et les responsables s''accordent sur la nécessité de trouver un nouveau remède susceptible d''enrayer l''épidémie.
"Le divorce en Tunisie est devenu un sport national", observe Lamia Yakoubi, mariée et mère de deux enfants.
Raoudha Seibi, Parlementaire, déclare au sujet de la proposition de la création de l''institution Ombudsman que "recourir à un médiateur familial est l''une des possibilités à notre disposition pour tenter de prévenir la rupture définitive des relations entre époux".

Le médiateur est comme un "analyste psychologique", qui "se mettra en quête des liens pouvant être restructurés et réunis afin de faire revivre une relation qui s''émousse ou de rétablir une relation basée sur des choses positives", explique le législateur. "Sans tenir compte de la position de l''institution de la famille, le bien-être familial, s''il existe, aide à garantir celui des générations futures".
"Un divorce réussi est préférable à un mariage raté", dit Seibi, ajoutant, toutefois, que "cette règle s''écroule si il y a des enfants".
Afin d''assurer de plus grandes chances de réussite et d''efficacité à ce programme de médiation, "le Ministère des Affaires Sociales assumera une telle mission sous ordonnance du Tribunal et de ses contrôleurs, au vu de l''expérience que les cadres de telles structures ont acquises dans le secteur du travail psychologique et social de terrain", dit le communiqué du Cabinet.
En août dernier, une étude conduite par le Ministère tunisien des Femmes, de la Famille et des Personnes Agées indiquait que plus de 50% du nombre total de demandes de divorce en Tunisie relevaient de la responsabilité de l''épouse.
L''idée d''un médiateur conjugal remporte le soutien des tunisiens.
"L''Islam encourage l''implication d''un tiers pour mettre un terme aux conflits entre époux", remarque Hasna Sayari, mariée et mère de quatre enfants.
Nessrine Dridi, jeune femme célibataire, souligne "la nécessité du retour à un arbitrage familial dans toutes les disputes matrimoniales, avant que ces affaires ne soient menées devant les Tribunaux".
Mahir al-Kalbusi, père d''une petite fille, pense que "la médiation est très importante entre les époux dans le cas où il y ait un conflit, si toutefois le médiateur se montre neutre, juste, et conscient de ce qu''est la vie familiale".
"Je pense que cette nouvelle institution peut jouer un rôle, en particulier parce qu''il comprendra des experts et des spécialistes."
Jamel Arfaoui ( Magharebia)





Houyam Younes - ما بالهو
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