Pour que les femmes arabes puissent être des partenaires essentielles dans les initiatives de développement durable, elles doivent être aidées par tous les secteurs de la société en tant qu''éléments actifs de la vie publique, a conclu le forum de la jeunesse panarabe mercredi 7 juillet à Hammamet.
Quelque 37 jeunes hommes et femmes des Etats membres de l''Organisation des femmes arabes (OFA) ont participé au 3ème Programme du dialogue de la jeunesse arabe sur les femmes. Les discussions ont porté sur les valeurs du dialogue, le soutien à la symbiose intellectuelle entre les jeunes Arabes, l''approfondissement des connaissances sur les questions des femmes, le soutien aux contributions des jeunes et le développement d''une sensibilisation au rôle des femmes dans le développement.
"Ce dialogue est une opportunité... de discuter des moyens de faire avancer les préoccupations arabes en général et les questions des femmes en particulier", a déclaré le ministre tunisien de la Jeunesse et des Sports Sabir Abidi lors de la cérémonie d''ouverture de ce forum le 1er juillet.
Pour sa part, Faouzi Ben Yahia, représentant du ministère tunisien des Femmes, de la Famille et des Personnes âgées, a déclaré que "le dialogue de la jeunesse arabe est le programme le plus important jamais lancé par l''OFA, dans la mesure où il a pour objectif d''activer le rôle des jeunes en tant que ressource humaine et important segment de la société, en favorisant la condition des femmes arabes."
Les participants ont parlé de la réalité de la situation des femmes dans de nombreux pays arabes, concluant que nombreux sont encore les stéréotypes sur le rôle ou le statut des femmes, qui entraînent des inégalités.
De plus, les femmes dans de nombreuses sociétés n''ont pas encore acquis les compétences qui les aideraient à démontrer leur valeur et leurs capacités, et les autorités manquent encore de connaissances sur la réalité de la condition des femmes.
"Certains pays arabes considèrent encore que le rôle des femmes ne saurait dépasser le mariage et la maternité", a déclaré la Libyenne Hanine Mahdi à Magharebia. "Cela empêche les femmes de bénéficier de tous leurs droits, comme l''éducation, le travail et la liberté."
En Libye, explique-t-elle, "bien que des occasions aient été données aux femmes de participer à la vie publique, certaines habitudes et traditions perdurent qui enchaînent les femmes et limitent leur participation aux côtés des hommes au-delà des tâches ménagères", ajoute-t-elle.
Mahdi cite un rapport de Freedom House publié en début d''année qui affirme que les femmes libyennes souffrent d''une culture tribale dans une société très conservatrice dominée par un régime oligarchique. Malgré les appels répétés du dirigeant Moammar Kadhafi en faveur de l''égalité des droits entre les hommes et les femmes, de nombreux hommes continuent de s''opposer à ces mesures.
"C''est une fausse impression que de nombreux citoyens arabes ont encore, selon lequels les appels à la défense des droits des femmes et à l''égalité avec les hommes renforceront la liberté des femmes et saperont les valeurs traditionnelles de la famille arabe", explique l''Algérien Mohamed Amziane Borghel.
"Cela relève de l''exclusion et de la marginalisation des femmes", ajoute-t-il. "Par exemple, les propriétaires d''entreprises dans certains pays arabes préfèrent embaucher des hommes, quels que soient les critères de compétences. Même si les femmes travaillent, elles sont généralement confinées à des tâches administratives et sont absentes des postes de décision ou de responsabilité politique."
Selon les chiffres du ministère tunisien des Femmes publiés en mars dernier, la participation des femmes à la vie politique est encore faible, et leur présence au parlement ne dépasse pas 5 pour cent, bien qu''elles représentent 50 pour cent de la population dans les pays arabes.
Mazen Abdullah, originaire de Bahreïn, attribue cette absence à la faible autonomisation politique des femmes arabes. "Cela tient au fait que certains partis ne font pas figurer les femmes aux rangs de leurs priorités lors des élections. Même si des femmes sont élues dans certains cas, les votes sont en grande partie minoritaires et favorisent les hommes."
Pour le Marocain Azzeddine Amarni, "de nombreux accords et plusieurs législations concernant le statut des femmes, dont la plus importante est la Convention sur l''élimination de toute forme de discrimination envers les femmes (CEDAW), ont été ratifiés. De plus, on constate une augmentation du nombre d''organisations non gouvernementales travaillant à la défense des questions féminines dans le monde arabe. Cela montre un désir toujours croissant de permettre aux femmes de participer à la vie publique."
Les participants au forum d''Hammamet ont également discuté du rôle des médias dans la sensibilisation des femmes à défendre leurs droits et à obtenir de nouvelles opportunités. Par des programmes novateurs, les femmes peuvent être informées des nouvelles évolutions dans le domaine des sciences et des connaissances, et obtenir l''expérience nécessaire pour s''intégrer dans les processus de développement de leurs sociétés.
Le programme du dialogue arabe intervient durant la présidence tunisienne de l''OFA et dans le cadre des efforts visant à renforcer les activités liées aux questions de la jeunesse, en préparation de l''Année internationale de la jeunesse qui débutera officiellement le 12 août.
Ce dialogue intervient également en préparation à la troisième conférence de l''OFA que la Tunisie accueillera en octobre 2010 sur le sujet "Femmes arabes : partenaires essentielles du processus de développement".
Tous les pays arabes, à l''exception du Qatar et de l''Arabie Saoudite, ont participé à ce dialogue.
Monia Ghanmi (Magharebia)
Quelque 37 jeunes hommes et femmes des Etats membres de l''Organisation des femmes arabes (OFA) ont participé au 3ème Programme du dialogue de la jeunesse arabe sur les femmes. Les discussions ont porté sur les valeurs du dialogue, le soutien à la symbiose intellectuelle entre les jeunes Arabes, l''approfondissement des connaissances sur les questions des femmes, le soutien aux contributions des jeunes et le développement d''une sensibilisation au rôle des femmes dans le développement.
"Ce dialogue est une opportunité... de discuter des moyens de faire avancer les préoccupations arabes en général et les questions des femmes en particulier", a déclaré le ministre tunisien de la Jeunesse et des Sports Sabir Abidi lors de la cérémonie d''ouverture de ce forum le 1er juillet.
Pour sa part, Faouzi Ben Yahia, représentant du ministère tunisien des Femmes, de la Famille et des Personnes âgées, a déclaré que "le dialogue de la jeunesse arabe est le programme le plus important jamais lancé par l''OFA, dans la mesure où il a pour objectif d''activer le rôle des jeunes en tant que ressource humaine et important segment de la société, en favorisant la condition des femmes arabes."
Les participants ont parlé de la réalité de la situation des femmes dans de nombreux pays arabes, concluant que nombreux sont encore les stéréotypes sur le rôle ou le statut des femmes, qui entraînent des inégalités.
De plus, les femmes dans de nombreuses sociétés n''ont pas encore acquis les compétences qui les aideraient à démontrer leur valeur et leurs capacités, et les autorités manquent encore de connaissances sur la réalité de la condition des femmes.
"Certains pays arabes considèrent encore que le rôle des femmes ne saurait dépasser le mariage et la maternité", a déclaré la Libyenne Hanine Mahdi à Magharebia. "Cela empêche les femmes de bénéficier de tous leurs droits, comme l''éducation, le travail et la liberté."
En Libye, explique-t-elle, "bien que des occasions aient été données aux femmes de participer à la vie publique, certaines habitudes et traditions perdurent qui enchaînent les femmes et limitent leur participation aux côtés des hommes au-delà des tâches ménagères", ajoute-t-elle.
Mahdi cite un rapport de Freedom House publié en début d''année qui affirme que les femmes libyennes souffrent d''une culture tribale dans une société très conservatrice dominée par un régime oligarchique. Malgré les appels répétés du dirigeant Moammar Kadhafi en faveur de l''égalité des droits entre les hommes et les femmes, de nombreux hommes continuent de s''opposer à ces mesures.
"C''est une fausse impression que de nombreux citoyens arabes ont encore, selon lequels les appels à la défense des droits des femmes et à l''égalité avec les hommes renforceront la liberté des femmes et saperont les valeurs traditionnelles de la famille arabe", explique l''Algérien Mohamed Amziane Borghel.
"Cela relève de l''exclusion et de la marginalisation des femmes", ajoute-t-il. "Par exemple, les propriétaires d''entreprises dans certains pays arabes préfèrent embaucher des hommes, quels que soient les critères de compétences. Même si les femmes travaillent, elles sont généralement confinées à des tâches administratives et sont absentes des postes de décision ou de responsabilité politique."
Selon les chiffres du ministère tunisien des Femmes publiés en mars dernier, la participation des femmes à la vie politique est encore faible, et leur présence au parlement ne dépasse pas 5 pour cent, bien qu''elles représentent 50 pour cent de la population dans les pays arabes.
Mazen Abdullah, originaire de Bahreïn, attribue cette absence à la faible autonomisation politique des femmes arabes. "Cela tient au fait que certains partis ne font pas figurer les femmes aux rangs de leurs priorités lors des élections. Même si des femmes sont élues dans certains cas, les votes sont en grande partie minoritaires et favorisent les hommes."
Pour le Marocain Azzeddine Amarni, "de nombreux accords et plusieurs législations concernant le statut des femmes, dont la plus importante est la Convention sur l''élimination de toute forme de discrimination envers les femmes (CEDAW), ont été ratifiés. De plus, on constate une augmentation du nombre d''organisations non gouvernementales travaillant à la défense des questions féminines dans le monde arabe. Cela montre un désir toujours croissant de permettre aux femmes de participer à la vie publique."
Les participants au forum d''Hammamet ont également discuté du rôle des médias dans la sensibilisation des femmes à défendre leurs droits et à obtenir de nouvelles opportunités. Par des programmes novateurs, les femmes peuvent être informées des nouvelles évolutions dans le domaine des sciences et des connaissances, et obtenir l''expérience nécessaire pour s''intégrer dans les processus de développement de leurs sociétés.
Le programme du dialogue arabe intervient durant la présidence tunisienne de l''OFA et dans le cadre des efforts visant à renforcer les activités liées aux questions de la jeunesse, en préparation de l''Année internationale de la jeunesse qui débutera officiellement le 12 août.
Ce dialogue intervient également en préparation à la troisième conférence de l''OFA que la Tunisie accueillera en octobre 2010 sur le sujet "Femmes arabes : partenaires essentielles du processus de développement".
Tous les pays arabes, à l''exception du Qatar et de l''Arabie Saoudite, ont participé à ce dialogue.
Monia Ghanmi (Magharebia)





Houyam Younes - ما بالهو
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